❖ Le Suez américain
L’ère de l’hégémonie US est révolue, la catastrophe se profile pour l’économie du pays qui cherche à effacer 35 000 milliards de dollars de dette aux frais du monde entier grâce aux Stablecoins.
Le Suez américain
Quand le titan des droits de douane flanche.
Par Warwick Powell, le 31 octobre 2025, Blog Personnel
Appelez cela le “flop de Busan”.
Le 30 octobre 2025, alors que le président Donald Trump serrait la main de Xi Jinping, le monde a assisté à la déchéance de la suprématie unipolaire américaine.
Trump, qui vient de réduire les droits de douane liés au fentanyl de 20 % à 10 % - faisant passer la taxe globale sur les produits chinois de 57 % à 47 % (elle est bien inférieure à cela si l’on tient compte des diverses exemptions) - a salué le sommet comme un succès “incroyable”. La Chine, quant à elle, a suspendu pour un an la mise en œuvre de ses licences d’exportation de terres rares et a repris ses achats de soja, mettant fin à sept mois de représailles acharnées. Retour au statu quo ante, du moins en apparence. Mais au-delà des apparences, cela ressemble fort à une retraite, une sorte de crise de Suez moderne, où le primate alpha autoproclamé découvre que la jungle est impitoyable.
Retour en 1956 : la Grande-Bretagne, lion déclinant de l’empire, envahit l’Égypte pour récupérer le canal de Suez, misant sur sa puissance coloniale et le soutien de la France. Mais le président américain Eisenhower, brandissant des menaces financières et le sabre soviétique, impose un retrait humiliant. La livre sterling s’effondre, les alliances se défont et l’influence mondiale de la Grande-Bretagne diminue du jour au lendemain. L’illusion d’un commandement unilatéral ? Brisée.
Sept décennies plus tard, les droits de douane imposés par Trump à l’occasion du “Jour de la libération” en avril, avec des menaces allant jusqu’à 145 % sur les importations chinoises, font écho à cette arrogance. Visant les flux de fentanyl, les déficits commerciaux et les diverses perfidies économiques de Pékin, ils avaient pour but d’intimider la Chine afin qu’elle se soumette, ressuscitant ainsi l’industrie manufacturière américaine comme un miracle MAGA. Au lieu de cela, ils ont eu l’effet boomerang : les acheteurs américains ont commencé à supporter les hausses de prix, l’inflation a atteint un niveau dangereux de 3 % et le déficit commercial a encore augmenté de plus de 100 milliards de dollars.

Derrière les fanfaronnades se cache le calcul froid de la théorie des jeux : un dilemme du prisonnier récurrent où l’agressivité trouve son maître. Trump (partie A, l’agresseur) fait défection le premier : les droits de douane de 10 % sur le fentanyl en février s’intensifient pour atteindre 100 % en mai, cherchant à exploiter les faiblesses. En octobre, nous avons assisté à l’extension de la règle des 50 % et à l’imposition de frais portuaires sur les navires fabriqués en Chine. La Chine (partie B, le défenseur résilient) riposte : elle imite les frais portuaires et suspend les importations de soja, puis déclenche une asymétrie via les goulets d’étranglement des terres rares - 90 % de l’approvisionnement mondial, irremplaçables pour les véhicules électriques, les missiles et les puces d’IA. Pékin encaisse les coups, réoriente ses exportations et développe ses marchés hors des États-Unis, tandis que ses entreprises endurent ce que Wall Street ne peut supporter. Chaque round épuise un peu plus les États-Unis : les agriculteurs réclament plans de sauvetage et aides financières, les constructeurs automobiles comme Ford mettent en garde contre un “trou dans l’industrie”. La Chine, forte de son endurance, lance un avertissement : si vous continuez l’escalade, nous nous attaquerons à la jugulaire de vos chaînes d’approvisionnement industrielles militaires.
