❖ 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies : Un grand président, un médecin bouleversant bouleversé & deux terroristes génocidaires
Il en faut pour que les délégués de l’ONU quittent une allocution devant l’Assemblée générale. Les discours de Trump (digne d’un collégien) & Netanyahou (hasbara, haine, etc) sont juste surréalistes !

SOMMAIRE :
1 - Le président colombien appelle à la création d’une armée internationale pour mettre fin au génocide à Gaza - Alba Ciudad
2 - Déclaration bouleversante d’un médecin revenu de Gaza lors d’un événement de haut niveau organisé par l’ONU sur la guerre menée par Israël contre les enfants à Gaza - Dr Thaer Ahmad
3 - Discours de Netanyahou devant la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies : “Nous ne laisserons pas le monde nous imposer un État terroriste”, a déclaré le plus grand terroriste - Times of Israël
4 - Extraits du discours prononcé par le président américain Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations unies - Times of Israël
1- Le président colombien appelle à la création d’une armée internationale pour mettre fin au génocide à Gaza
Gustavo Petro s’en est pris à Trump devant l’ONU et a appelé à la formation d’une armée internationale pour mettre fin au génocide à Gaza.

Par Alba Ciudad, le 23 septembre 2025
Mardi, le président colombien Gustavo Petro a condamné la politique extraterritoriale de guerre des États-Unis et leur présence militaire active dans la mer des Caraïbes lors de sa participation à la 80ème Assemblée générale des Nations unies, qui s’est tenue à New York, au siège de l’ONU. Il a également appelé à la formation d’une force armée internationale pour mettre fin au génocide de Gaza perpétré par l’entité sioniste.
Au début de son allocution, le président colombien a souligné que les actions des États-Unis dans les Caraïbes aujourd’hui font de la barbarie une réalité mondiale. Il a souligné que les États-Unis tentent d’imposer à l’Amérique latine ce qui se passe à Gaza depuis des années, à savoir un véritable génocide.
À cet égard, il a affirmé que les missiles lancés par Washington dans les Caraïbes ne visent pas à mettre fin au trafic de drogue et que cette opération était un “mensonge” destiné à soumettre les pays latino-américains dans le cadre d’une prétendue lutte contre les organisations internationales de trafic de drogue.
Petro a ajouté que la politique étrangère du président américain Donald Trump envers la Colombie, le Venezuela et les Caraïbes était dictée par “des Colombiens qui sont les alliés politiques de la mafia de la cocaïne”.
Il a également condamné les meurtres de civils à bord de vedettes rapides dans les Caraïbes, où 17 jeunes auraient été tués par des frappes de missiles américains dans le cadre de leur prétendue lutte contre le trafic de drogue.
À cet égard, le président colombien a souligné que ces personnes étaient désarmées et ont été exterminées simplement parce qu’elles étaient “pauvres”.
“La politique anti-drogue ne vise pas à empêcher la cocaïne d’atteindre les États-Unis”, a déclaré le président Petro à l’ONU. “Elle vise à dominer les peuples du Sud en général”.
Ajoutant,
“Elle ne se concentre pas sur la drogue, mais sur le pouvoir et la domination”.
Petro a également condamné le traitement réservé aux migrants latino-américains aux États-Unis, qui sont qualifiés de criminels sans preuve par Washington et détenus dans des “camps de concentration” à la manière de l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler.
Des missiles sont largués là où il y a de la pauvreté
“Tout le monde parle des narcotrafiquants, alors que la plupart d’entre eux sont blonds aux yeux bleus et gardent leurs fortunes colossales dans les plus grandes banques du monde”, a fait remarquer le président Petro. “Ils ne vivent pas à Bogotá, ni à Caracas, ni dans les Caraïbes, ni à Gaza, mais à Miami, où ils sont voisins du président américain. Ils vivent à New York, Paris, Madrid, Dubaï, là où règne le luxe, pas la pauvreté, mais les missiles sont tirés là où règne la pauvreté, pas le luxe”, a souligné Petro.
Le président colombien a ajouté que l’affirmation des États-Unis selon laquelle le gang criminel Tren de Aragua est une organisation terroriste internationale de trafic de drogue est fausse :
“Il est faux de dire que Tren de Aragua est un groupe terroriste. Ce ne sont que des criminels de droit commun organisés en gang, et Washington a exagéré la situation en raison de son aspiration stupide à bloquer le Venezuela et s’emparer de son pétrole”.
Il a également souligné que “les migrants ne sont pas des criminels” et qu’il n’y avait aucune raison de les envoyer dans des “camps de concentration” après que les autorités américaines les ont expulsés du pays “enchaînés”.
“La migration n’est rien d’autre que le produit du blocus imposé aux pays pauvres, tels que l’Iran, l’Irak, Cuba ou le Venezuela”, a déclaré le président Petro. “Le blocus économique n’est rien d’autre qu’un génocide”.
Former une force internationale pour mettre fin au génocide des Palestiniens
Le président colombien a vivement condamné le génocide contre le peuple palestinien et a souligné la complicité de la communauté internationale, notamment Trump et l’ONU, dans l’extermination des Gazaouis par Israël.
“Trump ne parle pas de démocratie, il ne parle pas de la crise climatique, il ne parle pas de la vie ; il ne fait que menacer, tuer et laisser mourir des dizaines de milliers de personnes”, a dit Petro.
Il a appelé l’ONU à faire en sorte que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et les responsables du génocide en Palestine soient arrêtés et poursuivis pour leurs crimes contre l’humanité. Il a également exhorté l’organisation à mettre fin à la diplomatie qui n’a pas réussi à résoudre les problèmes mondiaux et à prendre plutôt des mesures pour mettre fin au génocide à Gaza.
“La Palestine doit être libérée”, a déclaré Petro, appelant la communauté internationale à prendre les armes et à former une armée internationale pour mettre fin aux actions militaires de l’entité sioniste, que personne n’a pu/su arrêter jusqu’à présent.
“L’ONU doit amorcer sa transformation en mettant fin au génocide à Gaza en créant une armée mondiale de salut efficace votée par l’Assemblée générale des Nations unies et libre de tout veto”, a-t-il souligné.
Le capitalisme ou la vie
Petro a également averti que le moment historique que vit actuellement l’humanité, sous l’impulsion des actions des pays occidentaux les plus puissants – qui privilégient une “société riche et raciste” se considérant comme la “race supérieure” – conduit l’humanité “vers l’abîme de sa propre destruction”.
Le président colombien a souligné que le monde devait choisir entre mettre fin au modèle économique capitaliste ou faire face à la fin de la planète.
“Le monde est confronté à un choix entre le capital ou la vie, la cupidité ou la vie, la barbarie ou la démocratie, la liberté ou la mort, comme le disait le libérateur Simón Bolívar.”
“Ce qu’il faut pour surmonter la crise climatique, c’est une révolution mondiale des peuples, des peuples unis, des civilisations. Ce doit être une révolution de l’humanité pour rester en vie et libre”, a ajouté le président colombien qui a exhorté l’ONU à se réformer en se basant sur la vision de l’unité des civilisations au-dessus des États-nations et des gouvernements.
Il a également condamné l’imposition de blocus économiques par les États-Unis contre des pays tels que le Venezuela, une politique conçue par Washington pour tenter de renverser des dirigeants démocratiquement élus, d’installer des gouvernements vassaux et visant à s’approprier les richesses naturelles de pays souverains.
Ce discours a été prononcé dans un contexte de tensions entre la Colombie et les États-Unis après que le président américain Donald Trump a ordonné un déploiement militaire à grande échelle dans les Caraïbes sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Bien qu’il n’y ait aucune preuve, Washington affirme avoir détruit trois “bateaux de drogue”, causant la mort de 17 personnes. Petro a qualifié ces actes d’“assassinats”.
Il a également sévèrement critiqué la décision de Washington de retirer à la Colombie sa certification dans la lutte contre la drogue, qu’il a qualifiée de “chantage colonial” de Washington contre le gouvernement colombien en raison de ses politiques de gauche.
Trump “va faire plus la guerre”
Le président Petro a qualifié le discours prononcé par son homologue américain, Donald Trump, devant l’Assemblée générale des Nations unies de “contraire aux intérêts de l’humanité”.
“Je peux vous parler des erreurs de la politique antidrogue de Trump, car il l’alimente. Dans sa politique climatique, parce qu’il va l’aggraver ; dans sa politique d’immigration, parce qu’il va provoquer davantage de guerres ; et dans sa politique face à l’énorme crise que l’humanité traverse déjà et qui doit être stoppée immédiatement si nous voulons que les enfants de tous les habitants de la planète puissent vivre”, a déclaré le président colombien à la presse à New York.
Selon lui, Trump, dans son discours à l’ONU, a fait preuve d’une “force négative, une force contraire à la vie, une force profondément ignorante et obscurantiste”, faisant référence à la position du président américain sur le conflit à Gaza et d’autres questions mondiales.
Le président Petro a ajouté que la “force négative” a l’intention de ramener l’humanité “à l’époque d’Hitler. Et suivant l’exemple de l’humanité à cette époque, nous devons vaincre Hitler”.
Plus tôt, le président américain s’était vanté de la puissance de son pays, avait critiqué le manque d’efficacité de l’ONU dans la résolution des conflits mondiaux, remis en question la reconnaissance diplomatique croissante d’un État palestinien, défendu les actes de la colonie sioniste génocidaire, attaqué l’Europe, l’Iran et le Venezuela, et nié l’existence de la crise climatique.
📰 https://albaciudad.org/2025/09/gustavo-petro-onu/
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2- Déclaration bouleversante du Dr Thaer Ahmad lors d’un événement de haut niveau organisé par l’ONU sur la guerre menée par Israël contre les enfants à Gaza
Un médecin qui a servi à Gaza lit le “testament” d’une fillette de 10 ans qui a été tuée.
Le Dr Thaer Ahmad est un médecin urgentiste palestino-américain de Chicago. Il s’est rendu à Gaza en 2024 avec des organisations d’aide humanitaire et a travaillé à l’hôpital Nasser de Khan Younis et à l’hôpital Al-Aqsa de Deir al-Balah.
Par le Dr Thaer Ahmad, le 29 septembre 2025, Zeteo
Le Dr Thaer Ahmad a prononcé la déclaration suivante lors de l’événement de haut niveau “Appel à l’action pour les enfants palestiniens en Cisjordanie et à Gaza” qui s’est tenu la semaine dernière lors de l’Assemblée générale des Nations unies.
Considérons l’ensemble des événements qui se sont déroulés au cours des deux dernières années.
Je ne veux pas me plonger dans les statistiques. Je ne veux pas intellectualiser à outrance la situation en Palestine.
La seule façon de saisir et de comprendre la réalité de ce qui se passe sur le terrain est de la voir à travers les yeux, les expériences et les voix des Palestiniens qui endurent ces souffrances.
Soyons très clairs. Une guerre est menée contre les enfants. Une politique vise à priver les enfants palestiniens de toute possibilité de s’épanouir, prospérer, grandir et s’élever.
Chaque jour à Gaza, en Cisjordanie, nous voyons la prochaine génération de Palestiniens se faire voler son avenir.
S’ils survivent miraculeusement, c’est au prix de coups, de blessures, de tortures et de traumatismes, et privés de leurs parents, de leurs enseignants, de leurs soignants comme mes confrères, le Dr Hussam Abu Safiya, qui a été enlevé, ou le Dr Thabat Salim, qui a été assassiné.

