👁🗨 Rencontre avec King Charles
Peu de gens savent à quel point l'histoire de la famille royale est sinistre, ou à quel point la vision de Charles pour l'avenir du Royaume-Uni - et même du monde - est tordue
1- 👁🗨 Rencontre avec King Charles, le grand réinitialisateur
✒️ Par James Corbett, le 5 mai 2023, The Corbett Report
📌 Alors que l'attention du public se porte essentiellement sur les problèmes évidents - l'inadaptation croissante de la monarchie au XXIème siècle, le gaspillage colossal des ressources du contribuable consacrées à entretenir la famille la plus riche du monde et ses multiples palais, la sombre histoire de l'esclavage et autres exactions coloniales dont sont responsables les membres de la famille royale dans un passé lointain - peu de gens savent à quel point l'histoire de la famille royale est sinistre, ou à quel point la vision de Charles pour l'avenir du Royaume-Uni - et même du monde - est tordue.
https://odysee.com/@corbettreport:0/charles:87
TRANSCRIPTION
[Fanfare royale]
Le roi de la jarretière d'armoiries David Vines White : Considérant qu'il a plu à Dieu tout-puissant d'appeler à sa miséricorde notre défunte souveraine, la reine Élisabeth II, de mémoire bénie et glorieuse, par le décès de laquelle la couronne du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord revient exclusivement et légitimement au prince Charles Philip Arthur George.
Nous, lords spirituels et temporels de ce royaume, membres de la Chambre des communes, membres du Conseil privé de Sa Majesté, représentants des royaumes et territoires, échevins, citoyens de Londres et autres, d'une seule voix et d'un seul accord de langue et de cœur, publions et proclamons que le prince Charles Philip Arthur George est devenu, par la mort de notre défunte souveraine de glorieuse mémoire, notre seul seigneur légitime et loyal, Charles III.
SOURCE : Charles III proclaimed king in historic ceremony @BBCNews - BBC (Charles III proclamé roi lors d'une cérémonie historique)
Il est difficile d'être un être humain vivant sur la planète Terre en mai 2023 sans entendre parler, lire ou écouter des discussions sur le couronnement imminent du roi Charles.
Oui, le grand jour de Charles fait la une des journaux actuellement, et il semble que les paillettes et le glamour du couronnement à venir soient en train de contaminer les gens du monde entier avec un cas de fièvre royale.
... Enfin, peut-être pas tout le monde.
Non, tout le monde n'est pas ravi de voir le roi Charles enfiler les chaussures de sa mère... ou des mocassins incrustés de diamants, ou des cuissardes plaquées or, ou tout ce que les monarques portent pour éviter que leurs pauvres et délicats pieds royaux ne touchent la terre.
Mais alors que l'attention de la plupart des citoyens se porte sur les problèmes les plus évidents - l'inadaptation croissante de la monarchie au XXIème siècle, le gaspillage colossal des ressources du contribuable consacrées à l'entretien de la famille la plus riche du monde et de ses multiples palais, la sinistre histoire de l'esclavage et des autres abus coloniaux dont les rois d'un passé lointain sont responsables - peu d'entre eux savent à quel point l'histoire de la famille royale est sombre, ou à quel point la vision de Charles pour l'avenir du Royaume-Uni - et, en fait, du monde - est vraiment tordue.
Je suis James Corbett, du Corbett Report, et aujourd'hui, nous allons aller au-delà des gros titres et des sujets de conversation pour rencontrer le roi Charles, le grand réinitialisateur.
Chapitre 1 - Le roi Charles
Pour ceux qui ne se considèrent pas comme des "amateurs de la royauté" et qui ne connaissent du nouveau roi d'Angleterre que le bouffon qui a passé toute sa vie à attendre la mort de sa mère, le premier aperçu de ce qu'est réellement Charles est apparu dans une vidéo virale capturée lors de la cérémonie typiquement pompeuse au cours de laquelle il a été proclamé roi.
C'est là, dans l'agitation maniaque du nouveau roi, les doigts boudinés et les dents serrées, que se trouve l'incarnation parfaite de Charles Philip Arthur George Windsor, alias "Charles III".
Sa vie n'a été qu'une interminable série de séances de photos soigneusement organisées et de cérémonies d'inauguration n'ayant d'autre fonction que de ponctuer le luxe morne de son existence royale. Mais c'est dans ces moments-là que nous voyons, à travers le voile des relations publiques et de la propagande, le vrai Charles : un homme pour qui sa suite de serviteurs n'est qu'un objet, tout juste bon à assouvir ses désirs royaux et à répondre à ses exigences régaliennes.
Et des exigences, il y en a.
Les exigences quotidiennes de son Altesse Royale commencent par le laçage de ses souliers royaux et l'obligation de placer le bouchon de son bain royal dans la position exacte et de remplir la baignoire royale à moitié d'une eau précisément tiède. Le valet de chambre de Charles doit ensuite presser exactement un centimètre de dentifrice sur sa brosse à dents royale, tandis que les chefs cuisiniers royaux préparent une série d'œufs durs, qui sont numérotés en fonction de la durée de leur cuisson, de sorte que "si le prince sentait que le numéro cinq était le plus cuit, il le verrait comme le plus haut des œufs : Si le prince estime que l'œuf numéro cinq est trop baveux, il peut casser le chapeau de l'œuf numéro six ou sept".
En fait, partout où Charles voyage, il n'emmène pas seulement un large contingent de ses 124 collaborateurs - dont son majordome, deux valets de chambre, un secrétaire particulier, une dactylo, un chef cuisinier et une poignée de gardes du corps - mais il s'assure également d'emporter sa propre réserve de nourriture, composée uniquement d'ingrédients frais et bio, cultivés dans sa propre ferme biologique.
Oui, le roi Charles est plus qu'heureux d'apposer son John Hancock [NDR : sa signature royale] sur le Genetic Technology Precision Breeding Act 2023, qui (comme ses partisans seront heureux de l'expliquer) "supprime les obstacles à la recherche sur les nouvelles technologies permettant la modification génétique" en (comme ses partisans ne l'expliqueront jamais) "supprimant les garanties réglementaires de sous-classes entières d'organismes génétiquement modifiés", à la demande (surprise, surprise !) de l'industrie des OGM.
Mais ne vous attendez pas à ce qu'il approche ces aliments génétiquement modifiés de ses lèvres ! Ils ne sont pas faits pour le gosier royal, n'est-ce pas ?
Chapitre 2 - La maladie des royautés
D'une certaine manière, les membres de la famille royale n'ont pas tort lorsqu'ils affirment que le sang coulant dans leurs veines est différent de celui qui coule dans les veines des citoyens ordinaires. Comme beaucoup le savent, les familles royales d'Europe souffrent en effet d'une maladie génétique du sang, l'hémophilie, une des nombreuses tares résultant de siècles de consanguinité.
Mais, étrangement, elles ne considèrent pas leur soi-disant "sang bleu" comme un problème. Au contraire, elles adhèrent à un système de croyances tordu, selon lequel, grâce à leur "patrimoine" sanguin particulier, les membres de la famille royale méritent en fait de régner sur leurs sujets.
