❖ Les dollars du sang
Savez-vous que la plupart des entreprises américaines qui soutiennent avec véhémence l'État sioniste d'Israël sont celles qui ont aidé l'Allemagne nazie à perpétrer l'Holocauste ?
Les dollars du sang : Ces entreprises américaines qui ont aidé les nazis & qui se rangent maintenant du côté d'Israël
Savez-vous que la plupart des entreprises américaines qui soutiennent avec véhémence l'État sioniste d'Israël sont celles qui ont aidé l'Allemagne nazie à commettre l'Holocauste ?
Par Tanmoy Ibrahim, le 20 octobre 2023, East Post
De Bagdad à Beyrouth, le monde arabe est en proie à un profond ressentiment face au soutien sans équivoque de l'Occident mené par les États-Unis à l'agression du gouvernement israélien contre la bande de Gaza assiégée. Le sentiment du monde arabe a trouvé un écho dans les pays du Sud.
Si les grandes puissances mondiales comme la Russie et la Chine ont appelé à un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin à la violence catastrophique, les États-Unis continuent de rester indifférents à l'effusion de sang en cours. Le soutien des États-Unis à Israël, qui se présente sous la forme d'un soutien à la communauté juive, pue cependant l'hypocrisie à plein nez.
La plupart des entreprises américaines soutenant l'État sioniste ont collaboré par le passé avec l'Allemagne nazie et ont joué un rôle actif dans l'extermination des Juifs ou dans l'économie et le complexe militaro-industriel de ce pays.
La fluidité avec laquelle les entreprises américaines - et leurs fameux fonds "à but non lucratif" - passent de l'antisémitisme au pro-sionisme ne connaît pas de précédent dans le monde. Ces entreprises, qui avaient été des antisémites déclarés à un moment donné de l'histoire, sont désormais les alliées les plus solides du gouvernement sioniste.
L'histoire de Ford
L'antisémitisme d'Henry Ford
Henry Ford est souvent considéré comme une icône de l'esprit d'entreprise américain. Il a créé l'emblématique Ford Motor Company en 1903. Il a vivement critiqué la Première Guerre mondiale et fut l'une des principales voix antisémites aux États-Unis au début du 20ème siècle.
En 1918, Ford a racheté l'Independent, un journal moribond de Dearborn, dans le Michigan. Sous son égide, le Dearborn Independent a adopté une nouvelle tonalité à partir de janvier 1919. Ford a engagé Edwin G Pipp, rédacteur en chef du Detroit News, comme rédacteur en chef du Dearborn Independent.
Pour Ford, le Dearborn Independent était une tribune lui permettant d'amplifier ses diatribes, principalement contre les Juifs qu'il tenait pour responsables de la guerre. À cette fin, le Dearborn Independent consacrait à Ford une page éditoriale entière, baptisée "Mr. Ford's Own Page" (la page personnelle de Mr Ford), où des articles d'opinion auraient été rédigés par William J. Cameron, qui remplaça plus tard Pipp.
À partir du 22 mai 1920, le Dearborn Independent a commencé à publier une série hebdomadaire intitulée "The International Jew : The World's Problem" (La communauté juive international : Le problème du monde) en première page, sous la signature de Ford. Cette série, qui compte plus de 90 articles, était extrêmement antisémite et vilipendait les Juifs comme étant la source des problèmes des États-Unis et du monde, y compris les guerres, le bolchevisme, la révolution et l'anarchie.
Après une brève interruption en 1922 et en raison de l'immense opposition de la communauté juive et des cercles politiques américains, Ford a finalement dû fermer le Dearborn Independent en 1927.
Même si le Dearborn Independent est mort de mort naturelle en 1927, il avait déjà fait énormément de dégâts à l'époque. L'un des principaux dommages est qu'il a fourni suffisamment de munitions de propagande à un ancien caporal allemand dénommé Adolf Hitler, qui s'efforçait de bâtir sa carrière politique sur un antisémitisme extrême au début des années 1920.
La collaboration de Ford avec l'Allemagne nazie
Hitler aurait été inspiré par la diatribe antisémite de Ford à tel point qu'en tant que chef du tout nouveau parti fasciste National Socialist German Workers Party (Nazi), il a déclaré au Chicago Tribune en 1921, lorsque Ford a décidé de se présenter à la présidence, "J'aimerais pouvoir envoyer quelques-unes de mes troupes de choc à Chicago et dans d'autres grandes villes américaines pour aider (Ford)" [1].