En tant que médecin, la seule façon que je connaisse pour illustrer la profondeur du désespoir est de le faire à travers des cas et des histoires que nous avons vus.
Rasha et Ahmed sont nés à un an d’intervalle. Rasha avait 10 ans, Ahmed 11. Leur mère était titulaire d’un doctorat et tous deux espéraient un jour suivre ses traces.
Le 10 juin, les Israéliens ont largué deux missiles sur leur maison. Ils ont réussi à les extraire des décombres. Aucun avertissement, aucun ordre d’évacuation ou de déplacement. Juste des bombardements aveugles.
À ce moment-là, Rasha, profondément traumatisée, a décidé de rédiger son testament. Imaginez, une enfant, palestinienne, rédigeant son testament.
Trois mois plus tard, le 30 septembre, une autre bombe a frappé Rasha, la tuant cette fois-ci. Lorsque sa famille l’a amenée à l’hôpital, ils l’ont allongée aux côtés d’Ahmed sur le sol froid, car il n’y avait plus de lits disponibles. Comme tant d’autres enfants que j’ai vus, elle n’a même pas pu être emmenée à la morgue, déjà pleine.
Je voudrais prendre un moment pour lire son testament.
“Mon testament : si je meurs en martyre ou si je décède, ne pleurez pas pour moi, car vos larmes me feront souffrir. J’espère que mes vêtements seront donnés à ceux qui en ont besoin, et que mes accessoires seront partagés entre Rahaf, Sara, Lana et Betur. Mon allocation mensuelle de 50 shekels : 25 à Rahaf, 25 à Ahmed. Mes histoires et mes cahiers à Rahaf. Mes jouets à Betur. Et s’il vous plaît, ne criez pas sur mon frère Ahmed. Veuillez respecter ces souhaits.”
Récemment, nous avons vu une vidéo montrant plus de 1 000 orphelins à Gaza célébrant leur remise de diplôme, l’une des célébrations les plus tristes et bouleversante qui soient. Imaginez ces enfants scrutant la foule, espérant apercevoir leur mère en train de les filmer avec son téléphone, ou leur père leur souriant fièrement. Mais ils n’ont trouvé personne.
Que deviendront ces enfants ? Qui les encouragera lorsqu’ils franchiront différentes étapes importantes ? Qui les réconfortera lorsqu’ils connaîtront la déception et l’échec ?
Je pourrais continuer et vous raconter l’histoire d’enfants qui ont été défigurés et handicapés à vie par les bombes, les tirs de chars, les frappes de drones et l’invasion des troupes terrestres.
Ces enfants qui ne pourront jamais obtenir les prothèses qui leur sont nécessaires parce que les camions sont bloqués juste à l’extérieur de Gaza, incapables de les atteindre, et qui ne pourront donc jamais mener une vie autonome, toujours dépendants des autres.
Que dire des enfants affamés qui, chaque jour, espèrent trouver un peu de viande dans les soupes populaires, mais qui se retrouvent face à des centaines d’autres enfants, espérant eux aussi trouver un peu de riz ?

Privés d’école et d’éducation, les enfants de Palestine avaient soif d’acquérir davantage de connaissances et affichaient des taux d’alphabétisation parmi les plus élevés au monde. Aujourd’hui, ces écoles sont devenues des refuges.
Je me souviens avoir vu un jour un père en colère et le cœur brisé. Au milieu du service des urgences de Nasser, il était furieux que son fils soit parti chercher de la nourriture à Rafah et qu’il ait perdu la vie dans cette entreprise. Il a dit quelque chose que je n’oublierai jamais. Il a dit “Wallahi mish msamhak” à son fils, à son corps sans vie : “Je ne te pardonnerai jamais de m’avoir fait ça”, d’avoir le cœur brisé en voyant son fils gisant sur le sol du service des urgences.
Nous voyons des milliers d’enfants palestiniens sur une liste d’évacuation, dans l’espoir qu’ils recevront les soins médicaux d’urgence impératifs pour survivre, nous voyons chaque jour des enfants rayés de ces listes, leurs noms étant barrés parce qu’ils ne sont plus parmi nous.
Comme Jude, âgée de 15 mois, dont la mère nous suppliait de lui procurer le traitement anticancéreux dont elle avait besoin pour soigner sa leucémie, avant que nous recevions un jour un message de sa mère nous annonçant : “Jude n’est plus parmi nous. Elle est désormais auprès de son Seigneur”.
Le temps ne me permet pas de vous décrire tous les enfants pieds nus que j’ai vus portant des bidons d’eau vides à la recherche d’eau potable à Gaza.
Le temps ne me permet pas de vous parler des tentes de fortune qui ne protègent pas les gens du froid en hiver ni du soleil brûlant en été.
Le temps ne me permet pas de vous dire combien Gaza est devenue un terrain propice aux infections en raison du manque de médicaments et de fournitures sanitaires.
Je terminerai donc par ceci : si quelque chose dans mes propos aujourd’hui vous a touché, vous a ému, alors travaillons ensemble pour protéger et préserver nos enfants.
La seule façon d’y parvenir est de rendre des comptes. Il ne suffit pas de condamner le fait que le lait maternisé qui se trouvait dans mon sac lorsque l’on m’a refusé l’entrée à Gaza l’été dernier n’ait jamais atteint les enfants qu’il était censé aider.
Il ne suffit pas de dire que les enfants ont besoin de nourriture et laisser et regarder la nourriture pourrir dans les camions qui se voient refuser l’accès.
Il ne suffit pas de manifester son indignation face aux enfants qui meurent de malnutrition.
Et il ne suffit pas d’offrir nos condoléances pour tous les travailleurs de la santé tués au cours des deux dernières années.
Ne prétendons pas qu’à l’avenir, il suffira de dire que nous étions contre le génocide et le nettoyage ethnique.
Comprenons qu’il s’agit d’un appel à l’action, et qu’aujourd’hui, cet appel à l’action concerne la Palestine et nos enfants.
Mais si nous ne répondons pas à cet appel, demain, il concernera les enfants du monde entier.
📰 Lien de l’article original :
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Il en faut pour que les délégués de l’ONU quittent une allocution devant l’Assemblée générale. Mais c’est précisément ce qu’a réussi à faire le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avant même son discours du 26 septembre. Il a commencé son allocution en tentant de présenter son pays comme le gardien de la loi et de la civilisation, menant une guerre solitaire et sans soutien contre des barbares diaboliques.
3- Discours de Netanyahou devant la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies
“Nous ne laisserons pas le monde nous imposer un État terroriste”
Netanyahou a juré de ramener tous les otages et de vaincre le Hamas ; il a critiqué les dirigeants occidentaux qui ont abandonné Israël et cédé à la pression islamiste ; il a nié le génocide à Gaza.
Par le Times of Israel, le 28 septembre 2025
Texte intégral du discours prononcé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2025
Monsieur le Président, familles de nos chers otages qui croupissent dans les geôles de Gaza, Mesdames et Messieurs.
L’an dernier, je me tenais à cette même tribune, et je vous ai montré cette carte. Cette carte illustre la malédiction de l’axe du terrorisme iranien. Cet axe faisait peser une menace sur la paix dans le monde entier. Il menaçait la stabilité de notre région, ainsi que l’existence même de mon pays, Israël.
L’Iran s’attelait à développer rapidement un programme d’armement nucléaire et un programme de missiles balistiques à grande échelle. Des armes qui n’étaient pas uniquement destinées à détruire Israël.
Ces armes permettaient au pays de menacer les États-Unis et d’exercer un chantage sur les nations du monde entier.
Depuis Gaza, Yahya Sinwar a envoyé des vagues de terroristes du Hamas, qui ont envahi Israël le 7 octobre et commis des actes d’une barbarie indescriptible.