Pour comprendre cette vision royale du monde, il faut remonter à l'origine. Non, pas au début du règne d'Élisabeth en 1952. Ni au début de la branche anglaise de la maison "Windsor" à laquelle elle appartenait. Ni même au début du système monarchique en Angleterre.
Non, nous devons remonter au début de la monarchie elle-même.
Les anciens Égyptiens vénéraient les pharaons comme la progéniture du dieu du soleil, Râ. On disait aux Japonais que leur famille impériale descendait de la déesse du soleil, Amaterasu, et du dieu de la mer, Ryuujin. En Europe, les monarques prétendaient que Dieu lui-même leur avait directement accordé le "droit divin" de régner sur leurs sujets. En Chine, on parlait de "mandat céleste".
Oui, les anciens ont appris à croire que leurs empereurs étaient de véritables dieux. Les dynasties européennes, quant à elles, ont prospéré pendant des siècles dans l'illusion collective que ces familles avaient été spécifiquement choisies par Dieu pour régner sur leur peuple. Faut-il s'étonner qu'à un moment donné, les rois aient commencé à croire à leur propre propagande ?
Mais, comme ces proto-eugénistes l'ont vite compris, si leur sang était trop précieux pour se mêler à celui des roturiers, alors ce sang devait rester au sein de la famille. C'est ainsi qu'ont commencé des siècles de consanguinité royale qui ont abouti aux difformités, aux anomalies et aux bizarreries génétiques qui imprègnent aujourd'hui les lignées royales (l'hémophilie congénitale n'étant que l'un des exemples les plus connus). L'exemple le plus éloquent de mariage intrafamilial menant à la ruine génétique est peut-être celui des Habsbourg d'Espagne qui, après avoir régné pendant 500 ans sur de vastes étendues d'Europe, sont parvenus à s'éliminer eux-mêmes par consanguinité.
Avec cette compréhension de la philosophie proto-eugénique comme toile de fond, nous pouvons commencer à donner un sens à l'histoire millénaire de la monarchie britannique. Alfred le Grand yadda yadda yadda Henry décapitant ses femmes et fondant une église bla bla bla... La folie du roi George etc. etc. etc. Mme John Brown et ainsi de suite jusqu'à Eddie (VII, pour ceux qui suivent de près chez eux) et les intrigues qui ont donné le coup d'envoi de la Première Guerre mondiale et donné naissance au monde moderne. Vous savez, cette histoire.
Pour finir de donner un sens à cette histoire, il nous faut juste ajouter un autre élément : il s'avère que la famille royale "britannique" n'est pas très britannique du tout. La maison "Windsor" n'est devenue la maison "Windsor" qu'en 1917, après tout. Auparavant, il s'agissait de Saxe Coburg-Gotha. Mais le public britannique était un peu excédé par les Huns à cause de toute cette histoire de Première Guerre mondiale, et le nom de la maison est donc devenu "Windsor".
Le fait de noter les véritables origines de la maison "Windsor" n'est pas qu'une vulgaire insulte anti-germanique, bien sûr. Il s'agit de quelque chose d'encore plus fondamental. Ces rois - liés, on s'en souvient, par la consanguinité - avaient beaucoup plus en commun avec leurs frères et sœurs européens, cousins et oncles (mais je me répète), qu'avec les populations sur lesquelles ils étaient censés régner.
Ce contexte historique étant posé, nous pouvons comprendre, par exemple, l'affection bien documentée des Windsor pour les nazis qui prônaient l'eugénisme. D'après vous, d'où les nazis tenaient-ils leurs convictions eugénistes ? Étant donné le pedigree royal de la vision eugénique du monde, il n'est peut-être pas surprenant d'apprendre que la pseudo-science de l'eugénisme a été lancée par le récipiendaire de la médaille royale Francis Galton, lui-même issu de la célèbre (et profondément consanguine) lignée Darwin-Galton, qui s'est enorgueillie de nombreux membres estimés de la Royal Society.
Les liens manifestes entre la cour édouardienne ( VIIIème, pour ceux qui suivent l'actualité à la maison) et le régime eugéniste d'Hitler sont bien documentés. Les liens cachés sont encore plus intrigants. (Hmmm, cela me donne une idée pour un documentaire...) Mais il ne s'agit pas seulement des films de famille montrant la future reine en train de faire le salut nazi, ni des relations d'Édouard VIII avec Hitler, ni de l'amitié de longue date du roi Charles avec le prince Bernhard des Pays-Bas, officier SS non réformé (et cofondateur du Bilderberg), ni de la prédilection du prince Harry pour les jeux de rôles nazis. Plus au cœur de l'affaire, on trouve l'infâme désir du prince Philip de se réincarner en "virus particulièrement mortel" afin de contribuer au dépeuplement de la planète (une remarque qui a été vérifiée par Snopes, vous savez donc qu'elle est vraie !)
Fiona Bruce : Quels sont, selon vous, les plus grands défis en matière de conservation ?
Prince Philip : La croissance de la population humaine. De là où nous sommes, il n'y a rien d'autre.
Source : Prince Philip on what should be done about "overpopulation"
L'arrogance des membres de la famille royale ne serait pas si grave s'ils se sentaient simplement supérieurs aux roturiers, du genre "Quoi, vous toilettez vos propres sièges ?" Malheureusement, ce n'est pas le simple snobisme qui les motive, et leur grand désir n'est pas simplement d'être tenus à l'écart des roturiers. En fait, la famille royale ne se contente pas de se sentir supérieure à ses sujets, elle les déteste activement et cherche constamment à les soumettre, à les dépouiller, à les appauvrir et à les duper.
Chapitre 3 - Les faux drapeaux royaux
Il y a quelque chose de pittoresque dans le fait que des Redditors semblent découvrir pour la première fois que, loin d'être un gentil vieillard qui salue les foules et apprécie le thé et les petits biscuits dans de coquets jardins anglais, le roi Charles est en réalité l'héritier d'une fortune amassée grâce à la soumission forcée et violente d'une grande partie de la population mondiale, et au pillage de ses richesses et de ses ressources. Le fait que quelqu'un puisse être choqué par cette réalité historique témoigne de la naïveté des masses, qui ne peuvent imaginer que des psychopathes impitoyables conspirent pour amasser davantage de richesses en infligeant des souffrances au monde.
(Attendez que ces chères masses confiantes apprennent l'existence de la British East India Company, des guerres de l'opium, du génocide du Bengale, des camps de concentration des Boers, du massacre d'Amritsar, etc.)
Mais pour avoir un exemple de la perfidie avec laquelle la monarchie britannique a gouverné pendant des siècles (et qui a donné naissance au surnom de "Perfidious Albion"), il suffit de regarder l'histoire de leur domaine de prédilection : les opérations sous faux drapeau.
Comme il sied à la monarchie qui gouverne une nation connue pour sa traîtrise depuis des siècles, l'utilisation par les royaux britanniques de faux drapeaux pour obtenir le soutien de l'opinion publique à la persécution de leurs ennemis remonte elle aussi à des siècles. Pour en avoir un excellent exemple, il faut se souvenir du 5 novembre.