"Ce sont les Juifs qui gouvernent les forces boursières de l'Union américaine", écrit Hitler dans son Mein Kampf deux ans plus tard. Ce livre est devenu la bible des nazis en Allemagne et Hitler y exposait ses opinions antisémites, influencées par les écrits de Ford.
"Chaque année les rend de plus en plus maîtres des producteurs d'une nation de cent vingt millions d'habitants ; seul un grand homme, Ford, à leur grande fureur, conserve encore sa pleine indépendance", écrit encore Hitler, saluant le magnat américain.
Le compagnonnage idéologique ne suffisait pas. Hitler décerna à Ford la Grand-Croix de l'Aigle allemand, la plus haute distinction du régime nazi pour les étrangers. Ford n'a pas reçu cette distinction uniquement pour son antisémitisme, c'est plutôt pour le rôle joué par la filiale allemande de la Ford Motor Company dans la construction de la machinerie de guerre allemande.
Ford a été accusé non seulement d'avoir entretenu des liens étroits avec la Wehrmacht (ministère de la défense) allemande au cours des premières années de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi d'avoir maintenu cette collaboration même après l'entrée en guerre des États-Unis.
Il a en outre été accusé d'avoir eu recours au travail forcé dans les camps de concentration dans l'usine Ford Motor, où des véhicules militaires étaient fabriqués pour donner plus de poids à l'offensive allemande.
Si la Ford Motor Company a par la suite nié les accusations de collaboration avec les nazis, même après l'entrée en guerre des États-Unis, elle n'a pas nié le recours au travail forcé, mais en a rejeté la responsabilité sur sa filiale allemande.
Toutefois, alors que le fils de Ford, Edsel Ford, s'efforçait d'éloigner l'entreprise américaine de sa filiale allemande dans la période d'après-guerre, la société n'a pas hésité à demander des compensations au nom de cette dernière.
En 1965, Ford Motor Company a même demandé une indemnisation plus élevée à la US Foreign Claims Settlement Commission pour les bombardements alliés sur ses usines et installations dans les territoires occupés par les nazis, où la production battait son plein.
Ford rejoint les sionistes
Alors qu'avant la guerre, Henry Ford était un antisémite déclaré et que son fils Edsel a collaboré avec les nazis durant la guerre, le petit-fils d'Henry Ford, Henry Ford II, est devenu un fervent défenseur de la cause sioniste après la création de l'État d'Israël sur les terres palestiniennes occupées.
À l'âge de 28 ans, Ford II est devenu président du géant de l'automobile et a dirigé l'entreprise pendant deux ans, du vivant de son grand-père, et pendant de nombreuses années encore. Sous sa direction, Ford Motor Company a été l'une des premières entreprises américaines à investir dans l'État sioniste.
Sans surprise, l'État sioniste ne s'est nullement soucié des antécédents antisémites de Ford Motor Company et de son histoire de collaboration avec les nazis.
Alors que son père poursuivait le règlement des réclamations relatives aux bombardements alliés visant les installations de Ford dans les territoires occupés par les nazis, où le travail forcé était utilisé à profusion, en particulier pour les Juifs qui attendaient leur tour pour être exterminés dans les chambres à gaz, Ford II était occupé à mettre en place l'usine d'assemblage de Ford à Nazareth, qui a finalement été inaugurée au printemps 1968.
Avant que l'usine d'assemblage Ford de Nazareth ne soit opérationnelle, Ford II a fait don de 100 000 dollars au Fonds d'urgence israélien pendant la guerre des Six Jours en 1967. Le géant de l'automobile a poursuivi ses activités en Israël entre 1968 et 1985 à partir de Nazareth, en collaboration avec son partenaire local Israeli Automobile Corp.
"Je ne crains pas de dire que j'ai été influencé en partie par le fait que l'entreprise souffre encore d'un ressentiment à l'égard de l'antisémitisme d'un passé lointain. Nous voulons surmonter cela. Mais l'essentiel, c'est que nous avions un concessionnaire prêt à ouvrir une agence pour vendre nos produits - bon sang, laissons-le faire (sic)", a écrit le Jerusalem Post en citant les explications de Ford II sur la raison pour laquelle il avait besoin de faire des affaires en Israël, au risque d'irriter les Arabes.