Depuis le Liban, Hassan Nasrallah a tiré des milliers de missiles et de roquettes sur nos villes, semant la terreur parmi nos citoyens.
En Syrie, Assad, le dictateur meurtrier, a accueilli les forces iraniennes, resserrant l’étau mortel autour de nos gorges.
Au Yémen, les Houthis ont pris Israël pour cible avec leurs missiles balistiques, tout en étouffant le commerce mondial à l’entrée de la mer Rouge.
Et que s’est-il donc passé au cours de cette année écoulée ? Nous avons frappé les Houthis, et ce même hier. Nous avons mis à terre l’essentiel de la machine terroriste du Hamas. Nous avons paralysé le Hezbollah, en éliminant la plupart de ses dirigeants ainsi qu’une grande partie de son arsenal militaire.
Vous vous souvenez des bipeurs ? Nous avons envoyé un message sur les bipeurs du Hezbollah et, croyez-moi, ils l’ont bien reçu. Des milliers de terroristes sont tombés.
En Syrie, nous avons détruit l’arsenal d’Assad. En Irak, nous avons repoussé les milices chiites iraniennes. Et surtout, le plus important, au-delà de tout ce que nous avons accompli au cours de l’année écoulée, au cours de la dernière décennie, nous avons anéanti les programmes nucléaires et de missiles balistiques de l’Iran.
Voilà quelle est la situation aujourd’hui.
La moitié des dirigeants houthis au Yémen : rayés de la carte. Yahya Sinwar à Gaza : rayé de la carte. Hassan Nasrallah au Liban : rayé de la carte. Le régime d’Assad en Syrie : rayé de la carte. Ces milices en Irak ? Eh bien, nous les tenons toujours à l’écart. Et leurs dirigeants, s’ils s’en prennent à Israël, seront également rayés de la carte.
Et quant aux hauts responsables militaires et scientifiques nucléaires iraniens… Eh bien, eux aussi ont été rayés de la carte.
La guerre de 12 jours qui a opposé Israël et l’Iran, que j’ai baptisée Opération Rising Lion en référence à la Bible, fera date dans l’histoire militaire.
Nos courageux pilotes ont neutralisé les défenses antimissiles iraniennes, et pris le contrôle du ciel au-dessus de Téhéran. Vous en avez été témoins : des pilotes de chasse israéliens et des pilotes de B2 américains ont bombardé les sites d’enrichissement nucléaire iraniens.
Je tiens à remercier le président Trump pour son intervention audacieuse et décisive. Le président Trump et moi-même nous étions jurés d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Nous avons tenu notre promesse.
Nous avons éliminé une menace existentielle pour Israël, qui était aussi une menace mortelle pour le monde civilisé. Nous avons dissipé ce nuage sombre, qui aurait pu coûter la vie à des millions et des millions de personnes.
Mais, Mesdames et Messieurs, nous ne devons pas relâcher notre vigilance. Nous devons conserver une absolue lucidité, et rester vigilants. Nous ne devons pas permettre à l’Iran de reconstruire ses infrastructures nucléaires militaires. Il faut éliminer les stocks d’uranium enrichi de l’Iran, ceux qui restent.
Et demain, les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Iran doivent être réactivées. La détermination de notre peuple, le courage de nos soldats et les audacieuses décisions que nous avons prises ont permis à Israël de se relever de son jour le plus sombre, pour l’un des retours militaires les plus spectaculaires de l’histoire.
Mais nous n’en avons pas encore fini.
Ramener les otages à la maison
Les derniers membres du Hamas se sont retranchés à Gaza-City. Ils ont juré de rejouer encore et encore les atrocités du 7 octobre, quelle que soit l’état de leurs forces. C’est pourquoi Israël doit mener à bien sa mission, et c’est pourquoi nous voulons agir le plus rapidement possible.
Mesdames et messieurs, une grande partie du monde a oublié le 7 octobre.
Mais nous nous souvenons. Israël se souvient du 7 octobre. Ce jour-là… Je vous le dis : vous aussi, vous pouvez vous souvenir du 7 octobre.
Vous voyez cette broche que je porte ? C’est un QR code. Je vous demande de sortir vos téléphones et de zoomer. Tout est là. Vous comprendrez, vous aussi, pourquoi nous nous battons et pourquoi nous devons absolument gagner.

Le 7 octobre, le Hamas a perpétré la pire attaque ayant pris pour cible des Juifs depuis la Shoah. Ils ont massacré 1 200 innocents, dont plus de 40 Américains, ainsi que des étrangers provenant de dizaines de pays représentés ici.
Ils ont décapité des hommes.
Ils ont violé des femmes.
Ils ont brûlé vifs des bébés. Ils ont brûlé vifs des bébés sous les yeux de leurs parents. De véritables monstres.
Ces monstres ont pris plus de 250 personnes en otage. Parmi ces personnes, des survivants de la Shoah, des grands-mères et leurs petits-enfants. Qui prend en otage des grands-mères et des petits-enfants ? Le Hamas.
À ce jour, nous avons ramené 207 de ces otages chez eux. Mais 48 sont toujours retenus dans les geôles de Gaza. Vingt sont encore en vie, affamés, torturés, privés de la lumière du jour, privés d’humanité.
Voici les noms de ces 20 otages encore en vie :
Matan Angrest
Gali et Ziv Berman – des frères
Elkana Bohbot
Rom Braslavski
Nimrod Cohen
Ariel et David Cunio – encore des frères
Guy Gilboa Dalal
Evyatar David. Vous avez vu la photo d’Evyatar David. Amaigri, contraint de creuser sa propre tombe.
Maxim Herkin
Eitan Horn
Segev Kalfon
Bar Kuperstein
Omri Meiran
Eitan Mor
Yosef-Haim Ohana
Alon Ohel
Avinatan Or
et Matan Zangauker

Des haut-parleurs à Gaza
Mesdames et messieurs, je vais maintenant faire quelque chose que je n’ai jamais fait auparavant. Je vais m’adresser directement à ces otages, depuis cette tribune, grâce à des haut-parleurs.
J’ai fait encercler Gaza d’énormes haut-parleurs reliés à ce micro, dans l’espoir que nos chers otages pourront entendre mon message. Je vais commencer par m’exprimer en hébreu, puis je répèterai mon message en anglais.
[Hébreu]
À nos courageux héros – Ici le Premier ministre Netanyahou, qui s’adresse à vous en direct depuis La tribune des Nations Unies. Nous ne vous avons pas oubliés. Pas même une seconde. Le peuple d’Israël est avec vous. Nous ne faiblirons pas et nous ne nous reposerons pas tant que nous ne vous aurons pas tous ramenés chez vous.
Mesdames et messieurs, grâce aux efforts déployés par les services de renseignement israéliens, mes propos sont désormais également diffusés en direct sur les téléphones portables des habitants de la bande de Gaza.

Maintenant, aux dirigeants du Hamas encore présents et aux geôliers de nos otages, je dis : “Rendez vos armes. Libérez vos prisonniers ! Relâchez les otages ! Tous. Les 48 otages. Libérez-les maintenant ! Si vous le faites, vous vivrez. Si vous ne le faites pas, Israël vous traquera.”
Mesdames et messieurs, si le Hamas acceptait nos exigences, la guerre prendrait fin immédiatement. Gaza serait démilitarisée. Israël conserverait un contrôle prépondérant sur la sécurité. Une autorité civile pacifique serait mise en place par les Gazaouis, avec d’autres acteurs engagés en faveur de la paix avec Israël.
Vous comprenez, naturellement, que la guerre à Gaza a touché tous les Israéliens.
Mais je suis convaincu qu’à New York, Londres, Melbourne ou ailleurs, des gens se demandent probablement : en quoi tout cela me concerne-t-il ?
La réponse est… en tout ! Parce que nos ennemis sont aussi vos ennemis. Je vous propose une autre activité inédite ici, à l’ONU.

Je vous propose donc un quiz.
Levez la main si vous connaissez la réponse.
Première question : qui scande “Mort à l’Amérique” ? Est-ce A) l’Iran, B) le Hamas, C) le Hezbollah, D) les Houthis ou E) tous ceux cités ci-dessus ?
Tous ceux cités ci-dessus. C’est la bonne réponse. Tous ceux cités ci-dessus.
Deuxième question : qui a assassiné de sang-froid des Américains et des Européens ? Est-ce A) Al-Qaïda, B) le Hamas, C) le Hezbollah, D) l’Iran ou E) toutes ces réponses ?
Encore une fois, bonne réponse. “Toutes ces réponses”.
Voici donc ce que je veux vous dire. Nos ennemis nous haïssent tous avec la même virulence. Ils veulent ramener notre monde moderne vers le passé, vers une ère sombre faite de violence, de fanatisme et de terreur. Je suis convaincu que nombre d’entre vous ressentent déjà dans leur propre société la montée en puissance de l’islamisme radical. J’en suis certain.
Au fond de vous, vous savez qu’Israël mène votre combat. Je vais vous révéler un secret.
Nombre des dirigeants qui, en public, condamnent Israël, nous remercient en privé. Il m’expliquent combien ils apprécient les services de renseignement israéliens, qui ont à plusieurs reprises empêché des attentats dans leurs capitales. Sauvé un nombre incalculable de vies.