En dehors de la Grande-Bretagne, le "complot de la poudre" n'est connu que de manière indirecte, par le biais d'artefacts culturels, comme les références au complot contenues dans 'V pour Vendetta' et l'adoption ultérieure du masque de Guy Fawkes en tant que symbole des Anonymous. Même en Angleterre, la plupart des gens ne connaissent que la version officielle de l'histoire, celle compilée dans le "livre du roi" écrit par le roi Jacques Ier lui-même.
Selon ce récit officiel, le soir du 4 novembre 1605, Guy Fawkes a été découvert avec 36 barils de poudre à canon ainsi qu'un tas de bois et de charbon dans le sous-sol de la Chambre des Lords au Parlement, se préparant vraisemblablement à faire sauter le bâtiment. Après son arrestation, Fawkes a été amené devant le roi et, craquant sous l'interrogatoire, a finalement conduit les agents du roi aux autres conspirateurs du complot.
Il s'est avéré que le projet fou de faire sauter le Parlement réuni le 5 novembre avait été mis au point par les Jésuites et exécuté par un groupe de catholiques anglais provinciaux enragés ! Le roi Jacques a alors pris la sage précaution de sévir contre les catholiques en Angleterre, s'assurant ainsi que la trahison catholique ne menacerait plus jamais le royaume.
Bien entendu, cette histoire - comme une grande partie de l'histoire écrite par les vainqueurs - est une véritable foutaise. Des livres entiers pourraient être écrits sur ce complot, sur ce que nous en savons réellement et sur la manière dont la version officielle a été élaborée... et au moins un livre l'a fait ! Il s'agit de 'The Gunpowder Plot' (Le complot de la poudre à canon), écrit par Hugh Ross Williamson et publié en 1952.
Les personnes intéressées par l'histoire complète sont vivement encouragées à lire le récit de Williamson. Bien que l'on ne connaisse probablement jamais toute la vérité sur ce complot - noyé dans une mer de documents falsifiés, de preuves trafiquées et de secrets officiels - nous pouvons affirmer avec certitude que l'histoire officielle a été construite à partir de témoignages de torture et d'aveux falsifiés, que les espions du roi étaient probablement impliqués à tous les niveaux du complot, que la bande de boucs émissaires qui a finalement été blâmée pour toute l'affaire ne pouvait pas l'avoir perpétrée par elle-même et, surtout, qu'elle a fourni au roi Jacques l'excuse parfaite pour sévir contre les catholiques exactement comme il l'avait souhaité.
En d'autres termes, Guy Fawkes n'était probablement ni le terroriste catholique radical que la cour du roi Jacques a fait de lui, ni le héros anti-autoritaire en croisade que 'V for Vendetta' et 'Anonymous' prétendent qu'il est, mais plutôt un pigeon, une dupe ou une taupe dont la monarchie s'est servie comme d'une excuse commode pour promulguer de nouvelles lois draconiennes réprimant les opposants au roi.
Vous l'aurez compris.
Mais les coups sous fausse bannière de la monarchie britannique ne s'arrêtent pas là !
Les spectateurs de mon documentaire Conspiracy savent déjà le rôle central joué par le roi Édouard VII et son épouse haïssant l'Allemagne, dans la création de la "Triple Entente" entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie qui a ouvert la voie à la "Grande" guerre contre les Huns. Vous vous souviendrez probablement aussi du récit qu'a fait Edward Mandell House, le conspirateur de la Première Guerre mondiale, au sujet de sa surprenante conversation avec le successeur d'Édouard VII, le roi George V, le matin du 7 mai 1915. Comme House le raconte dans ses Intimate Papers, les deux hommes "en sont venus à parler, étrangement, de la probabilité que l'Allemagne coule un paquebot transatlantique". Et encore plus "par hasard", House rapporte que George demanda précisément ce qui se passerait si les Huns "coulaient le Lusitania avec des passagers américains à bord". Plus tard le même jour, le Lusitania fut coulé, et l'opinion publique américaine se tourna résolument contre l'Allemagne, préparant la voie à l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés de la Grande-Bretagne.
Une coïncidence, assurément.
"Mais c'est de l'histoire ancienne", diront certains. "Je veux dire, oui, les Britanniques sont responsables d'avoir soutenu et permis à la famille royale saoudienne de commencer son règne brutal sur la péninsule arabique et (comme je l'ai documenté dans 'False Flags : The Secret History of Al Qaeda'), le soutien et la collusion des Britanniques avec les Frères musulmans et les radicaux wahhabites ont donné naissance à l'ère moderne du terrorisme sous faux drapeau ... mais qu'est-ce que cela a à voir avec le roi Charles ?".
Voilà une bonne question. Peut-être qu'un journaliste intrépide posera la question du don d'un million de livres qu'il a reçu de la famille Ben Laden au nouveau roi ?
Ou peut-être pourrait-il poser une question sur la remarquable clairvoyance de la princesse Diana, qui l'a prévenue de sa propre mort aux mains de ... . [nom caviardé]
Narrateur : En octobre 1996, dans une lettre à son majordome, la princesse Diana exprime sa crainte de mourir dans un accident de voiture et que ce ne soit pas un accident.
Actrice (Dans le rôle de la princesse Diana) : Aujourd'hui, en octobre, je suis assise à mon bureau et j'ai envie que quelqu'un me prenne dans ses bras et m'encourage à rester forte et à garder la tête haute. Cette phase particulière de ma vie est la plus dangereuse. X prévoit un accident dans ma voiture. Défaillance des freins et grave blessure à la tête [...].
Source : What Really Happened On The Night Of Diana & Dodi's Crash? | Diana: The Inquest | Real Royalty
Compte tenu de la participation de la famille royale à des événements sous fausse bannière dans le passé, il n'est peut-être pas surprenant que le président du Forum économique mondial, Klaus Schwab, ait invité Son Altesse Royale le prince de Galles à inaugurer The Great Reset, la grande tentative mondiale d'utiliser la crise générée par l'épidémie pour transformer complètement le monde et instituer de nouveaux paradigmes de gouvernance et de contrôle social.
Charles : Nous avons une occasion en or de tirer quelque chose de bon de cette crise. Ses ondes de choc sans précédent pourraient bien rendre les gens plus réceptifs aux grandes visions du changement. Nos crises mondiales, telles que les pandémies et le changement climatique, ne connaissent pas de frontières et soulignent à quel point nous sommes interdépendants en tant que peuple partageant une même planète.
[...]
Alors que nous passons de la phase de sauvetage à la phase de rétablissement, nous disposons d'une occasion unique, mais qui s'amenuise rapidement, de tirer des enseignements et de nous remettre sur une voie plus durable. C'est une occasion que nous n'avons jamais eue auparavant et que nous n'aurons peut-être plus jamais. Nous devons donc utiliser tous les leviers dont nous disposons, en sachant que chacun d'entre nous a un rôle vital à jouer".