Cependant, Ford a finalement dû céder à la pression exercée par les Arabes, qui avaient lancé un appel au boycott de l'entreprise. "Nous allons continuer à faire des affaires en Israël, et si nous pouvons faire des affaires dans un pays arabe, c'est encore mieux. Je suppose que personne ne souhaite sérieusement que nous nous abstenions, dans une sorte de boycott inversé, de faire des affaires dans les pays arabes simplement en raison de nos relations avec Israël (sic)", avait déclaré Ford II.
Même après l'arrêt des activités de l'usine de Nazareth, les activités de Ford se sont poursuivies en Israël. Plus tard, en 2019, l'arrière-petit-fils d'Henry Ford, Bill Ford, a suivi les traces de Ford II et s'est rendu en Israël pour ouvrir le Ford Research Center à Tel Aviv. L'installation, qui se consacrait à la recherche et au développement de véhicules autonomes, est en train de fermer ses portes selon un rapport publié le 5 septembre par le journal israélien Haaretz.
La Fondation Ford en Israël
Dans le cadre du programme de la CIA à l'époque de la guerre froide visant à utiliser les entreprises américaines pour façonner l'opinion publique en faveur de l'Occident par le biais d'entités "à but non lucratif", les Ford ont créé la Fondation Ford, qui est devenue un partenaire officiel de la CIA dans les années 1950. Cette fondation a une approche unique : bien qu'elle soit fortement orientée vers les forces sionistes, elle est également impliquée dans la fourniture d'une aide humanitaire aux victimes palestiniennes.
Selon NGO Monitor, la Fondation Ford a accordé un total de 40 millions de dollars à des ONG de la société civile en Israël, en Cisjordanie et à Gaza entre 2003 et 2013 par l'intermédiaire du New Israel Fund (NIF). Cependant, en 2013, la Fondation Ford a annoncé qu'elle n'accorderait plus de subventions aux ONG israéliennes.
Le NIF, qui a reçu la plus grande part des subventions de la Fondation Ford au cours des dix années d'engagement de cette dernière avec Israël, a été fondé en 1979 et a équilibré ses activités en soutenant l'existence de l'occupation et en fournissant de l'aide aux Palestiniens.
Elle s'est parfois heurtée au gouvernement israélien en raison de son opposition aux partis d'extrême droite au pouvoir. En 2010, la Knesset, le parlement israélien, a adopté des lois visant à assurer la transparence du financement des ONG, notamment après qu'il a été allégué que des ONG comme le NIF utilisaient des subventions étrangères pour diaboliser Israël.
Les subventions de la Fondation Ford ont été utilisées pour les mouvements de défense des droits civiques, les droits des Arabes et des Israéliens, l'éducation et d'autres secteurs sociaux. Toutefois, il semble que la majeure partie de ces fonds ait été utilisée pour façonner l'opinion publique, dans les deux camps, en faveur de la CIA. Bien que l'organisation à but non lucratif ait accordé des subventions aux organisations œuvrant en faveur des droits civils et de la justice en Israël, elle a aidé la CIA à étendre son contrôle idéologique sur les deux parties du champ de bataille appelé Palestine.
L'histoire de Rockefeller
La Fondation Rockefeller
La Fondation Rockefeller est l'une des plus anciennes "organisations à but non lucratif" basées aux États-Unis dans le domaine de la philanthropie. Elle est détenue par les Rockefeller dans le domaine du pétrole. Un fonds relativement plus récent, le Rockefeller Brothers Fund, a été mis en place en 1940 par la famille.
Francis Galton, cousin de Charles Darwin, a combiné sa théorie de l'évolution avec la théorie génétique de Gregor Mendel pour élaborer une théorie visant à "améliorer la race humaine", connue sous le nom d'eugénisme. Cette théorie, qui proposait la création d'une race maîtresse supérieure, a contribué à façonner la doctrine nazie en Allemagne et, plus tard, dans d'autres parties du monde.
John D Rockefeller Jr, à la tête de la Fondation Rockefeller depuis 1897, s'intéressait beaucoup à l'eugénisme. Il croyait en la théorie du contrôle de la population après avoir appris les soi-disant effets néfastes de la croissance démographique et de l'immigration auprès de ses professeurs à l'université de Brown.
Rockefeller Jr n'était pas le seul à croire en la théorie de l'eugénisme. Ce sont plutôt les élites américaines qui ont commencé à réfléchir à ce sujet pour s'assurer que la terre que leurs ancêtres avaient occupée sur les terres des indigènes américains restait racialement supérieure.
