❖ Tuer les messagers
D'abord ils sont venus pour Assange ... Comme le dit Caitlin Johnstone, l'Empire est une insulte permanente à notre intelligence & il survit grâce à l'ignorance de ses citoyens qu'il entretient
L'empire survit grâce à l'ignorance de ses citoyens. Plus nous devenons stupides, racistes, crédules & facilement distraits, plus il peut mettre en œuvre des programmes néfastes & funestes.
Trois articles
1 - Tuer le messager pour tuer le message : Pourquoi la détention de Nasser Al-Lahham par Israël va au-delà de la liberté de la presse - Rima Najjar
2 - Incitation au meurtre - Tarik Cyril Amar
3 - L'Empire est une insulte permanente à notre intelligence - Caitlin Johnstone
1- Tuer le messager pour tuer le message : Pourquoi la détention de Nasser Al-Lahham par Israël va au-delà de la liberté de la presse
Par Rima Najjar, le 10 juillet 2025, Counter Currents
La détention de Nasser Al-Lahham dépasse la question de la liberté de la presse
Le journalisme palestinien ne se résume pas à un combat pour la visibilité, c'est aussi une archive indestructible de la survie, qui survivra à l'occupation avide de le réduire au silence
Avant l'aube du 7 juillet 2025, les forces israéliennes ont fait irruption au domicile de Nasser Al Lahham à Bethléem, journaliste chevronné, rédacteur en chef de Ma'an News et directeur du bureau palestinien d'Al Mayadeen. Emmené de force de son appartement sans aucune accusation, il fait désormais partie des dizaines de professionnels des médias palestiniens placés en détention administrative. Mais Al Lahham n'est pas un journaliste ordinaire. Depuis des décennies, son travail rend compte du pouls de la résistance palestinienne. Israël cherche aujourd'hui à faire taire ce souffle de vérités qui dérange l'État sioniste génocidaire.
Il n'y parviendra pas.
Son arrestation n'est pas un acte isolé. Elle s'inscrit dans le cadre d'une campagne calculée visant à éradiquer complètement le journalisme palestinien.
Depuis 2023, Israël mène une offensive de grande envergure contre les journalistes à Gaza, en Cisjordanie et au-delà. Le bilan est effroyable : 217 reporters ont été tués rien qu'à Gaza, dont beaucoup portaient des gilets de presse et étaient en plein direct. Farah Omar et Rabih Al Maamari, d'Al Mayadeen, ont été assassinés lors d'une frappe de précision dans le sud du Liban. Shireen Abu Akleh, Ghufran Warasneh, Fadel Shana'a... leurs noms remplissent les cimetières et les requêtes judiciaires. Ce ne sont pas des tragédies. C'est une politique. (Voir la guerre d'Israël contre les journalistes palestiniens dans la liste des journalistes tués pendant le conflit israélo-palestinien, une compilation d'incidents sur plusieurs décennies.)
Le droit international est sans équivoque. Les journalistes sont des civils au sens de l'article 79 des Conventions de Genève. Les résolutions de l'ONU exigent la protection de la presse. Pourtant, en Palestine, ces garanties s'effondrent à l'image des salles de rédaction bombardées qu'elles étaient censées protéger. Les bureaux des médias sont rasés, les tentes de la presse bombardées, des chaînes comme Al Jazeera et Al Aqsa TV purement et simplement interdites. L'objectif n'est pas seulement de détruire les infrastructures, mais aussi d'effacer tout le récit palestinien lui-même.
Alors, vers qui les journalistes palestiniens peuvent-ils se tourner ? Certainement pas vers l'Autorité palestinienne. Fragmentée géographiquement et liée par la coordination sécuritaire avec Israël, l'AP n'a ni la capacité ni la volonté politique de les défendre. Les journalistes de Gaza travaillent en état de siège et les voix en exil sont étouffées.
Des groupes de la société civile tels qu'Al-Haq, Addameer, Samidoun et le Centre palestinien pour les droits de l'homme se battent depuis des lustres pour documenter les abus et faire avancer la justice. Aujourd'hui, eux aussi sont pris pour cibles. Israël les qualifie d'"organisations terroristes", ferme leurs bureaux, emprisonne leur personnel et criminalise leurs réseaux de solidarité à l'étranger.