La solution ? Pas de poignée de main amicale, mais un cessez-le-feu forcé. Trump cède, craignant la capacité de B à supporter une douleur symétrique et à infliger une agonie asymétrique : une pénurie de terres rares qui pourrait paralyser les usines automobiles ou les chaînes de production du F-35. D’un point de vue théorique, c’est le triomphe de la loi du talion : le miroir de B renforce la dissuasion sans aller trop loin, renversant la matrice des gains. La coopération (retour en arrière) ne résulte pas de la bonne volonté, mais de la crainte rationnelle d’une ruine mutuelle. A, l’initiateur, concède l’initiative ; B obtient un droit de veto.
Les observateurs (l’UE, l’Inde, le Brésil et le reste du monde) prennent note. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire chinoise, mais d’une hémorragie de l’hégémonie. Suez a rétrogradé la Grande-Bretagne de puissance impériale à simple allié des États-Unis ; Busan met en évidence la vulnérabilité américaine. Les alliés se tournent vers les transactions en yuan des BRICS, les murmures de dédollarisation se transforment en rugissements (le billet vert a chuté de 1 % après l’instauration des droits de douane) et les rivaux sentent le sang. Alors que Trump quittait la Corée, l’ASEAN et la Chine ont étendu leur accord de libre-échange à la version 3.0 et le groupe de libre-échange RCEP a accepté d’aller de l’avant avec une expansion rationalisée. Les “magnifiques” droits de douane de Trump, qui faisaient autrefois le bonheur de sa base, sont désormais un bluff : des menaces creuses face à la détermination. Les futures lignes rouges ? Aussi crédibles qu’un tigre de papier.
Humiliation ? Dans les salles de réunion et les chancelleries, oui : l’aura alpha de l’Amérique s’est fissurée, forçant un pivotement de la coercition fiduciaire vers des négociations sordides. L’ère du “A parle, le monde obéit” est révolue. Pékin n’a pas seulement survécu, elle a donné une leçon d’endurance à la salle. Trump appelle cela un “12 sur 10” ; l’histoire classera cela comme une capitulation. Dans le zoo multipolaire, le tyran a été à son tour tyrannisé, et les primates sont en train de réorganiser la canopée.
Warwick Powell est professeur adjoint à l’université du Queensland, où il travaille à la croisée de la Chine, des technologies numériques, des chaînes d’approvisionnement, des flux financiers et de l’économie politique et de la gouvernance mondiales.
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Le face-à-face Trump-Xi pour le titre suprême en Corée du Sud
Par Simplicius, le 31 octobre 2025, Blog Personnel
Hier, la rencontre tant attendue entre Trump et Xi a enfin eu lieu en Corée du Sud.
La “confrontation” entre les deux superpuissances que sont les États-Unis et la Chine culminait depuis un certain temps déjà, avec la guerre tarifaire “musclée” menée par Trump dans le but de vassaliser la Chine, comme il l’avait fait avec l’Europe. Mais comme nous l’avons récemment évoqué, la Chine a fait preuve d’une détermination et d’une confiance nouvelles face à son adversaire en perte de vitesse, ce qui a conduit à des manifestations surprenantes d’ambiguïté et de recul de la part des États-Unis.
Tout d’abord, soulignons à quel point Trump est apparu maladroit et faible face à Xi :
En effet, comme je l’avais mentionné sur Twitter X, Trump est tellement habitué à éclipser ses homologues “occidentaux” serviles et flagorneurs avec un répertoire de gags et d’astuces de showman qu’il semble complètement dépassé face à un véritable homme d’État du calibre de Xi. Son attitude trop désinvolte et ses pitreries nerveuses sont tombées à plat devant un Xi impassible, qui ne semblait pas le moins du monde impressionné par le “charme occidental” tapageur de Trump. Bien que le président américain soit en réalité de sept ans l’aîné de son homologue chinois, l’image donnée offrait plutôt l’impression d’un homme souffrant et d’un homme-enfant, ce qui jouait en faveur du dirigeant chinois.