Source : Prince Charles Says Pandemic a Chance to 'Think Big and Act Now’
Oui, il n'est pas surprenant de voir ce porte-parole royal apparaître dans l'événement "false flag" le plus marquant de notre époque, prônant une révision complète de notre économie, de notre mode de vie et même du contrat social entre les citoyens et leur gouvernement sur la base d'une "crise" synthétique et construite.
Mais si seulement son implication dans les événements sous fausse bannière était le plus grand des soucis du roi Charles...
Chapitre 4 - Le problème de pédophilie des Windsor
Si seulement le plus grand tort du nouveau roi était d'être né dans une famille obsédée par l'eugénisme.
Si seulement il était le bienfaiteur innocent de la tricherie, de l'escroquerie, de l'extorsion, du vol et du pillage de ses ancêtres.
Si seulement son pire péché était son hypocrisie climatique ridicule, sa campagne pour la Grande Réinitialisation de Klaus Schwab ou sa tentative de masquer les vaches.
S'il n'était qu'un tyran ordinaire, un psychopathe qui prend son pied en torturant et en tuant les autres.
Malheureusement pour nous tous, c'est bien pire que cela.
Présentatrice : Les rapports sur le comportement inhabituel de Savile dans les cercles royaux sont apparus au moment où l'on apprenait qu'il avait joué un rôle surprise en tant que conseiller du prince Charles et de la princesse Diana pendant leurs difficultés conjugales et que le prince Charles lui avait demandé de l'aide pour soigner l'image de Sarah Ferguson.
Source : Jimmy Savile: 'licked young women's arms' on Palace visits
Le public a eu un aperçu de ce qui se passe réellement derrière les portes closes du château de la famille royale lorsque le scandale Jimmy Savile a été révélé pour la première fois il y a dix ans. Si vous êtes capable de vous replonger dans les jours innocents de 2012, vous vous souviendrez peut-être qu'à l'époque, l'existence de réseaux pédophiles de haut vol (et a fortiori de réseaux pédophiles nécrophiles de haut vol) relevait de la folie conspirationniste la plus totale.
Vous vous souviendrez peut-être aussi que la relation de la famille royale avec Savile était certainement "problématique" (pour utiliser le jargon des enfants). Mais, compte tenu de ce que le public savait à l'époque, elle n'était pas nécessairement plus problématique que l'implication de toutes les autres personnes qui s'étaient acoquinées avec le monstrueux pédophile au cours de sa carrière.
Certes, la reine avait adoubé Savile en 1990, et de nombreuses photographies montraient qu'il était très proche de Charles. Mais il fallait peut-être s'attendre à ce qu'il soit fait chevalier, étant donné qu'il avait apparemment consacré une grande partie de sa vie à des œuvres caritatives et qu'il s'était fait de nombreux amis très en vue au cours de sa carrière.
En fait, les premières questions difficiles sur qui savait quoi et quand à propos de Savile ont été posées à la BBC, qui était certainement au courant des allégations plusieurs décennies avant la mort de cet abuseur répugnant.
Jon Snow : L'une des choses qui m'a vraiment intéressé, c'est votre point de vue sur Jimmy Savile et votre connaissance à l'époque de ce qui se passait.
John Lydon : Oui. Malheureusement, je pense que nous savions tous - que nous appelons "les gens" - ce qui se passait à la BBC.
Snow : Aussi terrible que ce que nous savons aujourd'hui ?
Lydon : Oui, nous savions. Nous savions tous.
Source : John Lydon on Jimmy Savile and BBC
Mais au fil des ans, la routine "qui aurait pu savoir ?" utilisée par les défenseurs des Windsor est devenue de plus en plus insupportable. Il y a d'abord eu la révélation que Savile était si proche de la famille royale qu'il a failli devenir le parrain du prince Harry. Puis il y a eu les rapports de plus en plus accablants sur l'amitié personnelle de Savile avec Charles, qui ont culminé avec la publication, au début de cette année, de lettres prouvant que l'actuel roi d'Angleterre demandait régulièrement l'avis de Savile sur des questions politiques sensibles
Alison Bellamy : Il ne s'agit pas seulement de deux personnes - vous savez, il ne s'agit pas seulement de trois ou quatre personnes. Il y en a des tonnes, des dossiers !
Alison Bellamy [Lecture d'une lettre du prince Charles à Jimmy Savile] : 22 décembre 1989. Je me demande si vous seriez prêt à rencontrer ma belle-sœur, la duchesse d'York ? Je ne peux m'empêcher de penser que cela lui serait extrêmement utile. J'ai l'impression qu'elle aurait besoin d'un peu de votre bon sens.
Présentateur : 54 minutes après avoir décollé sans avertissement ni signal de détresse, l'avion de ligne a commencé à se désintégrer au-dessus de Lockerbie.
Alison Bellamy : 27 janvier 1989. Un mois après la catastrophe de Lockerbie. Jimmy donne des conseils de relations publiques à la famille royale sur la façon de réagir publiquement en cas d'incident majeur en Grande-Bretagne.
Le Prince Andrew : Je suppose que, statistiquement, quelque chose comme ça doit arriver à un moment ou à un autre. Mais bien sûr, cela n'affecte la communauté que de façon très limitée.
Alison Bellamy [Lecture de la lettre] : Jimmy conseille que la reine soit informée à l'avance de toute action proposée par les membres de la famille. Jimmy suggère qu'il y ait un coordinateur qui soit une personne spéciale avec une expérience considérable dans ce domaine. Il doit y avoir une salle des incidents avec plusieurs lignes téléphoniques indépendantes, un télétex, etc.
Alison Bellamy : Je veux dire que Jimmy leur donne des conseils sur la façon de procéder. Ce qu'ils doivent faire. Comment ils doivent agir. Ce qu'ils doivent dire. Devraient-ils dire quoi que ce soit ?
Charles dit alors à Jimmy : "Je joins une copie de mon mémo sur les désastres, qui reprend vos arguments, et je l'ai montré à mon père qui l'a montré à sa majesté."
Jimmy avait renvoyé à Charles un manuel en cinq parties intitulé "Guidelines for members of the Royal Family and their staffs" (Lignes directrices pour les membres de la famille royale et leur personnel). Jimmy semble être une sorte de conseiller en chef officieux du prince de Galles.
Source : Jimmy Savile: A British Horror Story
Et pour couronner le tout, Savile a lui-même admis, mal à l'aise, que le titre de chevalier l'avait "dédouané" de ses fautes passées.
Sans surprise, la famille royale n'a jamais eu à répondre de quelque manière que ce soit à l'indignation publique suscitée par ces rapports. Aucun journaliste désireux de conserver son poste n'osera jamais faire pression sur Charles à ce sujet et, comme les crimes de Savile n'ont été révélés qu'après sa mort, les membres de la famille royale ont toujours pu se retrancher derrière le "déni plausible" selon lequel ils ne savaient pas ce que faisait Sir Jimmy. Ils n'ont même pas eu besoin de lancer une procédure officielle pour déchoir Savile de son titre de chevalier car, comme il s'avère, cet honneur "expire automatiquement à la mort d'une personne".