Cette attaque découle de la peur d'Israël. La résistance armée palestinienne, malgré des chances infimes, a ébranlé les prétentions d'invincibilité militaire d'Israël. Parallèlement, la solidarité mondiale s'amplifie autour des voix palestiniennes. C'est pourquoi la répression redouble d'intensité. Israël ne se contente pas de supprimer les faits, il fabrique un mythe : celui d'une domination incontestable, du silence palestinien, d'un conflit sans témoins.
Mais les archives ne brûleront pas.
Dans les tribunaux, les campus et les mouvements transnationaux, un nouveau cadre prend forme. Les organisations palestiniennes recadrent la destruction des médias comme une violence épistémique, c'est-à-dire une attaque systématique contre la mémoire, le savoir et la voix communautaire. Les mémoires juridiques ne se contentent plus de compter les victimes, elles exposent toute une architecture d'effacement.
Des universitaires et des militants du monde entier se rallient autour de termes tels que "apartheid épistémique" et "suppression du récit" (par exemple, refuser de croire à la validité des systèmes de connaissances autochtones, effacer l'histoire des groupes opprimés des manuels scolaires, discréditer le témoignage d'une personne en raison de sa race, de son sexe ou de sa classe sociale). Il ne s'agit pas seulement de concepts académiques, mais d'appels à l'action dans une lutte pour la souveraineté épistémique : le droit d'un peuple à préserver et à proclamer ses vérités.
Même au sein de l'ONU, des évolutions majeures sont en cours. La Commission d'enquête 2025 a accusé Israël de tenter "d'effacer la mémoire culturelle palestinienne". Des rapporteurs spéciaux ont averti que la destruction d'archives, d'écoles et de médias équivaut à une extermination culturelle. Le langage de la violence épistémique n'est pas encore entré dans la doctrine internationale, mais les vannes sont en train de s'ouvrir.
Ce moment exige plus que des appels à la liberté de la presse. Il exige que les journalistes, les poètes et les archivistes soient reconnus comme les défenseurs de première ligne de la survie collective. Il exige que la violence épistémique soit dénoncée, condamnée et poursuivie. Et il doit insister, sans faiblir : si le droit international ne protège pas ceux qui disent la vérité en Palestine, alors la conscience mondiale doit s'exprimer à travers eux, à travers leurs paroles, à travers leurs médias.
Wesley Lowery, journaliste lauréat du prix Pulitzer, a écrit un livre intitulé They Can't Kill Us All (Ils ne peuvent pas tous nous tuer), popularisant cette phrase, une phrase qui émerge de la douleur et de la rage et affirme le refus d'être intimidé par la violence systémique.
La résistance palestinienne à l'effacement ne s'arrête pas aux arrestations ou aux assassinats. Elle vit dans tous les acteurs qui continuent à filmer, à écrire, à enseigner... Ils ne peuvent pas tous nous tuer. Les archives sont là, bien vivantes. Et leurs gardiens ne sollicitent plus la permission.
Rima Najjar est une Palestinienne dont la famille paternelle est originaire du village dépeuplé de force de Lifta, dans la banlieue ouest de Jérusalem, et la famille maternelle d'Ijzim, au sud de Haïfa. Elle est militante, chercheuse et professeure de littérature anglaise à la retraite à l'université Al-Quds, en Cisjordanie occupée.
Initialement publié sur Medium
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2- Incitation au meurtre
L'attaque américaine contre Francesca Albanese est encore pire qu'il n'y paraît.
Par Tarik Cyril Amar, le 10 juillet 2025, Blog Personnel
Parfois – en réalité très souvent –, le comportement des "élites" dirigeantes occidentales (si l'on peut employer ce terme) est tellement absurde et vicieux qu'il en est littéralement stupéfiant. Au point qu'il en devient presque impossible pour une personne sensée et moralement intègre d'appréhender pleinement tous les aspects d'une nouvelle dépravation.
Au contraire, si vous êtes encore à peu près normal dans cet Occident gouverné par des criminels et des pervers notoires, leurs performances incessantes de dépravation vous laissent avec un sentiment étourdissant de "Que vient-il de se passer, encore une fois ?". Et une fois que vous vous êtes remis de ce choc, vous ne pouvez pas vous débarrasser complètement du sentiment effrayant que vous ne pourrez jamais rattraper "leur" production constante et, encore une fois littéralement, illimitée de nouveaux maux.