Pour diffuser la théorie de l'eugénisme dans tous les territoires occupés par les Blancs, la Fondation Rockefeller a versé des fonds à la Société Kaiser Wilhelm, créée en Allemagne en 1911. Cette société a lancé des recherches sur l'eugénisme, qui ont été largement soutenues par le régime nazi après l'usurpation du pouvoir par Hitler en 1933.
Selon l'article d'Edwin Black intitulé "Eugenics and the Nazis - the California Connection" [2], la subvention totale accordée par la Fondation Rockefeller à la recherche eugénique allemande jusqu'en 1926 s'élevait à 410 000 dollars - soit près de 4 millions de dollars au taux actuel - et a servi à des centaines de chercheurs.
La même année, la Fondation Rockefeller a accordé une subvention de 250 000 dollars - près de 2,5 millions de dollars au taux actuel - pour contribuer à la création de l'Institut allemand de recherche psychiatrique sous l'égide de la Société Kaiser Wilhelm. Cet institut, situé à Munich, était un centre où les chercheurs eugénistes établissaient des liens entre les races et les troubles mentaux.
Ainsi, avant même qu'Hitler n'établisse son effroyable Troisième Reich, les Allemands associaient l'eugénisme au racisme, ouvrant ainsi la voie à la future "purification" de la nation allemande.
Même après l'usurpation du pouvoir par Hitler en 1933, la Fondation Rockefeller a continué à financer les recherches de l'institut, qui n'a aidé personne d'autre que les nazis à gagner l'opinion publique à leur fanatisme.
Le directeur de l'institut de Munich, Ernst Rüdin, a soutenu les politiques racistes d'Hitler et a joué un rôle clé dans le projet de stérilisation forcée mené par le régime nazi [3]. L'Institut Kaiser Wilhelm pour l'anthropologie, l'hérédité humaine et l'eugénisme, dirigé par Eugen Fischer, a aidé les nazis dans le cadre du projet de cartographie allemande.
Ce projet a permis de cartographier les différences raciales en Allemagne. Il a fourni des données essentielles sur la population résidant dans telle ou telle région. Ce programme, que les responsables de la Fondation Rockefeller ont maquillé en atlas culturel de l'Allemagne, s'est vu octroyer 125 000 dollars de subventions.
Hitler a utilisé des personnes comme Rüdin et Fischer pour populariser la théorie de l'eugénisme. Le régime nazi diabolisait la population juive et les races dites "non aryennes" tout en glorifiant la supériorité de la race aryenne. Avec l'aide de la recherche eugénique, les nazis ont exterminé plus de 11 millions de personnes dans leurs camps de concentration et en ont stérilisé de force plus de 375 000.
Le soutien de la Fondation Rockefeller à la Société Kaiser Wilhelm et à l'étude eugénique allemande n'a pris fin qu'après l'attaque de la Pologne par Hitler, puis la prise pour cible de la Grande-Bretagne. Les responsables de la fondation ont rejeté les critiques concernant le soutien au programme eugénique qui a conduit à l'assassinat de millions de personnes par le régime nazi.
La Fondation Rockefeller et les sionistes
Après avoir soutenu la recherche eugénique et aidé les nazis à tuer des millions de personnes, les Rockefeller n'ont pas tardé à se plonger dans le conflit israélo-arabe. Alors que la Fondation Rockefeller reste prudente dans son engagement discret dans la région, le Rockefeller Brothers Fund s'est impliqué dans plusieurs financements controversés d'ONG israéliennes et palestiniennes qui s'opposent à l'occupation sioniste.
Jouant sur les deux tableaux, notamment en aidant les ONG promouvant l'idée du boycott, du désinvestissement et de la sanction (BDS) contre Israël, le Rockefeller Brothers Fund a pu se tailler une place parmi les forces pro-palestiniennes aux États-Unis et en Israël. Le fonds est également opérationnel à Gaza et en Cisjordanie, où il aide les ONG actives dans le domaine des soins de santé et des services sociaux.
Parmi les ONG qui reçoivent des subventions du Rockefeller Brothers Fund en Israël et en Palestine figurent Defense for Children International - Palestine, Palestinian Medical Relief Society, Al-Shabaka, Medical Aid for Palestinians, Breaking the Silence, Akevot, Gisha, Yesh Din et Who Profits.
L'ONG pro-sioniste israélienne NGO Monitor affirme que ces ONG agissent contre les intérêts d'Israël dans le pays et à l'étranger. Le parrainage de telles organisations par un "organisme à but non lucratif" basé aux États-Unis, au passé problématique, montre que si l'establishment américain soutient de tout son poids les forces sionistes lors de leur agression contre les Palestiniens, les capitalistes américains contrôlent entièrement les mouvements et les récits antisionistes.