Mais, comme je l'ai dit, le scandale Savile a éclaté à une époque révolue, il y a dix ans, lorsque le concept de réseaux pédophiles politiques relevait encore du domaine des podcasts conspirationnistes. Tout a changé, bien sûr, lorsque l'histoire d'Epstein a finalement fait irruption dans la conscience publique en 2019.
Et qui s'est retrouvé au cœur de ce scandale ?
Oui, c'est bien le prince Andrew. Le frère du roi actuel et le huitième héritier du trône britannique. Un homme si manifestement lubrique que, pendant des décennies, les tabloïds britanniques se sont moqués de lui en l'appelant "Randy Andy". Un homme qui a littéralement dû inventer une condition scientifiquement inconnue consistant à être "incapable de transpirer" pour tenter de "prouver" que les allégations formulées à son encontre par Virginia Giuffre, victime de Jeffrey Epstein, étaient fausses.
Je veux dire, oui, il y a la photo de lui avec son bras autour d'une Giuffre mineure (avec l'agent de renseignement et trafiquante sexuelle condamnée Ghislaine Maxwell en arrière-plan), mais il ne transpire pas, alors ... c'est un mensonge ?
Personne n'achète quoi que ce soit qui sorte de la bouche de Son Altesse Royale, le Prince Andrew, Duc de Dork. Après tout, on sait que quelqu'un doit avoir des problèmes de relations publiques quand même la famille royale est obligée de révoquer ses titres et ses patronages royaux pour le tenir à l'écart des projecteurs de l'opinion publique. Comme nous l'avons vu, les membres de la famille royale n'ont même pas infligé cette forme de punition rétroactive à Sir Jimmy.
Comme nous le savons tous, le public n'est plus aussi naïf qu'il l'était en 2012 et, malheureusement, la réalité cauchemardesque des réseaux de pédophiles politiques protégés est tellement acceptée comme un fait documenté qu'elle n'est plus raillée comme une histoire de conspiration. Et, à la surprise de tous ceux qui connaissent l'ignoble histoire de la famille royale, la maison de Windsor a été impliquée dans deux des scandales de pédophilie les plus médiatisés de l'histoire récente. . . . Oh, attendez, plutôt trois.
Voici donc une question rhétorique pour vous : à votre avis, qui, dans les médias dominants contrôlés, osera jamais remettre ce sujet sur le tapis maintenant que le prince Charles est officiellement le roi Charles ?
Conclusion
En réalisant cette vidéo, j'ai l'impression de dire à un enfant, d'un seul bloc, que le Père Noël n'existe pas, que le lapin de Pâques est un canular et que la petite souris n'est autre que sa maman.
Mais, en réalité, c'est pire que cela. Il s'agit de dire à des adultes que le Père Noël n'existe pas, que le lapin de Pâques est un canular et que la petite souris n'est que leur mère, et d'être tourné en ridicule comme un fou marginal pour l'avoir fait.
Ce n'est pas la première fois que j'essaie d'ouvrir les yeux sur ce sujet. En 2015, j'ai pris note de la folie absolue qui s'est emparée des médias mondiaux à l'annonce de la naissance de la princesse Charlotte, en écrivant :
Alors, qui est si fou de ce bébé royal ? Sûrement personne qui connaisse la véritable histoire du règne des "Windsor", un règne marqué par les dizaines de millions de vies perdues dans les Première et Seconde Guerres mondiales (dans lesquelles la famille royale avait un grand degré de culpabilité), la collaboration étroite avec les banksters qui nous ont amenés au bord de la prochaine grande dépression, la formation de la "relation spéciale" anglo-américaine en commun avec des eugénistes américains comme Teddy Roosevelt, le soutien et la protection des pédophiles (dont Jimmy Savile n'était que la pointe la plus visible d'un très grand iceberg), l'assassinat de Diana et toute une série d'autres atrocités qui devraient faire de cette famille l'une des plus vilipendées du "Commonwealth" sur lequel elle prétend régner. Et pourtant, les médias continuent de saluer chacune de leurs actions, de chanter leurs louanges en tant qu'institution vénérable au cœur de la société britannique, d'agir consciencieusement en tant que porte-parole des relations publiques royales en rendant compte de leurs œuvres caritatives, et de marginaliser toute discussion sur la suppression de la famille royale en la qualifiant de "populace républicaine".
Plus ça change... (en français dans l’article)
Et voilà qu'une fois de plus, l'un de ces événements royaux vient nous rappeler à quel point de nombreuses personnes sont encore fermement installées en terre normande. Après tout ce que les membres de la famille royale nous ont fait subir, il est ahurissant de constater qu'ils jouissent encore d'une telle estime.
Il est incompréhensible que cet eugéniste royal soit présenté comme le visage de la Grande Réinitialisation et qu'il fasse la leçon aux paysans sur la façon dont ils devront devenir des serfs dans la plantation néo-féodale pour le bien de notre mère la Terre, mais ce qui est encore plus décourageant, c'est qu'il y a encore beaucoup de personnes qui croient que cette famille a été choisie par Dieu lui-même afin de régner sur une nation entière (ou même sur un "commonwealth").
Vivement le jour où ce type de vidéo sera totalement inutile et où la pose d'un chapeau fantaisie sur la tête d'un octogénaire britannique pompeux n'aura aucune signification pour qui que ce soit. On peut toujours rêver...
Cet article a été publié pour la première fois dans la lettre d'information destinée aux abonnés du Corbett Report en septembre 2022.
📰 https://www.corbettreport.com/charles/
2- 👁🗨 Serez-vous à l'affût d'un éclat du plus gros diamant du monde ? Louis volera-t-il la vedette, ou les pages ?
Découvrez ce qui se passe et quand ce jour entrera dans l'histoire dans le guide pas à pas de Robert Hardman sur le couronnement du roi Charles III.

✒️ Par Robert Hardman, le 6 mai 2023, Daily Mail
📌 Certains chercheront à apercevoir la moindre petite trace de l'onction (bonne chance) ou le scintillement de la Grande Étoile d'Afrique, le plus gros diamant du monde, dans la tête du sceptre.
Les historiens et les théologiens ne sauront plus où donner de la tête. Les observateurs royaux attendront de voir qui volera la vedette. Le prince Harry ? Le prince Louis ? Les garçons de page ?
Et puis vient la musique...
Tout le monde attendra certainement ce moment extraordinaire où la couronne de saint Édouard sera abaissée et où le cri "God save the King" résonnera dans toute l'abbaye.
Quelle que soit votre intention, ce sera un jour dont nous nous souviendrons longtemps. Mais que faut-il observer et quand ?
De 5h à 6h
Si vous souhaitez observer la procession de vos propres yeux, vous constaterez que les meilleures places dans le centre de Londres ont été occupées par des campeurs assidus qui longent le Mall depuis des jours. Les autorités demandent aux gens de ne pas arriver avant 6 heures du matin, heure à laquelle les zones d'observation seront ouvertes le long du parcours. Des barrières en acier contrôlent l'accès à la zone de la procession.
Lorsque la police estimera que la zone est comble, les barrières se fermeront et les gens seront redirigés vers six zones d'observation publiques, à Green Park, St James's Park et Hyde Park. Il y en a 57 dans toute la Grande-Bretagne.