Rien de tout cela n'est abstrait. Au contraire, les exemples concrets abondent. Récemment, par exemple, nous avons vu Benjamin Netanyahou, génocidaire en chef israélien et fugitif au regard du droit international, nommer publiquement Donald Trump, co-auteur du génocide, pour le prix Nobel de la paix.
Avec sa meute, ce même Donald Trump, qui occupe bien sûr également la fonction de président de l'État voyou le plus puissant (hélas !) de la planète, a tenté d'effacer purement et simplement le souvenir du scandale des abus sexuels (au moins) et du chantage politique d'Epstein. Probablement – comme nous le savons tous – parce que lui-même et nombre de ses donateurs étaient pris au piège de cette opération israélienne visant à contrôler les "élites" occidentales et à priver les populations occidentales du dernier et misérable droit de regard qu'elles avaient encore sur leur propre pays.
Pendant ce temps, au Royaume-Uni, ceux qui s'opposent au génocide de Gaza perpétré par Israël et l'Occident sont brutalement réprimés en tant que "terroristes", tandis que la ministre Lisa Nandy conspire littéralement avec les diplomates israéliens pour rendre la BBC, déjà outrageusement pro-sioniste, encore plus pro-sioniste.
Et puis, pratiquement au même moment, les États-Unis ont lancé une attaque massive et clairement criminelle contre la rapporteure spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese. C'est peut-être le cas qui illustre indéniablement le caractère singulier et stupéfiant des atrocités et des outrages commis par l'Occident.
En substance, les États-Unis ont sanctionné Mme Albanese comme si elle était une criminelle, voire une terroriste. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé que Mme Albanese, une autorité internationalement reconnue en matière de droits humains et de droit international, menait une "campagne de guerre politique et économique contre les États-Unis et Israël". Rubio l'a notamment accusée d'avoir soutenu la poursuite des dirigeants israéliens – qui sont en réalité des auteurs de génocide, également coupables de tous les autres crimes possibles, des crimes de guerre aux crimes contre l'humanité, en passant par l'apartheid et le nettoyage ethnique – par la Cour pénale internationale, un autre organisme soumis à de lourdes sanctions de la part des États-Unis.
Selon la logique absurde de Rubio, qui est bien sûr identique à celle des criminels israéliens, cela équivaut à de l'"antisémitisme". Pour couronner le tout, Rubio a ajouté que les activités d'Albanese menaçaient la "souveraineté" des États-Unis.
Ne perdons pas de temps. Non, il n'est ni nécessaire, ni juste, ni intellectuellement sain de prendre au sérieux ces allégations américaines, dans le sens où il ne serait pas utile d'entrer dans les détails pour expliquer pourquoi elles sont des mensonges dérangés. Si Rubio et les autres trumpistes cherchent quelqu'un qui détruit la « souveraineté » des États-Unis, alors le type que le président américain a l'habitude de faire asseoir sur sa chaise comme un garçon de café pourrait être un très bon point de départ. Et Netanyahou ne serait évidemment qu'une petite partie désagréable d'un ensemble beaucoup plus vaste appelé Israël et son lobby en Amérique.
Ce qui se passe réellement ici est évident : Albanese est une critique et une opposante de premier plan au génocide israélien. Les États-Unis et leurs vassaux occidentaux sont, au mieux, complices ou, plus réalistement, coauteurs de ce génocide. Aucun État occidental, en revanche, ne remplit ses obligations légales claires en vertu de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948 et du Statut de Rome de 1998 (pour être honnête, les États-Unis ont toujours été assez ignobles pour ne même pas signer ce dernier, mais cela ne change rien au fait qu'ils sont signataires de la Convention sur le génocide) : à savoir, non seulement ne pas commettre le crime de génocide, mais aussi le prévenir et punir ses auteurs.
La conclusion des États-Unis à partir de ce qui précède, fidèle à leur habitude, est de persécuter Francesca Albanese. C'est littéralement les criminels qui s'en prennent au shérif. Parce qu'ils le peuvent. Pour la nation la plus odieuse et la plus malveillante de toutes, les États-Unis, avec leur fidèle acolyte Israël, auteur de massacres, croient que la force fait le droit. Le reste – les règles, les valeurs, etc. – n'est que pure hypocrisie.