De cette manière, les États-Unis et les sionistes assurent la durabilité du projet d'occupation où les oppresseurs et les opprimés - leurs récits, leurs contradictions, leurs mouvements, etc - restent sous l'étroite surveillance de Wall Street. Dans ces circonstances, l'occupation sioniste bénéficie du financement que le Rockefeller Brothers Fund fournit à ses soi-disant opposants.
L'histoire de Coca-Cola
Coca-Cola est entré sur le marché allemand en 1929, alors qu'Hitler n'était pas au pouvoir, mais a fait de bonnes affaires entre 1933 et la fin de la guerre. Coca-Cola était peut-être la seule marque intrinsèquement attachée aux soldats des tranchées d'en face.
La société transnationale basée à Atlanta a continué à tirer profit de ses activités allemandes, dirigées par Max Keith (prononcer Kite), et est devenue l'une des marques préférées des nazis, ses publicités étant conformes à la rhétorique du national-socialisme.
C'est dans l'Allemagne nazie que Keith, qui vouait une admiration à Hitler et utilisait les bannières nazies dans les usines et les bureaux de l'entreprise, a innové ce qui est aujourd'hui connu sous le nom de Fanta. Cette boisson a été rendue nécessaire par le manque de sirops américains pour la boisson originale.
Des années après le déracinement du Troisième Reich par les Alliés, principalement l'Union soviétique en 1945, Keith a été réintégré, et son passé nazi lavé par le fabricant de boissons gazeuses. Le service des relations publiques de Coca-Cola s'est avéré assez rapide pour effacer les traces de sang de l'entreprise dans l'Allemagne nazie. L'entreprise a affirmé que, n'étant pas techniquement associée à la Wehrmacht allemande, elle ne pouvait être tenue pour responsable des crimes nazis.
Les liens sionistes de Coca-Cola
À partir de 1966, la société Coca-Cola est devenue un partisan de l'occupation sioniste et, après 30 ans de soutien continu aux sionistes, la mission économique israélienne a honoré Coca-Cola en 1997.
Coca-Cola financerait les American-Israel Chamber of Commerce Awards, qui récompensent les entreprises ayant contribué de manière significative à l'économie israélienne. En 2009, le prix sponsorisé par Coca-Cola a été décerné à l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), un lobbyiste pro-israélien pour avoir fait pression sur le Sénat afin qu'il rejette un appel de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza et de la poursuite du siège de la bande de Gaza par les forces israéliennes.
Coca-Cola a également honoré un criminel de guerre israélien de la guerre des Six Jours, Ben Eliezer, à son siège en 2009. Eliezer est accusé d'avoir exécuté plus de 300 prisonniers de guerre égyptiens au cours de la guerre des Six Jours.
En raison de son soutien continu à l'occupation israélienne, Coca-Cola reçoit également sa part du butin. La société transnationale est accusée de posséder des fermes laitières dans les colonies israéliennes illégales de Shadmot Mechola dans la vallée du Jourdain. Elle exploite également une usine à Katzerin, sur le plateau du Golan occupé.
La bonhomie du gouvernement israélien à l'égard de Coca-Cola n'est nullement affectée par la collaboration passée de l'entreprise avec les nazis. Le gouvernement israélien a pénalisé Coca-Cola par le passé pour des actes monopolistiques déloyaux, mais pas pour la loyauté de sa filiale allemande envers les nazis. De son côté, Coca-Cola a rendu la pareille aux sionistes en investissant massivement dans les territoires occupés.
L'histoire d'IBM
IBM fut l'une des premières entreprises à condamner les attaques du Hamas et à exprimer sa solidarité avec les Israéliens à la suite de l'attentat du 7 octobre. Son président-directeur général, Arvind Krishna, a publié une déclaration de soutien à Israël à la suite de l'attentat qui aurait coûté la vie à l'un de ses employés.
Si l'implication d'IBM dans le territoire sioniste a débuté en 1972, l'entreprise a fait un long chemin aux côtés des nazis en Allemagne et leur a fourni l'assistance technique nécessaire aux opérations de recensement qui ont contribué à l'extermination des juifs dans les années 1930 et 1940.