6h-7h
Les premiers invités se rendront déjà à l'abbaye de Westminster, prêts pour l'ouverture à 7h15 des nombreux contrôles de sécurité et de billets. Si vous venez en métro (St James's Park est fermé toute la journée), vous entendrez un message inhabituel intitulé "Mind the Gap", enregistré par le roi.
7h-8h
Les 2 200 invités munis d'un billet remplissent déjà l'abbaye. À 7h30, les téléspectateurs de BBC1 rejoindront Kirsty Young pour le début de sept heures et demie de couverture non-stop sur BBC1 et BBC2 (cette dernière en langue des signes).
8h-9h
Les derniers invités non VIP prendront place, même s'il reste encore des heures avant le début de la cérémonie. Tous les invités réguliers ont été priés de s'asseoir avant 9 heures.
Les téléspectateurs reconnaîtront certains des invités personnels, comme Ant et Dec ou Lionel Richie, ainsi que les représentants des comtés, les Lord-Lieutenants et un petit groupe de députés et de pairs tirés au sort (avec 50 sièges pour chaque chambre - et pas de plus).
A 8h30, les téléspectateurs d'ITV rejoindront Tom Bradby et Julie Etchingham. Ceux qui se trouveront le long du parcours seront bloqués sur place, car le parcours de la procession sera déclaré "stérile" à partir de 9 heures.
9h-10h
Les troupes chargées de délimiter les rues prennent maintenant leurs positions et seront toutes en place d'ici 9 h 40. À partir de 9h30, les téléspectateurs verront les chefs d'État, les premiers ministres (et les anciens premiers ministres britanniques) et les membres de la famille royale étrangère prendre place.
Huw Edwards sera le commentateur de la BBC à l'intérieur de l'Abbaye. Les "toilettes très limitées" à l'intérieur fermeront à 10 heures pour ne rouvrir qu'à 13h30.
10h-11h
À ce stade, tout le monde aura les yeux rivés sur les arrivées royales, en particulier celles des ducs de Sussex et d'York. Le Prince et la Princesse de Galles, accompagnés de leurs deux plus jeunes enfants, seront les derniers à entrer dans l'Abbaye avant Leurs Majestés. En tant que page du roi, le prince George fera la queue à part.
À 10 h 20 précises, le roi et la reine se mettront en route pour l'abbaye à bord du carrosse d'État du jubilé de diamant. Dernier-né des Royal Mews, un chef-d'œuvre d'ingénierie réalisé par le carrossier australien Jim Frecklington.
Véritable musée itinérant de notre histoire, il contient tout, des fragments de la pierre du destin aux morceaux de l'échelle d'alpiniste qui a aidé les conquérants de l'Everest à atteindre le sommet en 1953.
La couronne au sommet provient du navire HMS Victory et cache une "coachcam" pour une caméra de télévision en circuit fermé.
Le trajet vers l'abbaye, appelé Procession du Roi, se déroulera au pas, avec un groupe beaucoup moins nombreux que la grande cavalcade qui suivra plus tard dans la journée. Le monarque arrivera ainsi en toute humilité, la magnificence et la splendeur n'étant pas encore au rendez-vous.
Clare Balding se chargera des commentaires de la BBC. À 10 h 53 précises, le carrosse arrive à l'abbaye et le roi et la reine consort sortent pour s'aligner sur la procession royale, assistés de leurs pages qui les aideront à porter leurs robes d'État.
11h00-12h00
L'office s'ouvre sur le son traditionnel des élèves de l'école de Westminster qui, du haut du triforium, chantent et crient "Vivat Rex" et "Vivat Regina". Pour la première fois, des voix féminines se joignent à eux, puisque l'école dispose désormais d'une classe de sixième mixte.
Nous entendons l'hymne "I Was Glad" de Sir Hubert Parry (l'un des compositeurs préférés du roi) tandis que la vaste procession traverse l'abbaye. La Grande-Bretagne, ancienne et nouvelle, est présente en force. Après les hérauts juniors (poursuivants) dans leurs tabards, viennent les ordres de chevalerie et de bravoure.
Viennent ensuite les quartiers des armoiries royales (on aperçoit ici le jeune duc de Westminster) et l'étendard royal, porté par Francis Dymoke, le champion héréditaire du roi, dont la famille a participé à tous les couronnements depuis Guillaume le Conquérant.
Viennent ensuite le clergé, les hérauts et la procession des costumes. Ce dernier a pratiquement vidé la Jewel House de la Tour de Londres.
Son gardien, le brigadier Andrew Jackson, porte l'anneau, peut-être le plus petit élément d'un défilé inestimable de couronnes, de sceptres, d'épées, d'armoiries et d'éperons.
Les grands officiers d'État sont tous présents et, pour la première fois, une femme sera parmi eux : Penny Mordaunt, présidente du Conseil et porteuse de l'épée d'État. Des femmes évêques sont également présentes, officiant pour la première fois lors d'un couronnement.


Le Roi atteint sa Chaire d'Honneur, le premier des trois trônes qu'il utilisera pendant la célébration. La première voix que nous entendrons sera celle d'un enfant.
Le choriste Sam Strachan, du Chœur de la Chapelle royale, accueillera le roi au nom de tous, ce à quoi le roi répondra : "Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir". Il s'agit de l'un des quelques éléments nouveaux introduits dans un service ancré dans des rituels établis aux 10ème et 14ème siècles, auxquels s'ajoutent des éléments de l'Ancien Testament.
Le service suit ensuite les rituels traditionnels de la reconnaissance et du serment. Le serment supplémentaire promet un "environnement dans lequel les personnes de toutes les confessions et croyances peuvent vivre librement", exprimant ainsi le point de vue de longue date du roi selon lequel un monarque doit être un défenseur des "confessions".
Une leçon lue par le Premier ministre Rishi Sunak est suivie de quelque chose que l'on n'a pas vu lors d'un couronnement depuis de nombreux règnes : un sermon de l'archevêque de Canterbury.
12 h - 13 h
En fonction de la durée du discours de Justin Welby, nous atteindrons le grand moment de l'onction vers midi. À ce stade, le roi s'est installé sur son deuxième - et principal - trône, le St Edward's Chair, face à l'autel. C'est là que se trouve la seule partie de la cérémonie interdite à quiconque, même aux membres de la famille royale.
Des soldats de chaque régiment de la Household Division s'avancent en portant un paravent spécial - brodé des noms de tous les pays du Commonwealth - pour protéger le moment où l'archevêque verse de l'huile sainte sur la tête, la poitrine et les bras du roi. Il s'agit d'un moment privilégié entre le Roi et le Tout-Puissant.
Vient ensuite l'investiture, au cours de laquelle des membres de différentes communautés et confessions chrétiennes remettent au roi les insignes, un par un.
Enfin, le moment est venu. S'adressant au monarque suprême, "Roi des rois, Seigneur des seigneurs", l'archevêque soulève la couronne de saint Édouard et couronne Charles III.