Rien de tout cela n'est surprenant ni, ne vous y trompez pas, nouveau : non, ce n'est pas simplement du "trumpisme", c'est l'américanisme tel qu'il existe réellement, depuis très, très longtemps. Demandez aux Amérindiens qui ont été exterminés non seulement par une violence sanglante, mais aussi par une succession d'accords non respectés. Demandez, plus récemment, aux Irakiens ou aux Libyens, par exemple. Ce que les trumpistes ont ajouté, c'est simplement une note particulière d'arrogance : s'en prendre à Albanese comme si elle était une terroriste tout en continuant non seulement à faire de la lèche au führer génocidaire d'Israël, mais aussi à un véritable terroriste invétéré, la marionnette décapitatricecoupeuse de têtes et pogromiste actuellement au pouvoir en Syrie – c'est presque un Gesamtkunstwerk (ndr : en allemand dans le texte, œuvre d’art totale) de l'américanisme tel qu'il existe réellement. Ou peut-être une Gestalt (personnage, apparence, visage) du mal et des mensonges d'une pureté satanique
De même, l'attaque contre Albanese – bien qu'il s'agisse d'un nouveau paroxysme – s'inscrit dans une longue tradition de harcèlement à son encontre ainsi qu'à l'encontre d'autres opposants au génocide occidental-israélien, et pas seulement aux États-Unis, bien sûr. En Allemagne, Albanese a été traitée comme une extrémiste dangereuse à qui il ne faut pas permettre de s'exprimer en public. Aux États-Unis, les efforts visant à faire taire Albanese ont une longue histoire. D'autres détracteurs d'Israël et de ses crimes ont été victimes d'une guerre juridique massive, des deux côtés de l'Atlantique. Plus récemment, le journaliste allemand Hüsein Dogru et sa femme enceinte ont également été terrorisés par des sanctions illégales de l'UE qui visent ni plus ni moins à le ruiner financièrement.
La raison : ses reportages sur les manifestations contre la complicité allemande dans le génocide de Gaza, qui ont été absurdement réinterprétés comme déstabilisant l'Allemagne et – roulement de tambour – faisant le jeu de la Russie. Selon cette "logique", toute critique d'une politique occidentale peut désormais entraîner des sanctions punitives (sans aucune procédure judiciaire, simplement par décision bureaucratique, façon Kafka) visant à détruire l'existence d'un individu.
Tout ce qui précède est toutefois évident. En effet, c'est d'une évidence stupéfiante au sens mentionné au début de ce texte : cela saisit l'esprit, pour ainsi dire. On reste figé, comme si l'on méditait sur un mandala pervers et impie. Pourtant, il semble y avoir un aspect de l'attaque contre Albanese qui reçoit trop peu d'attention, bien qu'il soit sans égal dans sa cruauté.
Considérez que les Israéliens ont une longue histoire non seulement de diffamation et de discrédit de l'ONU, de ses bureaux et de ses représentants, mais aussi de meurtres délibérés à grande échelle. À sa honte éternelle, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a trahi son propre personnel courageux en n'osant jamais dire ce que le monde sait : les centaines de membres du personnel de l'ONU, en particulier de l'UNRWA, tués à Gaza depuis octobre 2023 ont été les victimes d'une campagne israélienne visant à détruire l'UNRWA, dernière bouée de sauvetage pour les victimes palestiniennes. Une campagne qui s'inscrit dans le cadre de l'utilisation par Israël de la famine comme une arme supplémentaire de génocide. Sa conclusion "logique" a été le remplacement de l'UNRWA par des escadrons de la mort mercenaires, coopérant avec l'armée israélienne tout aussi meurtrière, de la soi-disant Fondation humanitaire de Gaza, laquelle est financée, bien évidemment, par Israël.
Si des centaines d'employés de l'ONU ont été massacrés dans le cadre du génocide israélien à Gaza, n'oublions pas qu'Israël a une longue tradition d'assassinats d'officiers de l'ONU, y compris les plus hauts placés : en 1948, Folke Bernadotte, médiateur et émissaire du Conseil de sécurité de l'ONU, a été assassiné par l'organisation terroriste Lehi (alias Stern Gang). Ses membres ont bénéficié d'une amnistie générale en 1949. Plus tard, l'un des dirigeants du Lehi est devenu Premier ministre israélien (un autre, bien sûr, avait dirigé l'Irgoun, une autre organisation terroriste sioniste), et une décoration militaire a également été nommée en son honneur.