Le général George Keegan, ancien chef des services de renseignement de l’armée de l’air américaine, a dit un jour : “Si les États-Unis devaient aller chercher eux-mêmes les renseignements que nous fournit Israël, nous aurions besoin de cinq CIA”.
Cinq CIA.
En juin dernier, quand Israël a frappé les installations nucléaires iraniennes, le chancelier allemand Merz a reconnu la vérité. Il a avoué : “Israël fait le sale boulot, pour nous tous”.
Le président Trump est plus conscient que tout autre dirigeant qu’Israël et les États-Unis font face à une menace commune. Il a montré au monde entier que quand l’Iran et ses supplétifs tuent des Américains, prennent des Américains en otage, scandent “Mort à l’Amérique”, brûlent des drapeaux américains et tentent d’assassiner le président des États-Unis non pas une fois, mais deux fois, alors ils doivent en payer le prix.
Malheureusement, de nombreux dirigeants représentés dans cette salle semblent avoir adopté une position très différente. Certes, dans les jours qui ont suivi le 7 octobre, beaucoup d’entre eux ont soutenu Israël. Mais ce soutien s’est rapidement évaporé, quand Israël a fait ce que tout pays qui se respecte ferait à la suite d’une attaque aussi barbare.
Nous avons riposté.
Prenez juste un instant pour imaginer une attaque contre les États-Unis, proportionnelle à celle qui a frappé Israël le 7 octobre. Imaginez un régime, un régime terroriste, qui envoie des milliers de terroristes prendre d’assaut les États-Unis. Des terroristes qui massacrent 40 000 Américains. Qui prennent 10 000 Américains en otage.
À votre avis, que ferait l’Amérique ? Pensez-vous que l’Amérique laisserait ce régime en place ? Non. Pas question. Aucune chance ! Les États-Unis élimineraient ce régime terroriste, en veillant à ce qu’une telle barbarie ne vienne plus jamais menacer l’Amérique.
C’est précisément ce qu’Israël fait à Gaza. Nous éliminons le régime terroriste du Hamas, et nous veillons à ce que sa barbarie ne puisse plus jamais menacer Israël. C’est ce que nous faisons. C’est ce que ferait tout gouvernement qui se respecte.
Des dirigeants faibles qui tentent d’amadouer le mal
Pourtant, et c’est un “pourtant” que je suis réellement désolé d’avoir à prononcer ici. Pourtant, le temps passant, nombre de dirigeants mondiaux ont cédé. Ils ont cédé sous la pression de médias partiaux, de groupes islamistes radicaux et de foules antisémites.
Et voici aujourd’hui le résultat honteux de votre effondrement. Pendant une grande partie des deux années écoulées, Israël a été contraint de mener une guerre sur sept fronts contre la barbarie, avec bon nombre de vos nations qui s’opposaient à nous. Étonnamment, alors que nous combattons des terroristes qui ont assassiné nombre de vos citoyens, vous, vous nous combattez.
Un dicton bien connu explique que “quand les choses se corsent, les durs réagissent”. Eh bien, pour beaucoup de pays ici, quand les choses se sont corsées, vous avez cédé !
Et voici aujourd’hui le résultat honteux de votre effondrement. Pendant une grande partie des deux années écoulées, Israël a été contraint de mener une guerre sur sept fronts contre la barbarie, avec bon nombre de vos nations qui s’opposaient à nous. Étonnamment, alors que nous combattons des terroristes qui ont assassiné nombre de vos citoyens, vous, vous nous combattez.
Vous nous condamnez. Vous nous imposez un embargo. Et vous menez contre nous une guerre politique et juridique, une guerre de la loi.
Aux représentants de ces nations, je dis : “Il ne s’agit pas d’accuser Israël”.
Il s’agit là d’une accusation contre vous ! Une accusation contre des dirigeants faibles qui tentent d’amadouer le mal plutôt que de soutenir une nation dont les courageux soldats vous protègent des barbares à vos portes.

Ils sont déjà en train de franchir vos portes. Quand allez-vous enfin comprendre ? Il est impossible d’apaiser le djihad. Sacrifier Israël ne vous permettra pas d’échapper à la tempête islamiste.
Pour vaincre cette tempête, vous devez vous ranger aux côtés d’Israël. Mais ce n’est pas ce que vous avec choisi de faire. Ainsi que l’ont prédit les prophètes d’Israël dans la Bible, vous avez transformé le bien en mal… et le mal en bien. J’aimerais maintenant approfondir cette question.
Considérons l’accusation mensongère de génocide. Israël est accusé de cibler délibérément des civils.
Mesdames et Messieurs, c’est tout le contraire.
Le colonel John Spencer, responsable d’études sur la guerre urbaine et très probablement le plus grand expert mondial en la matière, l’affirme : “Israël met en œuvre davantage de mesures pour minimiser les pertes civiles que n’importe quelle autre armée dans l’histoire”.
Et c’est grâce à cela que le ratio de victimes civiles par rapport aux combattants à Gaza est inférieur à 2 pour 1.
C’est un ratio remarquablement faible, inférieur à celui observé lors des opérations de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, surtout si l’on considère que Gaza est l’une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde. Gaza compte des centaines de kilomètres de tunnels souterrains utilisés à des fins terroristes, d’innombrables tours utilisées par les terroristes en surface, et des milliers de terroristes infiltrés dans ces tunnels et ces tours, qui sont situés dans des zones civiles.
Si vous voulez voir quelles mesures prend Israël pour éviter de faire des victimes civiles dans ce conflit, observez simplement ce que nous faisons actuellement à Gaza-City, le dernier bastion du Hamas, l’un des deux derniers bastions.
Trois semaines durant, Israël a largué des millions de tracts, envoyé des millions de SMS et passé d’innombrables appels téléphoniques afin d’exhorter les civils à quitter Gaza-City avant l’arrivée de nos soldats.

Dans le même temps, le Hamas s’implante dans les mosquées, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les immeubles résidentiels. Il tente de contraindre les civils à ne pas partir, à rester là, face au danger. Il les menace, souvent avec des armes, s’ils tentent de le faire.
Pour Israël, chaque victime civile est une tragédie. Pour le Hamas, c’est une stratégie. Le Hamas utilise les civils comme boucliers humains, comme accessoires dans son atroce guerre de propagande contre Israël. Une guerre de propagande que les médias occidentaux avalent sans broncher.
Malgré les menaces du Hamas, près de 700 000 Gazaouis, près de trois quarts de million, ont déjà répondu à nos appels et se sont réfugiés en zone sûre.
Accusations de meurtre rituel
Je vais maintenant vous poser une question simple. Une question logique et simple. Si un pays commet un génocide, demande-t-il à la population civile qu’il est censé prendre pour cible de se mettre à l’abri ? Leur dirions-nous de s’en aller si nous tentions de commettre un génocide ? Nous, nous tentons de les faire partir. Et le Hamas essaie de les retenir.
Cette accusation est totalement infondée, comme cette comparaison avec le génocide, le massacre généralisé de populations. Les nazis ont-ils demandé aux Juifs de partir, demandé gentiment de partir, de s’en aller ? D’autres l’ont-ils fait ? Souhaitez-vous que je cite tous les dirigeants génocidaires de l’histoire ? Prenons le temps de les examiner, tous. L’un d’eux a-t-il fait cela ? L’un d’eux a-t-il prévenu, a-t-il dit “partez, pour que nous puissions venir” ?
Bien sûr que non. La vérité a été totalement déformée. Le Hamas, qui est une organisation terroriste génocidaire dont la charte appelle au meurtre de tous les Juifs de la planète, cette organisation génocidaire est épargnée. Elle est à peine évoquée.
Alors qu’Israël fait tout son possible pour mettre les civils à l’abri des dangers, c’est Israël qui est mis au banc des accusés. Quelle ironie ! Et en voilà une autre :
Israël est accusé d’affamer délibérément la population de Gaza, alors qu’il a délibérément choisi de la nourrir. Depuis le début de la guerre, Israël a laissé entrer à Gaza plus de 2 000 000 tonnes de nourriture et d’aide humanitaire.

Ceci représente une tonne d’aide pour chaque homme, femme et enfant de Gaza, c’est-à-dire près de 3 000 calories par personne et par jour. Quelle politique de famine !
Si certains à Gaza manquent de nourriture, c’est parce que le Hamas la vole. Le Hamas vole la nourriture, il la stocke et il la vend à des prix exorbitants pour financer sa machine de guerre.
Le mois dernier, même les Nations Unies, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de fervent partisan d’Israël - vous êtes censés rire, à ce moment du discours -, ont reconnu que le Hamas et d’autres groupes armés avaient pillé 85 % des camions. C’est pour cette raison que surviennent des pénuries.
Ceux qui répandent des allégations mensongères de génocide et de famine contre Israël ne valent pas mieux que ceux qui colportaient des accusations de meurtre rituel visant les Juifs au Moyen Âge, lorsque nous étions à tort soupçonnés d’empoisonner les puits, de propager la peste et d’utiliser le sang d’enfants pour cuire les matzot de Pessah.
L’antisémitisme a la vie dure. En réalité, il ne disparaît jamais. Il revient sans cesse, avec ses mêmes mensonges diffamatoires, chaque fois remis au goût du jour, régurgités, encore et encore.
Je voudrais également vous dire autre chose. Ces mensonges antisémites ont de véritables conséquences. Ces derniers mois, des Juifs ont été victimes d’agressions au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas et dans d’autres pays du monde.
Ici, aux États-Unis, une personne âgée, qui avait survécu à la Shoah, a été brûlée vive dans le Colorado.
Un magnifique jeune couple d’employés de l’ambassade d’Israël à Washington a été brutalement abattu, juste devant le musée de l’Holocauste de la ville.


Heureusement, l’administration du président Trump lutte avec détermination contre ce fléau qu’est l’antisémitisme. Tous les gouvernements devraient suivre son exemple.
Assassiner des Juifs, ça paie
Mais beaucoup ont choisi de faire le contraire et, ce faisant, ils récompensent les pires antisémites de la planète. Cette semaine, les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et d’autres pays ont reconnu sans condition un État palestinien.
Ils ont procédé à cette reconnaissance après les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, des atrocités que près de 90 % de la population palestinienne ont saluées ce jour-là. Je répète : près de 90 % des Palestiniens ont apporté leur soutien à l’attaque du 7 octobre.
Ils n’ont pas simplement soutenu les terroristes : ils ont fait la fête. Ils ont dansé sur les toits, ils ont lancé des bonbons. À Gaza et en Judée-Samarie, ou en Cisjordanie, comme vous dîtes.
C’est ainsi qu’ils ont célébré un autre 11 septembre, avec ses atrocités. Ils ont dansé sur les toits, ils ont applaudi, ils ont jeté des bonbons. À votre avis, quel message ont envoyé aux Palestiniens tous les dirigeants qui ont reconnu un État de Palestine cette semaine ?
Ils leur ont adressé un message extrêmement clair. Assassiner des Juifs paie.
Pour ma part, j’ai un message à adresser à tous ces dirigeants : quand les terroristes les plus barbares de la planète louent votre décision avec effusion, c’est que vous n’avez pas fait ce qu’il fallait ; c’est que vous avez fait quelque chose de mauvais. De terriblement mauvais. Vous avez pris une décision honteuse, qui encouragera le terrorisme contre les Juifs et contre des innocents partout dans le monde.
Ce sera une honte pour vous tous.
Mais, mais, mais, attendez un instant, Monsieur le Premier ministre, me disent-ils. Attendez un instant. Nous croyons en une solution à deux États, conformément à laquelle l’État juif d’Israël coexistera pacifiquement avec un État palestinien.
Mais il y a un problème. Un unique problème. Les Palestiniens ne croient pas en cette solution. Ils n’y ont jamais cru. Ils ne veulent pas d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Ils veulent un État palestinien à la place d’Israël.