L'abbaye est envahie par le 'God Save The King' (Dieu protège le roi). Des Horse Guards à la Tour de Londres, en passant par les postes de salut dans tout le pays, à Gibraltar et sur les navires en mer, des salves de 21 coups de canon seront tirées simultanément. Les cloches de l'abbaye sonnent.
Le roi est ensuite intronisé et s'installe sur son troisième siège de la journée, la Chaise du Trône. Là, il reçoit un hommage très écourté : seuls l'archevêque et le prince de Galles sont présents.
À ce moment-là, nous sommes tous invités à nous joindre à eux. C'est ce moment qui a suscité des heures de cris inutiles. Si vous ne voulez pas prêter serment d'allégeance devant votre famille et vos amis, préparez une tasse de thé.
Vient ensuite l'onction de la reine Camilla - une version allégée mais qui sera filmée - et son couronnement. Le nouvel hymne d'Andrew Lloyd Webber, Make A Joyful Noise, est à écouter. Le couple se retire ensuite dans les coulisses de la chapelle Saint-Édouard pour retirer ses couronnes et communier.
https://videos.dailymail.co.uk/preview/mol/2023/05/05/3380974751035968613/636x382_MP4_3380974751035968613.mp4
Enfin, ils se retirent à nouveau pour revêtir leur habit d'apparat. La traîne de la Reine est ornée de broderies dorées sur le thème du jardinage.
Les kremlinologues royaux vont maintenant scruter l'arrière du cortège royal à la recherche de tout signe de rapprochement, tandis que le duc de Sussex descend l'allée avant de rentrer chez lui.
13h-14h
C'est l'heure de la procession du couronnement. Le Gold State Coach, le monstre géorgien doré de style Cendrillon, est à la Grande Porte Ouest.
Les Gallois, leurs enfants et les autres membres actifs de la famille montent dans les trois carrosses qui suivent, à l'exception de la princesse royale. Elle sera à cheval avec les autres colonels de la Household Division.
Au moment où le Roi et la Reine se mettent en route, la tête du défilé est déjà en haut du Mall.
Avec toutes les unités des trois services, tous les royaumes du Commonwealth et presque toutes les nations du Commonwealth représentés, cette procession sera une pièce de collection.
Composé de huit groupes, il ne compte pas moins de 19 orchestres. Le carrosse est attendu à Buckingham Palace à 13h45, heure à laquelle le Roi et la Reine se rendent sur la West Terrace, qui donne sur la pelouse.
L'ensemble de la parade, une fois arrivée au palais, se formera à cet endroit pour un salut royal.
14h-15h
Le Roi et la Reine doivent se hâter vers l'autre côté du Palais et l'apparition obligatoire au balcon de la façade Est - toujours, nous l'espérons, en robes et couronnes.
Cette aile du palais étant encore en chantier, ils devront marcher prudemment. Peu avant 14h30, attendez-vous à voir le rideau vaciller et la porte s'ouvrir. Les membres de la famille royale sortiront. Les amateurs royaux d'anorak scruteront la file d'attente pour voir qui fera son apparition.
Enfin, selon les conditions météorologiques, ce sera le tour des troupes aéroportées des trois armées, en particulier de la RAF, emmenée par trois hélicoptères Juno et quatre autres vagues d'aéronefs à voilure tournante. Les enfants du Pays de Galles s'attendent à une grande excitation lors du passage des anciens collègues de papa.
Vient ensuite la brigade d'aéronefs à voilure fixe menée par le Battle of Britain Memorial Flight - le puissant Lancaster et une paire de Spitfires et d'Hurricanes.
Les plus rapides arrivent en dernier, suivis, bien sûr, par les Red Arrows et leur fumée rouge, blanche et bleue. Un dernier moment qui vient couronner une journée vraiment exceptionnelle.
📰 https://www.dailymail.co.uk/news/article-12052823/Full-step-step-guide-King-Charles-Coronation-procession.html
3- 👁🗨 Le roi Charles, 'parrain' d'un régiment en disgrâce
Alors que Charles accède au trône, son rôle de colonel en chef du Parachute Regiment pendant 46 ans n'est pas oublié en Irlande du Nord, où les Paras ont commis un nombre choquant de meurtres, dont certains font encore l'objet de révélations judiciaires.
✒️ Par Anne Cadwallader, le 5 mai 2023, Declassified UK

📌 Alors que certains Britanniques célèbrent l'avènement du roi Charles III - avec une image soigneusement élaborée - son statut de colonel en chef du régiment de parachutistes de l'armée britannique n'est pas oublié en Irlande du Nord, malgré la présence de Michelle O'Neill, du Sinn Fein, au couronnement.
Mme O'Neill a clairement indiqué qu'elle se rendait à l'abbaye de Westminster en sa qualité de première ministre désignée de l'exécutif de partage du pouvoir de Stormont, qui a été suspendu, et non en tant que vice-présidente de son parti républicain.
Cependant, de nombreux partisans du Sinn Fein, tout en comprenant son raisonnement - elle doit représenter les deux communautés d'Irlande du Nord - doivent être perplexes. Un récent sondage a révélé que 0 % des sympathisants de son parti sont favorables à la monarchie.
Il ne leur aura pas échappé que Charles continue d'incarner le régiment des parachutistes, dont le bilan en Irlande comprend un nombre effarant d'actes criminels, dont certains font encore l'objet de révélations judiciaires.
Il s'agit, après tout, du régiment à l'origine de la fusillade de 14 personnes en janvier 1972 lors du Bloody Sunday à Derry, qualifiée d'"injustifiée et injustifiable" par l'ancien premier ministre britannique David Cameron dans sa réponse aux conclusions du tribunal Saville.
C'est également ce régiment qui a abattu 11 autres personnes lors du "massacre de Ballymurphy", cinq mois avant le Bloody Sunday.
Une enquête menée en mai 2021 a conclu à l'innocence de toutes les victimes. Parmi elles, figuraient un prêtre qui tentait d'aider les blessés et une mère de huit enfants qui s'est vidée de son sang alors qu'elle était restée allongée des heures durant, sans assistance.
Le coroner, Mme Keegan (aujourd'hui présidente de la Cour suprême d'Irlande du Nord), a conclu : "Ce qui est très clair, c'est que toutes les personnes mortes selon cette série d'enquêtes étaient totalement innocentes de tout acte répréhensible le jour en question".
Aucune poursuite n'a abouti dans les deux cas, bien que le régiment de parachutistes ait tué à tort au moins 25 civils au cours de ces deux seules tragédies.
Le colonel en chef
Le nombre croissant d'attaques particulièrement vicieuses perpétrées par le régiment contre des membres des deux communautés en Irlande du Nord n'a pas, semble-t-il, provoqué de crise de conscience soudaine au sein de la famille royale.
Charles a été nommé colonel en chef du régiment de parachutistes en 1977, cinq ans seulement après le Bloody Sunday. Il a suivi leur formation de saut en parachute en 1978, afin de pouvoir les "regarder dans les yeux" lorsqu'ils portaient le fameux béret rouge.
Au cours des 25 dernières années, il a tenu au moins 75 réunions avec le régiment, y compris des visites en Afghanistan et en Irak, selon la Court Circular, l'agenda officiel de la monarchie.