La réunion aurait duré moins de deux heures, et selon certaines rumeurs, les conférences de presse conjointes et autres cérémonies “officielles” auraient été annulées, comme cela avait été le cas lors de la rencontre avec Poutine en Alaska. En fait, Trump, affectant une bonne humeur forcée, a qualifié la réunion de “12 sur 10”, faisant écho à sa note de “10 sur 10” attribuée à la rencontre bidon avec Poutine en Alaska il y a quelques mois :
La rencontre entre Trump et Xi a été “un 12 sur 10” - Bessent
“Le respect que le président Xi avait pour le président Trump était évident”
Est-ce vraiment un langage corporel “12 sur 10” de la part de Xi ?
Trump a OFFICIELLEMENT attribué à la rencontre d’aujourd’hui avec Poutine une note de 10 sur 10
Les Européens pourraient bien avoir le cœur qui s’emballe.Trump s’est immédiatement dirigé vers son Air Force One pour rentrer chez lui, laissant les observateurs se demander s’ils venaient d’assister à un nouvel échec en matière de relations publiques.
Demandez-vous pourquoi il n’y a eu aucune déclaration commune, aucun communiqué de presse, pas même une conférence de presse, aucun contrat signé... Trump adore se vanter immédiatement des bonnes nouvelles auprès du monde entier, mais pas auprès des journalistes à bord d’Air Force One. La rencontre entre les deux parties a été la plus courte jamais enregistrée, avec une durée d’une centaine de minutes ! Cela ne vous intrigue pas ?
L’observateur et specialiste de la Chine Arnaud Bertrand a réalisé une analyse approfondie de ce qui s’est réellement passé et des bénéficiaires de l’apaisement convenu entre Trump et Xi. Kathleen Tyson en a fait une autre, encore plus détaillée.
Rien n’est encore absolument certain, étant donné le manque de clarté officielle, mais le consensus semble être que Xi a convaincu Trump de faire marche arrière et a réussi à faire réduire les droits de douane globaux de 57 % à 47 %. Cependant, cela ne semble en réalité représenter que 16 % de nouveaux droits de douane, ce qui correspond à ce que Trump a imposé sur les produits européens, étant donné que le reste correspond à des droits de douane reportés déjà en vigueur depuis l’administration Biden et le premier mandat de Trump avant cela. En contrepartie, la Chine suspendra ses contrôles à l’exportation de terres rares pendant un an.
Le problème est que certains observateurs ont remarqué que le communiqué officiel chinois ne mentionnait même pas les contrôles à l’exportation des terres rares, et beaucoup se demandent ce qui a été décidé exactement.
Trump affirme que la Chine a accepté de reporter les restrictions sur les terres rares. Le communiqué officiel chinois ne dit rien de tel. Trois points ont été confirmés :
Les États-Unis suspendent les droits de douane pendant un an.
Les États-Unis suspendent les interdictions d’exportation pendant un an.
Les États-Unis suspendent les enquêtes 301 pendant un an.
Aucune mention des terres rares. Aucune mention de TikTok. Aucune mention des puces Nvidia.
Une fois de plus, Trump a négocié avec son imagination et a déclaré victoire aux dépens de la réalité.
Tout comme le compte rendu russe de la réunion en Alaska semblait très différent de celui des États-Unis, il semble à nouveau que Washington ait manipulé la réalité afin de présenter les choses sous un jour favorable à Trump.
De nombreux médias occidentaux avaient toutefois déjà rendu leur verdict, estimant que cette guerre commerciale était terminée avant même d’avoir commencé :
Lorsque Trump a annoncé précipitamment ses droits de douane “Liberation Day” (Jour de la libération) en avril, il a gravement sous-estimé la situation. Il semblait penser que la Chine était vulnérable parce qu’elle exportait beaucoup plus vers les États-Unis qu’elle n’achetait. Il n’avait apparemment pas compris qu’une grande partie de ce que la Chine achetait, comme le soja, pouvait être obtenue ailleurs, alors que Pékin est désormais l’OPEP des minéraux rares, nous laissant sans sources alternatives. La Chine contrôle environ 90 % des terres rares et est le seul fournisseur de six minéraux de terres rares lourdes ; elle domine également le marché des aimants en terres rares.