C’est pour cette raison que, chaque fois qu’on leur a proposé un État palestinien mais qu’on leur a demandé de mettre un terme au conflit avec Israël et de reconnaître l’État juif, chaque fois, au fil des décennies, ils ont refusé.
C’est pour cette raison que, chaque fois qu’on leur a attribué un territoire, ils l’ont utilisé pour nous attaquer. En réalité, ils disposaient effectivement d’un État palestinien, à Gaza. Mais qu’ont-ils fait de cet État ?
La paix ? La coexistence ? Non. Ils nous ont attaqués à maintes reprises, sans aucune provocation. Ils ont tiré des roquettes sur nos villes, ils ont assassiné nos enfants, ils ont transformé Gaza en une base pour les terroristes, à partir de laquelle ils ont lancé le pogrom du 7 octobre.
Telle est cette vérité qui dérange. C’est le refus persistant des Palestiniens d’accepter un État juif, quelles que soient ses frontières, qui alimente ce conflit depuis plus d’un siècle. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Ce n’est pas l’absence d’un État palestinien qui est en cause, mais la présence d’un État juif.
C’est comme offrir à Al-Qaïda un État à un kilomètre de New York
Il est à mon sens incroyable, vraiment incroyable, que les chancelleries étrangères, les ministères et tous ceux qui pontifient à ce sujet, ainsi que les dirigeants, semblent ne pas voir cette vérité essentielle, alors qu’elle se répète encore et encore, ad nauseam.
Je voudrais également ajouter que ce rejet d’un État juif n’est pas seulement le fait du Hamas. Il concerne également l’Autorité palestinienne, une autorité dite “modérée”. Vous n’êtes pourtant pas sans savoir que l’Autorité palestinienne rémunère des terroristes pour qu’ils assassinent des Juifs.
Et plus les terroristes tuent de Juifs, plus l’Autorité palestinienne les paie. L’Autorité palestinienne baptise ses bâtiments gouvernementaux, ses places publiques et ses écoles des noms des auteurs de massacres de Juifs, glorifiés comme des martyrs.
Ils rémunèrent et glorifient les assassins de Juifs, mais aussi ceux qui tuent des chrétiens.
Des chrétiens comme Taylor Force, un vétéran américain brutalement assassiné en Israël par des terroristes palestiniens.
“Mais, mais, mais…”, m’interpellent encore les dirigeants occidentaux. “L’Autorité palestinienne nous a promis qu’elle allait se réformer”, disent-ils. “Et cette fois-ci, Monsieur le Premier ministre, ce sera différent”. Le croyez-vous ? Nous entendons ces mêmes promesses depuis des décennies. Ils font toujours des promesses, mais ils ne les tiennent jamais.
L’Autorité palestinienne est corrompue jusqu’à la moelle. Elle n’a pas organisé d’élections depuis 20 ans. Elle utilise les mêmes manuels scolaires que le Hamas. Exactement les mêmes. Elle enseigne aux enfants qu’il faut haïr les Juifs et détruire Israël.
Et le traitement qu’elle réserve aux chrétiens n’est guère meilleur. À l’époque où Bethléem, la ville natale de Jésus, était sous contrôle israélien, 80 % de ses habitants étaient chrétiens.
Mais depuis que l’Autorité palestinienne en a pris le contrôle, ce chiffre est tombé à moins de 20 %.
Et c’est à ces gens-là que vous voulez donner un État ? Ce sont eux que vous voulez récompenser ? Ce que vous faites, c’est offrir la récompense ultime aux fanatiques intolérants qui ont perpétré et soutenu le pogrom du 7 octobre.

Donner aux Palestiniens un État à un kilomètre de Jérusalem après le 7 octobre, c’est comme donner à Al-Qaïda un État à un kilomètre de New York après le 11 septembre.
J’adresse un autre message aux dirigeants occidentaux : Israël ne vous laissera pas lui imposer un État terroriste. Nous refusons de commettre un suicide national parce que vous n’avez pas le courage d’affronter les médias hostiles et les foules antisémites qui réclament le sang d’Israël
C’est de la pure folie. C’est de la démence, et nous refusons de nous y plier.
J’adresse un autre message aux dirigeants occidentaux : Israël ne vous laissera pas lui imposer un État terroriste. Nous refusons de commettre un suicide national parce que vous n’avez pas le courage d’affronter les médias hostiles et les foules antisémites qui réclament le sang d’Israël.
J’aimerais également vous expliquer un autre point, hélas déformé dans les médias. Je ne m’exprime pas seulement en mon nom ou au nom de mon gouvernement. Je parle au nom de tout le peuple israélien. L’an dernier, notre parlement, la Knesset, a voté sur la question de savoir s’il fallait s’opposer ou non à la création d’un État palestinien. Et sur les 120 membres de notre parlement, 99 ont voté contre. Seuls 9 députés l’ont soutenu. Cela représente plus de 90 % des suffrages. Il ne s’agit pas d’un groupe marginal. Il ne s’agit pas du fait d’un seul Premier ministre qui est extrémiste ou qui est pris en otage par les partis extrémistes de droite.
Mon opposition à un État palestinien n’est donc pas simplement une conséquence de ma politique ou de celle de mon gouvernement. C’est la politique de l’État et du peuple d’Israël.
Si les dirigeants occidentaux ont cédé sous la pression, Israël ne pliera pas. Je vous le garantis.
Perspectives de paix
Les victoires d’Israël sur l’axe terroriste iranien ont ouvert des perspectives de paix inimaginables il y a deux ans. Prenons par exemple le cas de la Syrie. Pendant des décennies, l’idée même d’une paix entre Israël et la Syrie semblait impossible. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous avons entamé des discussions sérieuses avec le nouveau gouvernement syrien. Je suis convaincu que nous pourrons parvenir à un accord qui respectera la souveraineté de la Syrie et protègera à la fois la sécurité d’Israël et celle des minorités de la région, notamment les Druzes.
Les Juifs et les Druzes sont “frères d’armes” depuis la création de l’État d’Israël.
Nous avons combattu ensemble, versé notre sang ensemble, bâti notre vie ensemble. Lorsque je servais comme jeune commandant dans les forces spéciales israéliennes, ce sont les précieux conseils d’un grand ami, Salem Shufi, un héroïque vétéran druze de Tsahal, qui m’ont sauvé la vie. C’est pour cette raison que je devais réagir, qu’Israël devait réagir, face au massacre des Druzes par les djihadistes. J’ai donc ordonné à nos forces d’arrêter le massacre. Ce qu’elles ont fait sans tarder.
La paix entre Israël et le Liban est également possible. J’appelle le gouvernement libanais à entamer également des pourparlers directs avec Israël. Je le félicite pour son objectif déclaré de désarmer le Hezbollah. Mais les paroles ne suffisent pas. Si le Liban prend des mesures efficaces et à long terme pour désarmer le Hezbollah, je suis convaincu que nous pourrons parvenir à une paix durable.
Mais d’ici là, naturellement, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer notre défense et maintenir les conditions du cessez-le-feu qui a été établi au Liban. Notre objectif ne se limite pas à surveiller les actions du Hezbollah. Il s’agit également de l’empêcher de violer le cessez-le-feu et de nous attaquer à tout moment. Je suis convaincu que si le gouvernement libanais persiste dans son objectif de désarmement du Hezbollah, la paix entre nos pays pourra s’établir très rapidement et sans accroc.
Tout comme la victoire sur le Hezbollah a rendu possible la paix avec nos deux voisins arabes du nord, la victoire sur le Hamas ouvrira la voie à l’établissement de la paix avec les nations du monde arabe et musulman.
Notre victoire pourrait conduire à une expansion considérable des accords historiques d’Abraham, que le président Trump a négociés il y a cinq ans, entre les dirigeants arabes et moi-même.
J’ai pris note, ainsi que vous l’avez sûrement fait vous aussi, des propos encourageants prononcées à cette tribune par le président indonésien. Son pays est celui qui compte la plus importante communauté musulmane au monde. C’est aussi un signe de ce qui pourrait arriver.
Ceux des dirigeants arabes et musulmans qui sont tournés vers l’avenir savent qu’une coopération avec l’État juif leur permettra d’accéder à des technologies israéliennes révolutionnaires, dans des domaines nombreux et variés, notamment la médecine et les sciences, l’agriculture et la gestion de l’eau, la défense et l’intelligence artificielle, parmi tant d’autres.
Dans les années qui viennent, j’en suis convaincu, le Moyen-Orient sera radicalement différent.
Nombre de ceux qui font aujourd’hui la guerre à Israël auront disparu demain, remplacés par de courageux artisans de la paix.
Cela pourra s’avérer particulièrement vrai en Iran. Le peuple iranien, qui souffre depuis longtemps, retrouvera sa liberté, et rendra à l’Iran sa grandeur d’antan ! Et nos deux peuples historiques, le peuple d’Israël et le peuple iranien, renoueront une amitié qui profitera au monde entier.
Mesdames et Messieurs, les horreurs qui se sont produites en ce jour sombre du 7 octobre se sont répétées maintes et maintes fois durant les siècles d’exil de mon peuple parmi les nations. Le sang juif n’avait pas grande valeur. Les Juifs étaient assassinés en toute impunité.
Nous devions alors supplier les autres de nous défendre. La création d’Israël n’a pas mis fin aux tentatives visant à nous détruire, mais elle nous a permis de riposter contre ces tentatives.
C’est exactement ce que fait Israël depuis le 7 octobre. Nos fils et nos filles se sont battus comme des lions. Nos courageux soldats ont revêtu leur uniforme et ont rejoint leurs postes, prêts au combat.
Ils portaient en eux les rêves des 100 générations de Juifs qui les avaient précédés. Le rêve de vivre en tant que peuple libre sur la Terre d’Israël, notre patrie bien-aimée depuis plus de 3 000 ans.
Le rêve de vivre dans notre propre État indépendant. Le rêve de disposer d’une armée pour assurer notre défense. Et le rêve d’être une lumière parmi les nations, un phare de progrès, d’ingéniosité et d’innovation, au bénéfice de l’humanité toute entière.
Le 7 octobre, les ennemis d’Israël ont tenté d’éteindre cette lumière. Deux ans plus tard, la force et la détermination d’Israël brillent plus que jamais. Avec l’aide de Dieu, cette force et cette détermination nous conduiront à une victoire rapide et à un avenir brillant, fait de prospérité et de paix.
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4- Extraits du discours prononcé par le président américain Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations unies (23 septembre 2025)