En juillet 2010, quelques semaines après la publication du rapport Saville sur le Bloody Sunday, Charles a reçu huit hauts gradés du régiment de parachutistes à Clarence House, et le premier ministre David Cameron a fait une visite plus tard dans la journée.
Depuis la conclusion de l'enquête de Lord Saville, d'autres preuves accablantes concernant le régiment ont été révélées.
Il y a tout juste un mois, la Haute Cour de Belfast a accordé 350 000 livres sterling supplémentaires à l'État pour le waterboarding d'un homme de Belfast, Liam Holden, aux mains des Paras dans une école réquisitionnée du quartier de Shankill Road à Belfast.
Une expérience plaisante
C'est dans le quartier de Shankill, un quartier fortement protestant de la ville, que des membres du régiment ont abattu Ritchie McKinnie, un protestant père de cinq enfants, et Robert Johnston, un autre protestant, en septembre 1972 - des meurtres qui ont mis le dirigeant loyaliste Ian Paisley dans une telle colère qu'il s'est retiré des pourparlers politiques avec Londres pour exiger une enquête.
Un soldat a décrit les deux meurtres plus tard, dans un témoignage présenté au Tribunal Saville, comme "une expérience agréable qui a grandement amélioré ma position au sein du bataillon".
Ce qui est particulièrement exaspérant pour les victimes et leurs partisans en Irlande du Nord, c'est le plaisir non dissimulé que les membres du régiment de parachutistes semblaient prendre dans leurs actions.
"Nous avons bu autant de bière que nous le pouvions et nous avons eu toutes les femmes que nous pouvions. C'était absolument génial. Le rêve de tout soldat", s'est vanté un Para dans un livre écrit par le journaliste de la BBC Peter Taylor.
Innocents
La façon dont les membres du régiment ont traité le corps de Patrick Magee, enseignant stagiaire, abattu avec un ami, Frank McGuinness, par des membres du Royal Anglians alors qu'ils se réfugiaient dans l'enceinte d'une école de Belfast en avril 1972, est particulièrement horrible.
Un chauffeur d'ambulance a témoigné lors de l'enquête : "Nous avons été arrêtés devant l'école et un blessé a été traîné, pieds devant, par un membre du régiment (de parachutistes) depuis le côté de l'école, le long de la façade, et a descendu les marches, son visage heurtant chaque marche".
Ceci est corroboré par un deuxième ambulancier qui a déclaré à l'enquête : "J'ai vu des soldats traîner le corps de M. Patrick Magee en bas des marches de l'école par les jambes, ses bras étaient tendus et sa tête rebondissait sur chacune des marches".
Tous deux ont raconté à la commission d'enquête qu'un Para leur avait ordonné de traverser une zone proche fortement loyaliste où des foules hostiles s'étaient rassemblées.
Le deuxième ambulancier a raconté à la commission d'enquête qu'un Para avait levé deux doigts vers la foule, indiquant qu'ils transportaient deux patients, ce qui a provoqué une certaine "liesse" dans la foule.
L'Office de l'Irlande du Nord a admis par la suite que les deux hommes étaient innocents et qu'ils avaient été abattus par erreur. Cet organisme a admis "sans réserve" que les deux hommes se dirigeaient vers le domicile de McGuinness et qu'ils s'étaient "abrités" lorsque les tirs ont éclaté.
"J'ai eu la chance de tuer"
Le sergent Alan McVittie, un para, a abattu Harry Thornton (28 ans), un habitant de South Armagh, en août 1971, en confondant un feu de camionnette avec un coup de feu.
Des membres du régiment de parachutistes ont ensuite utilisé le crâne de la victime comme cendrier, selon leur collègue parachutiste Henry Gow (qui, sous le pseudonyme de Harry McCallion, a raconté ses exploits dans un livre paru en 1995, Killing Zone).
Lors de l'enquête sur le massacre de Ballymurphy, Gow a déclaré que les Paras de son unité organisaient des loteries pour récompenser les soldats qui "avaient tué". Le gagnant, a-t-il dit à l'enquête, "recevait la cagnotte" et utilisait l'argent pour "aller faire la bringue".
Oisin McConville, une star du football gaélique originaire du village de Crossmaglen, dans le sud de l'Armagh, a résumé l'expérience nationaliste des Paras : "S'ils étaient en ville, vous aviez peur de franchir la porte parce qu'ils étaient les pires. Ils vous battaient littéralement s'ils vous trouvaient seul. Pour être honnête, c'était permanent".
Un autre meurtre du régiment de Para qui reste gravé dans les mémoires est celui de Majella O'Hare, 12 ans, abattue d'une balle dans le dos le 14 août 1976 alors qu'elle marchait avec d'autres enfants sur un chemin de campagne du sud de l'Armagh.
Une voisine et infirmière, Alice Devlin, a déclaré que Majella avait été jetée "comme un morceau de viande" dans un hélicoptère, la tête la première, et qu'elle était morte pendant le trajet vers l'hôpital.
La " liste des victimes" ("shot list")
Le rôle du général Sir Michael Jackson à la suite du Bloody Sunday mérite une mention spéciale. À l'époque, il était adjudant, avec le grade de capitaine, du 1er bataillon des Paras.
Non content que les hommes sous son commandement aient tué 13 civils (un quatorzième est mort ultérieurement), Jackson a rédigé de sa propre main, dans la nuit qui a suivi le massacre, ce qui est devenu depuis lors la "shot list".
Cette liste, entièrement mensongère, tentait de justifier l'abattage de toutes les victimes en qualifiant les morts de "poseurs de bombe à clous", de "tireurs au pistolet" ou de "porteurs de fusils".
Jackson devint par la suite l'officier le plus haut gradé de l'armée britannique et fut photographié aux côtés de Charles à de nombreuses reprises.
Interrogé sur les erreurs de la "shot list", Jackson a déclaré qu'il ne pouvait pas "fournir d'explication. Mais je suis certain que toute erreur ou omission est le résultat d'un oubli ou d'une autre raison appropriée et innocente".
Il a ajouté : "Si l'on veut suggérer qu'il y a eu une tentative [sic] par quiconque d'aseptiser [...] une version véridique des événements, pour quelque raison que ce soit, je rejetterais catégoriquement une telle suggestion".
Soit le roi Charles n'est pas au courant de l'opinion d'un grand nombre de ceux qu'il prétend être ses sujets sur les actions du régiment de parachutistes en Irlande du Nord - auquel cas il est négligent.
Soit il est au courant et a décidé que, malgré l'ignominie dans laquelle le régiment est tenu, il conserverait l'"honneur" d'en être le colonel en chef - auquel cas il se déshonore.
Anne Cadwallader est journaliste en Irlande, au nord et au sud, depuis 40 ans. Elle a travaillé pour la BBC, RTE, The Irish Press et Reuters. Elle travaille au Pat Finucane Centre, un groupe de défense des droits de l'homme non partisan et anti-sectaire qui prône une résolution non violente du conflit en Irlande.
📰 https://declassifieduk.org/king-charles-patron-of-a-disgraced-regiment/