La BBC a également publié l’opinion suivante :
Trump a déclenché la guerre commerciale avec la Chine en avril en position de force et a exigé la capitulation. Neuf mois plus tard, il fait déjà des concessions pour obtenir une trêve fragile. Trump a accepté de lever les mesures punitives avec lesquelles il comptait forcer la Chine à faire des concessions, tandis que Xi ne lèvera que les menaces de représailles, et ce, seulement de manière temporaire, pour un an. Il y a six mois à peine, Trump espérait que les droits de douane permettraient d’équilibrer le déficit commercial avec la Chine et que les restrictions sur l’approvisionnement en puces avancées freineraient le développement technologique du principal rival économique et militaire des États-Unis. Aucune des questions fondamentales pour lesquelles Trump a déclenché la guerre commerciale n’a été résolue lors de la réunion d’aujourd’hui. La Chine a simplement fait monter les enchères en limitant les exportations de métaux rares et d’aimants, sans lesquels les usines automobiles et l’industrie de la défense occidentales seraient paralysées. Dans le même temps, la Chine a cessé d’acheter du soja aux États-Unis, poussant les agriculteurs américains au bord de la faillite.
La BBC écrit que le résultat de la réunion est “une bonne nouvelle pour la Russie et une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine”.
Bien qu’il soit difficile d’en être certain, on peut au moins supposer que la confrontation entre Trump et la Chine n’a pas abouti au succès retentissant qui aurait coiffé le président américain d’une nouvelle couronne de lauriers dorés. Le simple fait que Xi ait campé sur ses positions et obtenu au moins un match nul constitue déjà une victoire morale pour la Chine et marque l’arrivée symbolique de ce pays sur la scène mondiale en tant que partenaire à part entière que les États-Unis ne peuvent plus malmener à leur guise.
Une fois de plus, nous nous rappelons que la plupart de ces ouvertures ne sont que des démonstrations de force géopolitiques à grande échelle : pratiquement aucune d’entre elles n’a de conséquence réelle sur la catastrophe qui se profile pour l’économie américaine.

Les États-Unis sont confrontés à une crise de consommation. L’un des plus grands producteurs alimentaires mondiaux, Kraft Heinz, affirme que l’Amérique s’apprête à connaître la pire récession de son histoire, les consommateurs n’achetant même plus les produits alimentaires de base.
“Nous connaissons actuellement l’un des pires climats de consommation depuis des décennies”, a déclaré mercredi le PDG Carlos Abrams-Rivera lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. Les actions de Kraft Heinz ont chuté de 4,3 % mercredi, soit une baisse de 17 % depuis le début de l’année, tandis que l’indice (boursier) S&P 500 a augmenté de 17 %. D’autres grandes entreprises alimentaires ont également souligné la pression exercée sur les acheteurs américains, en particulier les familles à faibles revenus. Mondelez International a déclaré mardi que les consommateurs en difficulté se concentraient sur les produits de première nécessité.
Les restaurants américains sont également confrontés à des problèmes de fréquentation. Chipotle à propos des consommateurs américains : “Au début de l’année, dans un contexte de forte baisse du moral des consommateurs, nous avons constaté une baisse significative de la fréquence des visites dans les restaurants dans toutes les catégories de population. Depuis lors, l’écart s’est creusé et les clients à faibles et moyens revenus ont encore moins fréquenté les restaurants”.
“Nous estimons que les clients dont le revenu familial est inférieur à 100 000 dollars représentent environ 40 % du chiffre d’affaires total et qu’ils mangent moins souvent au restaurant en raison de leurs inquiétudes quant à l’avenir de l’économie et à l’inflation. La tranche d’âge la plus problématique est celle des 25-35 ans. Nous pensons que cette tendance n’est pas propre à Chipotle et qu’elle s’observe dans tous les restaurants ainsi que dans de nombreuses catégories de produits.”
Près de 60 % des chaînes de restaurants ont déclaré une évolution négative de leurs ventes cette année, et 51 %, une évolution négative sur deux ans.