Par le Times of Israël, le 26 septembre 2025
Merci beaucoup, j’apprécie énormément…
Et ça ne me dérange pas de prononcer ce discours sans téléprompteur parce qu’il ne fonctionne pas. Je suis tout de même très heureux d’être ici avec vous, parce que ça permet de parler davantage avec son cœur. Ce que je peux seulement vous dire, c’est que celui qui s’occupe de ce téléprompteur va avoir de gros problèmes.
Bonjour, Madame la Première dame. Merci beaucoup d’être ici, et merci aussi à Madame la Présidente, à monsieur le Secrétaire général, à madame la Première dame des États-Unis, à mesdames et messieurs les délégués, aux ambassadeurs, aux leaders venus du monde entier.
Six ans ont passé depuis que je me suis tenu pour la dernière fois dans cette grande salle et que je me suis adressé à un monde prospère et en paix à l’occasion de mon premier mandat. Depuis ce jour, les armes de la guerre ont brisé la paix que j’avais forgée sur deux continents. Une ère de calme et de stabilité a cédé la place à l’une des plus grandes crises de notre temps.
Avec ici, aux États-Unis, quatre années de faiblesse, d’anarchie et de radicalisme qui, sous la dernière administration, ont plongé notre nation dans une série de catastrophes à répétition.
Il y a un an, notre pays était en grande difficulté, mais aujourd’hui, après seulement huit mois, sous mon administration, nous sommes le pays le plus dynamique au monde, et aucun autre pays ne nous arrive à la cheville.
L’Amérique a la chance d’avoir l’économie la plus forte, les frontières les plus rigides, l’armée la plus puissante, les amitiés les plus solides et l’esprit le plus fort de toutes les nations de la planète. C’est véritablement l’âge d’or de l’Amérique.
Nous sommes en train de renverser rapidement la catastrophe économique dont nous avions hérité de la part de l’administration précédente, avec notamment des hausses de prix ruineuses et une inflation record, une inflation telle que nous n’en avions jamais connue auparavant. Sous ma direction, les coûts de l’énergie ont baissé, les prix de l’essence ont baissé, les prix des produits alimentaires ont baissé. Les taux hypothécaires ont baissé et l’inflation a été vaincue.
La seule chose qui a augmenté, c’est le marché boursier qui vient d’atteindre un niveau record. En fait, il a atteint un niveau record à 48 reprises au cours de la période récente. La croissance est en plein essor. L’industrie manufacturière est en plein essor. Le marché boursier, comme je l’ai dit, se porte mieux que jamais. Et vous tous, réunis dans cette salle, vous en bénéficiez. Presque tout le monde. Et surtout, les salaires des travailleurs augmentent à un rythme sans précédent depuis plus de 60 ans. Et c’est bien là l’essentiel, n’est-ce pas ?
Au cours des quatre années du mandat de l’ancien président [Joe] Biden, nous avons eu moins de 1 000 milliards de dollars de nouveaux investissements aux États-Unis. En seulement huit mois, depuis mon entrée en fonction, nous avons obtenu des engagements et des fonds déjà versés pour un montant de 17 000 milliards de dollars. Réfléchissez-y : quatre ans, moins de 1 000 milliards ; huit mois, beaucoup plus de 17 000 milliards de dollars sont investis aux États-Unis et affluent désormais de toutes les régions du monde.
Nous avons mis en place les plus importantes réductions d’impôts et les plus importantes réductions de réglementation de toute l’Histoire des États-Unis, faisant de ce pays, une fois de plus, le meilleur endroit au monde pour faire des affaires. Beaucoup de personnes présentes dans cette salle investissent aux États-Unis, et cela s’est avéré être un très bon investissement au cours de ces huit derniers mois.
Au cours de mon premier mandat, j’ai bâti la plus grande économie de l’Histoire du monde. Nous avons connu la meilleure économie de l’Histoire du monde, et je suis en train de refaire la même chose, mais cette fois-ci, c’est encore plus grand et c’est encore mieux. Les chiffres dépassent de loin ceux de mon premier mandat, qui avait déjà battu tous les records.
À notre frontière sud, nous avons réussi à repousser une invasion colossale et depuis quatre mois, soit quatre mois d’affilée, le nombre d’étrangers en situation irrégulière admis et entrant dans notre pays est au niveau de zéro. Difficile à croire parce que si on regarde les choses telles qu’elles étaient il y a seulement un an, des millions et des millions de personnes affluaient de partout dans le monde – des prisons, des institutions psychiatriques, il y avait des trafiquants de drogue, ils venaient de partout dans le monde. Ils ont simplement afflué dans notre pays grâce à la politique ridicule d’ouverture des frontières qui était celle de l’administration Biden.
Notre message est très simple. Si vous entrez illégalement aux États-Unis, vous irez en prison ou vous retournerez d’où vous venez, voire plus loin encore. Vous savez d’avance ce que ça veut dire.
Je veux remercier le Salvador pour le travail efficace et professionnel qu’il a accompli en accueillant et en emprisonnant un si grand nombre de criminels qui étaient entrés dans notre pays. C’est sous l’administration précédente que leur nombre avait atteint un niveau record, et ils sont tous en train d’être expulsés. Nous n’avons pas le choix. Et les autres pays n’ont pas le choix non plus parce qu’ils se trouvent exactement dans la même situation en matière d’immigration. Ça détruit votre pays et vous devez faire quelque chose pour y remédier.
J’ai mis fin à sept guerres interminables
Sur la scène internationale, l’Amérique est à nouveau respectée comme elle ne l’a jamais été auparavant. Est-ce que vous vous rendez compte du fait qu’il y a deux ans, trois ans, quatre ans ou un an, nous étions la risée du monde entier ?
Lors du sommet de l’OTAN, au mois de juin, pratiquement tous les membres de l’OTAN se sont officiellement engagés, à ma demande, à augmenter leurs dépenses de défense en passant de 2 % à 5 % du PIB, rendant notre alliance beaucoup plus forte et plus puissante qu’elle ne l’a jamais été.
En mai, je me suis rendu au Moyen-Orient pour rendre visite à mes amis et pour reconstruire nos partenariats dans le Golfe. Je pense que nos relations avec l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et d’autres pays sont aujourd’hui plus étroites que jamais. Mon administration a négocié une série d’accords commerciaux historiques, notamment avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie et bien d’autres pays.
De la même façon, en seulement sept mois, j’ai mis fin à sept guerres interminables. On disait qu’elles étaient interminables. Que jamais vous ne parviendriez à les résoudre. Certaines duraient depuis 31 ans, deux d’entre elles, 31 ans, imaginez !… 31 ans. L’une d’entre elles durait depuis 36 ans, l’autre depuis 28 ans. J’ai mis fin à sept guerres. Dans tous les cas, elles faisaient rage, elles causaient la mort de milliers de personnes.
Ça a compris le Cambodge et la Thaïlande, le Kosovo et la Serbie, le Congo et le Rwanda, une guerre violente et cruelle, le Pakistan et l’Inde, Israël et l’Iran, l’Égypte et l’Éthiopie, ainsi que l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Tous ces pays. Aucun président ou Premier ministre, et d’ailleurs aucun autre pays, n’a jamais fait quoi que ce soit de comparable. Et je l’ai fait en seulement sept mois. Ça ne s’était jamais produit auparavant. Il n’y a jamais eu rien de tel. Je suis très honoré d’avoir accompli ça.
C’est dommage que j’aie dû faire ces choses à la place des Nations unies. Et malheureusement, dans tous les cas, les Nations unies n’ont même pas essayé de venir en aide. J’ai mis fin à sept guerres, j’ai négocié avec les leaders de chacun de ces pays et je n’ai jamais reçu le moindre appel téléphonique des Nations Unies pour me proposer de l’aide dans le but de finaliser un accord.
Tout ce que j’ai obtenu des Nations Unies, c’est un escalator qui s’est arrêté en plein milieu de la montée. Si la première Dame n’avait pas été en pleine forme, elle serait tombée, mais elle est en pleine forme. Nous sommes tous les deux en bonne forme, rien ne change là-dessus. Et puis il y a un téléprompteur qui ne fonctionne pas.