En résumé, Israël a une fière tradition d'assassinat de représentants de l'ONU. Il a également une longue tradition d'impunité dans ce domaine – comme dans tous les autres – en matière de criminalité. Dans ce contexte, il est impossible que Rubio, Trump et d'autres responsables américains aient manqué un fait simple : non seulement ils ont attaqué Albanese avec des poursuites pénales, mais ils ont également signalé à Israël qu'ils ne verraient pas d'inconvénient à ce que les criminels israéliens aillent plus loin et assassinent également ce représentant de l'ONU.
Telle est la dure réalité : la punition infligée à Albanese pour s'être opposée au génocide n'est pas "simplement" un harcèlement massif, mais une menace de mort très réelle. Ou, pour être plus précis, un encouragement implicite à Israël, un État assassin fondé par des auteurs de nettoyage ethnique et des terroristes, à mettre à exécution la menace de mort qui pèse déjà sur Albanese. Et Trump et ses sbires le savent.
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3- L'Empire est une insulte permanente à notre intelligence
Par Caitlin Johnstone, le 10 juillet 2025, Blog Personnel
Les États-Unis ont imposé des sanctions à Francesca Albanese, rapporteure spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, pour avoir utilisé sa position afin de s'opposer au génocide le plus documenté de l'histoire.
Dans le même temps, les États-Unis ont retiré le groupe syrien HTS, affilié à Al-Qaïda, de leur liste des organisations terroristes désignées, car son chef a réussi à mener à bien le changement de régime à Damas que l'empire occidental poursuivait depuis des années.
Dans le même temps, le Royaume-Uni a ajouté le groupe militant non violent contre le génocide Palestine Action à sa liste des organisations terroristes interdites pour s'être opposé à l'holocauste de Gaza.
Dans le même temps, le Premier ministre israélien qui mène cet holocauste a proposé la candidature au prix Nobel de la paix du président américain qui l'assiste dans la perpétration de ces atrocités génocidaires. (ndr : voir aussi l'article proposé sur ce blog avant hier)
Dans le même temps, Israël a maintenu son interdiction d'entrée à Gaza à tous les journalistes étrangers, tout en arrêtant le journaliste israélien qui a contribué à dénoncer les responsables de l'armée israélienne ayant monté de toutes pièces une propagande mensongère sur des bébés brûlés le 7 octobre.
Dans le même temps, l'administration Trump a provoqué la colère de ses partisans MAGA en concluant que Jeffrey Epstein n'avait aucune liste de clients pour une quelconque opération de chantage sexuel et s'était bel et bien suicidé.
L'empire occidental n'est qu'une insulte permanente à notre intelligence. Les défenseurs de la paix sont des terroristes, les architectes du génocide méritent des prix pour la paix, les journalistes sont dangereux et Epstein n'était qu'un riche mondain qui a commis quelques erreurs.
Ils s'efforcent de faire tout ce qu'ils peuvent pour nous rendre stupides à travers la propagande, le contrôle de l'information via la Silicon Valley et les systèmes scolaires endoctrinants, puis nous traitent comme des crétins pour le reste de notre vie.
L'empire survit grâce à l'ignorance de ses citoyens. Plus nous devenons stupides, racistes, crédules et facilement distraits, plus l'empire peut mettre en œuvre des programmes néfastes et funestes. Nous assistons aujourd'hui à un génocide diffusé en direct sous nos yeux depuis près de deux ans, tout en étant quotidiennement abreuvés des mensonges les plus grotesques qui soient.
Comme l'a dit Aaron Bushnell, c'est ce que notre classe dirigeante a décidé d'imposer comme normal.
Le travail de Caitlin Johnstone est entièrement financé par ses lecteurs, aussi, si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager, à la suivre sur Facebook, Twitter, Soundcloud, YouTube, ou à jeter un peu d'argent dans son pot à pourboires sur Ko-fi, Patreon ou Paypal. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez acheter ses livres. Le meilleur moyen d'être sûr de voir ce qu'elle publie est de s'inscrire à la liste de diffusion sur son site Web ou sur Substack, ce qui vous permettra d'être averti par courriel de tout ce qu'elle publie.Pour plus d'informations sur qui elle est, sa position et ce qu'elle essaie de faire avec sa plateforme, cliquez ici. Tous les ouvrages sont coécrits avec son mari américain Tim Foley.
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