Les exploitants ont lancé plus de 40 000 offres promotionnelles, un nombre record, afin d’attirer les clients qui ne reviennent pas. Mais accroître le montant des chèques (promotionnels) ne peut résoudre le problème de fréquentation. Près de 40 % des Américains mangent moins souvent au restaurant et la moitié des personnes à faibles revenus réduisent leurs dépenses. 82 % d’entre eux affirment que les prix des restaurants augmentent fortement et un quart d’entre eux jugent cette augmentation injustifiée.
Le fait est que la posture adoptée vis-à-vis de la Chine vise en réalité à masquer le déclin économique des États-Unis, tout en leur permettant d’exercer une influence, de saboter et de saper autant que possible la Chine. En effet, la classe politique américaine n’a aucune réponse à apporter à l’effondrement de son économie et doit donc s’en remettre exclusivement à une stratégie visant à paralyser ses concurrents. Tout cela n’est qu’une mise en scène destinée à empêcher la Chine de prendre le pouvoir afin de gagner du temps pour que la classe politico-économique américaine trouve un moyen de réinitialiser la spirale galopante de la dette américaine et la tour de Babel hyper-financiarisée, ce que beaucoup pensent désormais possible en cryptant la dette américaine :
LES ÉTATS-UNIS VEULENT CRYPTER L’INTÉGRALITÉ DE LEUR DETTE DE 37 000 MILLIARDS DE DOLLARS, puis faire s’effondrer le marché afin d’éliminer la dette.
Traduction : EXPORTER LA DETTE VERS D’AUTRES NATIONS
Ce plan a été exposé en détail par Anton Kobyakov, conseiller spécial de Poutine, lors du Forum économique oriental qui s’est tenu récemment :
LE COMPLOT CRYPTO DES ÉTATS-UNIS DÉVOILÉ : Effacer 35 000 milliards de dollars de dette aux frais du monde entier
“Les États-Unis résoudront leurs problèmes financiers aux dépens du monde entier, en poussant tout le monde vers la crypto-monnaie. Au fil du temps, lorsqu’une partie de la dette publique américaine sera placée dans des stablecoins, les États-Unis dévalueront cette dette”, a révélé le conseiller de Poutine, Kobyakov.
Tout le monde en parle actuellement, depuis les grands médias traditionnels comme, dans ce cas précis, Reuters :
Même Larry Fink lui-même, qui a récemment fait des déclarations “intéressantes” sur les cryptomonnaies, tout comme Peter Thiel a laissé entendre que BlackRock aurait pu coopter tous les bitcoins :
Quand un type qui gère 13 000 milliards de dollars dit que posséder des cryptomonnaies est judicieux parce que les gouvernements vont continuer à détruire leurs monnaies... c’est un indice. Les initiés du système admettent discrètement ce que les adeptes du Bitcoin savaient depuis le début. Observez ce qu’ils font, pas ce qu’ils prêchent.
[ndr : Un article sur les Stablecoins intitulé “Désamorcer la bombe à retardement que sont les stablecoins” est à venir]
Comme indiqué précédemment, à ce stade, les manœuvres théâtrales avec la Chine et les diverses fluctuations tarifaires semblent davantage être une distraction et une tentative désespérée de gagner du temps. Les États-Unis sont insolvables et toute leur économie repose de plus en plus sur ce qui n’est rien d’autre qu’une machine à laver vide à capital artificiel faisant tourner en boucle la même boule de peluches gonflée, tandis que le peuple s’appauvrit au-delà du point de rupture.
Une nouvelle caste de spéculateurs cryptographiques et financiers surfe sur la vague de l’euphorie technologique, s’enrichissant à des niveaux sans précédent tout en donnant une fausse impression de “boom” économique. En réalité, ils ne sont que les oracles d’une gématrie technomantique moderne, la magie noire de la finance, qui a étranglé le monde avec son art dévorant. Dans un tel contexte, quelle importance pourraient réellement avoir à long terme les petites discussions de Trump sur les droits de douane ?
Le reste du monde ne fait que suivre dans l’abîme, tandis que des dirigeants inutiles, avec 11 % d’opinions favorables, se déguisent dans de vains efforts pour endiguer la tempête qui s’annonce.
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