Ce sont les deux choses que j’ai obtenues des Nations Unies, un escalator défectueux et un téléprompteur en panne. Merci beaucoup. Et au fait, ça fonctionne maintenant, ça vient de se remettre en marche. Merci. Je pense que je devrais simplement faire l’inverse, c’est plus facile. Merci beaucoup.
Je n’y ai pas pensé à ce moment-là parce que j’étais trop occupé à sauver des millions de vies, c’est-à-dire à mettre fin à ces guerres, mais plus tard, j’ai réalisé que les Nations Unies n’étaient pas là pour nous. Elles n’étaient pas là. J’y ai vraiment pensé après coup, pas pendant ces négociations, qui n’étaient pas faciles.
Quel est le but des Nations Unies ?
Dans ce cas, quel est le but des Nations Unies ? L’ONU a un potentiel énorme. Je l’ai toujours dit. Elle a un potentiel énorme, vraiment énorme. Mais elle est loin d’être à la hauteur de ce potentiel, du moins pour l’instant. Tout ce qu’elle semble capable de faire, c’est rédiger des lettres très fermes puis ne jamais donner suite à ces lettres. Ce sont des paroles vides, et les paroles vides ne résolvent pas une guerre. La seule chose qui résout une guerre et qui résout les guerres, c’est l’action.
Maintenant, après avoir mis fin à toutes ces guerres et après avoir négocié les accords d’Abraham – c’est une chose très importante pour laquelle notre pays n’a par ailleurs reçu aucun crédit, ne reçoit jamais de crédit. Tout le monde dit que je devrais recevoir le prix Nobel de la paix pour chacun de ces accomplissements. Mais pour moi, le véritable prix, ce sera les fils et les filles qui vivront et grandiront avec leurs mères et avec leurs pères parce que des millions de personnes ne seront plus tuées dans des guerres interminables et sans gloire.
Ce qui m’importe, ce n’est pas de gagner un prix pour avoir sauvé des vies. Nous avons sauvé des millions et des millions de vies avec ces sept guerres qui se sont arrêtées. Et nous en avons d’autres sur lesquelles nous travaillons, et vous le savez bien.
Il y a de nombreuses années, un promoteur immobilier très prospère de New York, connu sous le nom de Donald J. Trump, avait fait une offre pour la rénovation et la reconstruction de ce complexe des Nations unies. Je m’en souviens très bien. J’avais dit dit à l’époque que je le ferais pour 500 millions de dollars, que je reconstruirais tout, que ce serait magnifique. Je disais : “Je vais vous donner des sols en marbre, ils vont vous donner du terrazzo. Je vais vous donner le meilleur de tout. Vous aurez des murs en acajou, ils vous donneront des murs en plastique”.
Mais ils ont décidé de prendre une autre direction qui était beaucoup plus coûteuse à l’époque, et qui a finalement débouché sur un produit de qualité bien inférieure. Et j’ai réalisé à ce moment-là qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient en matière de construction, que leurs concepts de construction étaient complètement défaillants et que le produit qu’ils se proposaient de construire était de très mauvaise qualité et très coûteux. Cela allait leur coûter une fortune, et j’ai dit : “Attendez de voir les dépassements de coûts”. Eh bien, j’avais raison : ils ont eu d’énormes dépassements de coûts et ils ont dépensé entre deux et quatre milliards de dollars pour le bâtiment, sans même obtenir les sols en marbre que je leur avais promis. Vous marchez sur du terrazzo, vous avez remarqué ?
En ce qui me concerne, franchement, quand je regarde le bâtiment et que je me retrouve bloqué sur l’escalator, je me dis qu’ils n’ont toujours pas terminé le travail. Ils n’ont toujours pas terminé ce travail, et ça fait des années. Le projet était tellement raté que le Congrès m’a demandé de témoigner devant lui au sujet de cet énorme gaspillage d’argent, car il s’est avéré qu’ils n’avaient aucune idée de ce que cela allait coûter – ils savaient que ça allait se situer entre deux et quatre milliards de dollars, contre 500 millions de dollars avec une garantie, mais ils n’en avaient encore aucune idée. J’ai dit que cela allait coûter bien plus de 5 milliards de dollars.
Malheureusement, beaucoup de choses se passent ainsi aux Nations unies, mais à une échelle encore plus grande, beaucoup plus grande, et il est très triste de devoir se demander si l’ONU parviendra un jour à jouer un rôle productif.
Je suis venu ici aujourd’hui pour tendre la main du leadership et de l’amitié des États-Unis à tout pays de cette assemblée qui souhaite se joindre à nous pour forger un monde plus sûr et plus prospère. C’est un monde dans lequel nous serons beaucoup plus heureux : un avenir nettement meilleur est à notre portée. Mais pour y parvenir, nous devons rejeter les approches infructueuses du passé et nous devons travailler ensemble pour faire face à certaines des plus grandes menaces de l’Histoire.
Il n’y a pas de danger plus grave aujourd’hui pour notre planète que les armes les plus puissantes et les plus destructrices jamais conçues par l’homme – des armes que les États-Unis, comme vous le savez, possèdent un grand nombre. Tout comme lors de mon premier mandat, j’ai fait de la maîtrise de ces menaces une priorité absolue, à commencer par l’Iran.
Mon positionnement est très simple. Le premier sponsor mondial du terrorisme ne doit en aucun cas être autorisé à posséder l’arme la plus dangereuse. C’est pourquoi, peu après mon entrée en fonction, j’ai envoyé au soi-disant guide suprême une lettre contenant une offre généreuse. J’ai proposé une coopération totale en échange de la suspension du programme nucléaire iranien. La réponse du régime a été de poursuivre ses menaces constantes à l’encontre de ses voisins et ses menaces constantes à l’encontre des intérêts américains dans toute la région, ainsi que de certains grands pays situés à proximité.
Aujourd’hui, la majorité des anciens commandants militaires iraniens, voire la quasi-totalité d’entre eux, ne sont plus parmi nous. Ils sont morts. Et il y a trois mois, lors de l’opération Midnight Hammer, sept bombardiers américains B-2 ont largué 14 bombes de 13 600 kilos chacune sur les principales installations nucléaires iraniennes, les détruisant complètement. Aucun autre pays au monde n’aurait pu faire ce que nous avons fait. Aucun autre pays ne dispose de l’équipement nécessaire pour faire ce que nous faisons. Nous avons les meilleures armes au monde. Nous détestons les utiliser, mais nous avons fait ce que les gens voulaient pourtant faire depuis 22 ans.
Une fois que les capacités d’d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été détruites, j’ai immédiatement négocié la fin de la guerre de 12 jours, comme on l’appelle, entre Israël et l’Iran, les deux parties acceptant de ne plus se battre.
Le Hamas, parti du rejet
Comme vous le savez, j’ai également participé activement à la négociation d’un cesser le feu à Gaza. Il faut que cela cesse. Hélas, le Hamas n’a de cesse de rejeter toutes les offres raisonnables dans les pour parler de paix. N’oublions pas ce qui s’est passé le 7 octobre.
Aujourd’hui, d’aucun souhaitent encourager la poursuite du conflit et donc certains pays souhaitent de façon unilatérale reconnaître un état palestinien. Ce qui reviendrait à récompenser les terroristes du Hamas pour les atrocités commises. Ce serait pour ces terroristes une récompense et notamment les atrocités du 7 octobre. Alors même qu’ils refusent de libérer les otages ou d’accepter un cessez-le-feu, au lieu de céder au Hamas et de lui donner tant – car ils ont déjà tant pris. Ce conflit aurait pu être résolu depuis longtemps.
Il ne faut pas céder aux exigences du Hamas. Si vous aspirer véritablement à la paix, et bien vous devez vous exprimer d’une seule voix et dire : “Libérez les otages dès aujourd’hui”. Il faut libérer les otages. Merci. Merci

Nous devons conjuguer nos efforts, et nous allons le faire pour y parvenir, nous devons mettre fin immédiatement à la guerre à Gaza. Nous devons l’arrêter. Nous devons y parvenir. Nous devons négocier, négocier immédiatement pour la paix. Les otages doivent être libérés. Nous voulons la libération des vingt otages. Non pas deux ou quatre [otages]. Comme vous le savez, j’ai déjà avec Steve Witkoff et d’autres, dont Marco Rubio [secrétaire d’État américain], rendu possible la libération de la plupart des otages.
Nous avons participé à la libération de tous les otages jusqu’à présent. Mais pour ce qui est des derniers otages, j’ai toujours dit que les 20 derniers seraient les plus difficiles à récupérer, et c’est exactement ce qui est en train de se passer. Nous devons les récupérer aujourd’hui. Nous ne souhaitons pas en récupérer deux, puis deux autres, puis un, puis trois. Non, ils doivent tous être libérés, et nous voulons également récupérer les dépouilles des 38 otages morts. Les parents [de ces otages] sont venus me voir, ils veulent les récupérer, et ils veulent les récupérer très rapidement et à tout prix, comme s’ils étaient vivants, ils les veulent autant que si leur fils ou leur fille était vivant.
Pour l’Ukraine, l’Europe doit passer à la vitesse supérieure
J’ai également travaillé sans relâche pour mettre fin aux massacres en Ukraine. Je pensais que, parmi les sept guerres auxquelles j’ai mis un terme, l’Ukraine serait la plus simple à résoudre car j’ai une très bonne relation avec le président [russe Vladimir] Poutine. Je pensais que ce serait la plus simple. Mais vous savez, en temps de guerre, personne ne peut prédire ce qui va se passer. Il y a toujours beaucoup de surprises, bonnes et mauvaises. Tout le monde pensait que la Russie gagnerait cette guerre en trois jours. Mais cela ne s’est pas passé ainsi. Cela devait être une petite escarmouche rapide. Cela ne donne pas une bonne image de la Russie. Cela leur donne une mauvaise image.
Peu importe ce qui se passera à partir de maintenant, cela aurait dû prendre quelques jours, certainement moins d’une semaine. Et cela fait trois ans et demi qu’ils se battent. De 5 à 7000 jeunes soldats, principalement de jeunes soldats, sont tués des deux côtés chaque semaine, de 5000 à 7000 jeunes hommes tués toutes les semaines.
Il y a également des morts dans les villes avec des drones, des attaques de drone, des bombes.