IBM, par l'intermédiaire de sa filiale allemande Dehomag, a mis au point les tristement célèbres systèmes de cartes perforées et Hollerith qui ont assisté les nazis dans l'identification et le suivi des Juifs. Le système Hollerith/carte perforée a facilité l'holocauste perpétré par les nazis, et Hitler s'est montré très reconnaissant à l'égard de la société américaine.
Thomas Watson, le fondateur d'IBM, qui a aidé les nazis à effectuer le recensement, a reçu une médaille d'Hitler pour ses services rendus au Troisième Reich, et il s'est battu pour garder le contrôle de Dehomag même après que l'Allemagne a occupé la France et entamé une guerre contre la Grande-Bretagne [4].
Au cours des 24 années qui ont suivi la formation de l'État sioniste, IBM a commencé ses activités dans cet État sans aucun scrupule quant à son association passée avec les nazis. Le gouvernement sioniste n'était pas non plus préoccupé par le passé trouble d'IBM et restait satisfait des investissements croissants de la société américaine.
Deux poids, deux mesures
Plus de 150 entreprises américaines ont aidé le Troisième Reich d'Hitler dans ses efforts de guerre et d'holocauste. Des géants américains comme General Motors et Ford ont fourni des véhicules militaires à la Wehrmacht nazie, Standard Oil a alimenté la puissance nazie, tandis que de nombreuses autres sociétés ont apporté leur soutien financier sous d'autres formes.
Les règles du capitalisme font que rien n'est immoral sur le marché. Ainsi, les entreprises américaines n'ont aucun remords pour leurs actes passés qui ont contribué à l'holocauste et tué des millions de personnes. Mais aussi, elles adorent les opportunités d'affaires.
Ainsi, lorsque l'Israël sioniste a été fondé avec une violence de type nazi à l'encontre du peuple palestinien autochtone, les sociétés américaines ont trouvé leurs intérêts dans la collaboration avec les sionistes. Il était également important pour ces entreprises de soutenir le régime israélien, qui est resté un proche allié des États-Unis pendant la guerre froide avec l'Union soviétique et au-delà.
L'État sioniste a aussi besoin de validation, de soutien, de subventions incessantes et de fournitures d'équipements militaires. Ainsi, alors qu'il se présente comme une victime - des nazis et des Arabes marginalisés - pour gagner la sympathie de l'Occident, il reste silencieux sur le rôle que les sociétés transnationales basées aux États-Unis ont joué dans le génocide des Juifs.
Ainsi, les entreprises américaines qui ont cessé leurs activités en Russie à la suite des opérations militaires spéciales menées par Moscou en Ukraine pour dé-nazifier cette dernière, restent indifférentes aux crimes de guerre israéliens. Aucune de ces entreprises n'a osé se séparer d'Israël, même après le bombardement d'un hôpital dans la bande de Gaza.
Par conséquent, dans cette situation de "tu me grattes le dos, je te gratte le dos", les dirigeants sionistes d'Israël sont tout à fait à l'aise pour partager leur lit avec les entreprises américaines qui ont - puisqu'elles n'ont pas été punies pour leur complicité dans les génocides - le sang des juifs sur les mains.
Les entreprises américaines sont également heureuses de soutenir un gouvernement néo-nazi qui s'appuie sur le génocide des Palestiniens et l'occupation forcée de leurs terres et de leurs ressources pour survivre. En fin de compte, c'est par l'intermédiaire d'Israël que les États-Unis et leurs entreprises veulent conserver leur hégémonie militaire dans la région agitée du Moyen-Orient.
Notes
[1] Cité par Charles Higham dans “Trading With the Enemy”.
[2] Edwin Black, “Eugenics and the Nazis – the California Connection”, San Francisco Chronicle (San Francisco), November 9th, 2003, http://www.sfgate.com/cgibin/article.cgi?f=/c/a/2003/11/09/ING9C2QSKB1.DTL&ao=5
[3] Robert Jay Lifton, “The Nazi Doctors: Medical Killing and the Psychology of Genocide”, New York, Basic Books, Inc., Publishers, 1986.
[4] Black, “IBM and the Holocaust”.
Tanmoy Ibrahim est un journaliste qui se consacre essentiellement à la géopolitique et à l'économie politique. Au cours de ses deux décennies de carrière, il a beaucoup écrit sur les aspects économiques de la montée des forces d'ultra-droite et du communalisme en Inde. Étudiant depuis toujours la praxis dynamique de la géopolitique, il insiste sur la nécessité d'un monde multipolaire doté de liens multilatéraux et garant d'un avenir pacifique pour tous.
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