Et si j’avais été président à l’époque, cette guerre n’aurait jamais commencé. Cette guerre n’aurait jamais dû commencer. Cela vous montre l’importance du leadership et cela vous montre également ce qui peut se produire lorsque personne ne montre l’exemple.
Regardez ce qui est arrivé aux États-Unis et regardez où nous en sommes aujourd’hui, en si peu de temps. La seule question qui se pose maintenant est de savoir combien de vies supplémentaires seront inutilement perdues des deux côtés.
La Chine et l’Inde sont les principaux bailleurs de fonds de la guerre en cours, car elles continuent d’acheter du pétrole russe, mais, même les pays de l’OTAN, et c’est inexcusable, n’ont pas vraiment réduit leurs achats d’énergie et de produits énergétiques russes. Je l’ai découvert il y a environ deux semaines et j’étais vraiment mécontent. Imaginez bien : ils financent la guerre contre eux-mêmes. Qui a déjà entendu une telle chose ?
Si la Russie n’est pas prête à conclure un accord pour mettre fin à la guerre, les États-Unis sont tout à fait disposés à imposer une série de droits de douane très élevés qui mettraient fin au bain de sang, très rapidement je pense, mais pour que ces droits de douane soient efficaces, les pays européens – vous êtes tous réunis ici en ce moment – devraient se joindre à nous et adopter exactement les mêmes mesures.
Je veux dire, vous êtes beaucoup plus proches de ça, nous avons un océan qui nous sépare. Vous êtes juste là. Et L’Europe doit passer à la vitesse supérieure pour être à la hauteur du défi. L’Europe doit cesser ce comportement. Ils achètent du pétrole et du gaz à la Russie et dans le même temps, ils se battent contre les Russes. C’est vraiment honteux. Et lorsque j’ai en entendu parler, je peux vous dire que je me suis dit que c’était un scandale. Quoi qu’il en soit, l’Europe doit immédiatement cesser tous les achats d’énergie à la Russie, sinon nous allons vraiment perdre tous beaucoup de temps. Donc moi, je suis prêt à le négocier. Nous allons en parler aujourd’hui avec les pays européens, tous les pays européens réunis dans la salle et je suis sûr qu’ils sont ravis de m’entendre en parler, mais le fait est que moi, je ne mâche jamais mes mots. Mais c’est ainsi, j’aime dire ce que je pense et dire la vérité.
Mettre fin aux armes biologiques
Alors que nous cherchons à réduire la menace des armes dangereuses aujourd’hui, j’appelle également tous les pays à se joindre à nous pour mettre un terme, une fois pour toutes, à la production d’armes biologiques. Ces armes biologiques sont terribles. Les armes nucléaires sont encore pires, Il faut également en parler. Nous souhaitons que les pays cessent de produire des armes nucléaires.
Nous le savons, je le sais, on m’a souvent dit, “Toutes ces armes sont extrêmement puissantes, il ne faut pas les utiliser. Si nous utilisons ces armes, cela marquera probablement l’extinction de l’humanité”. Il n’y aurait plus d’Organisation des Nations Unies. Il n’y aurait plus rien.
Il y a quelques années des tests irresponsables menés dans un autre pays ont provoqué la pandémie. Et malgré cette catastrophe mondiale, de nombreux pays poursuivent des recherches extrêmement risquées sur les armes biologiques et les agents pathogènes artificiels. C’est incroyablement dangereux.
Il faut prévenir de futures catastrophes. Voilà pourquoi j’annonce aujourd’hui que mon administration va montrer l’exemple en lançant une initiative internationale pour faire respecter la Convention sur les armes biologiques. Elle réunira les principaux dirigeants mondiaux en mettant en place un système de vérification par intelligence artificielle (IA) fiable. Et j’espère que l’ONU pourra jouer un rôle constructif et que ce projet sera l’un des premiers à bénéficier de l’IA.
Nous verrons ainsi si l’IA est efficace, car beaucoup de gens disent qu’elle pourrait être l’une des meilleures inventions de l’humanité, mais aussi l’une des plus dangereuses. Elle pourrait cependant s’avérer extrêmement utile et bénéfique, et ce projet en serait un exemple.
L’ONU finance l’assaut contre les pays occidentaux et leurs frontières
Non seulement l’ONU ne résout pas les problèmes qu’elle devrait résoudre, mais trop souvent, elle crée en fait de nouveaux problèmes que nous devons résoudre. Le meilleur exemple est le dossier politique numéro un de notre époque : la crise de l’immigration incontrôlée. C’est hors de contrôle. Vos pays sont en train d’être détruits.
L’ONU finance des attaques contre les pays occidentaux et leurs frontières. En 2024, l’ONU a prévu un budget de 372 millions de dollars en aide financière pour permettre à environ 624 000 migrants de se rendre aux États-Unis. Vous vous rendez compte ? L’ONU aide ces personnes à se rendre illégalement aux États-Unis et nous devons ensuite les expulser. L’ONU a également fourni de la nourriture, des abris, des moyens de transport et des cartes de débit à des étrangers en situation irrégulière – pouvez-vous le croire – des migrants qui ont ensuite franchi la frontière sud des États-Unis. Ce sont des millions de personnes qui ont franchi la frontière sud.
Au total, 25 millions de personnes ont franchi la frontière au cours des quatre années de l’administration incompétente de Biden. Mais nous avons mis un terme à tout cela. À vrai dire, il n’y a plus personne qui franchit la frontière car ils savent que cette frontière est infranchissable. Mais ce qui s’est passé est totalement inacceptable.
L’ONU est une organisation censée empêcher les invasions, pas les produire, ni les financer. Aux États-Unis, nous rejetons l’idée que des masses de personnes venues de pays étrangers puissent être autorisées à traverser la moitié du globe, à piétiner nos frontières, à violer notre souveraineté, à commettre des crimes sans vergogne et à épuiser notre filet de sécurité sociale.
Nous avons réaffirmé que l’Amérique appartient au peuple américain, et j’encourage tous les pays à prendre également position pour défendre leurs citoyens. Vous devez le faire, car je le vois. Je ne vais pas citer le noms des pays, mais je pourrai dénoncer chacun d’entre eux. Vous détruisez vos pays. Ils sont en train d’être détruits.
L’Europe se porte bien mal, envahie par des étrangers en situation irrégulière
L’Europe se porte bien mal. L’Europe a été envahie par des migrants illégaux et c’est du jamais vu dans l’histoire. des migrants illégaux qui affluent en Europe et personne ne fait rien. Personne ne fait rien pour les chasser. Ce n’est pas viable. Vous préférez être politiquement corrects, e donc vous ne faites absolument rien car personne n’ose en parler.
Et je dois dire, quand je regarde Londres, où vous avez un maire terrible, un maire vraiment terrible… La ville a tellement changé, tellement changé. Maintenant, ils veulent instaurer la charia. Mais vous êtes dans un autre pays. Vous ne pouvez pas faire ça.

L’immigration et leurs idées suicidaires mèneront à la mort de l’Europe occidentale. Si rien n’est fait immédiatement, cela ne pourra pas durer. Ce qui rend le monde si beau, c’est que chaque pays est unique, mais pour que cela reste ainsi, chaque nation souveraine doit avoir le droit de contrôler ses propres frontières.
Vous avez le droit de contrôler vos frontières, nous le faisons nous-mêmes et vous devez limiter le nombre de migrants qui franchissent vos frontières. Car il faut penser au contribuables. Ce sont vos contribuables qui ont bâti votre nation, qui ont versé leur sang, leur sueur, qui ont travaillé sans relâche, qui ont dépensé des sommes considérables. Et aujourd’hui, ces pays sont en voie de destruction.
Les nations fières doivent pouvoir protéger leurs communautés et empêcher que leurs sociétés ne soient submergées par des gens qu’elles n’ont jamais vus auparavant, avec des coutumes différentes, des religions différentes, tout différent. Quand des migrants ont enfreint la loi, déposé de fausses demandes d’asile ou réclamé le statut de réfugié pour des raisons illégitimes, ils devraient, dans beaucoup de cas, être immédiatement renvoyés chez eux. Et même si nous aurons toujours un grand cœur pour des endroits et des peuples en difficulté, avec une vraie compassion, des réponses seront données.
Nous devons résoudre le problème, et nous devons le résoudre dans leurs pays, pas créer de nouveaux problèmes dans le nôtre. Nous aidons beaucoup de pays qui ne peuvent plus envoyer leurs gens. Avant, ils nous les envoyaient par caravanes de 25 000, 30 000 personnes chacune. Ces énormes caravanes déferlaient dans notre pays, totalement incontrôlées et non vérifiées. Mais plus maintenant.
Selon le Conseil de l’Europe, en 2024, près de 50 % des détenus dans les prisons allemandes étaient des étrangers ou des migrants. En Autriche, le chiffre était de 53 %. En Grèce, 54 %. Et en Suisse – la belle Suisse – 72 % des personnes incarcérées venaient de l’extérieur de la Suisse.
Quand vos prisons sont remplies de soi-disant demandeurs d’asile qui ont rendu la pareille à votre générosité par le crime – parce que c’est ce qu’ils ont fait –, alors il est temps de mettre fin à l’échec de l’expérience des frontières ouvertes. Vous devez y mettre fin maintenant. Je peux vous le dire, je suis très fort dans ce domaine. Vos pays vont droit en enfer.
Une victoire historique contre la traite des êtres humains
En Amérique, nous avons pris des mesures audacieuses pour mettre rapidement fin à l’immigration incontrôlée. Une fois que nous avons commencé à détenir et expulser tous ceux qui franchissaient la frontière, à renvoyer les clandestins hors des États-Unis, ils ont tout simplement arrêté de venir. Ils ne viennent plus. On nous en donne beaucoup de crédit, mais ils ne viennent plus.
C’était un acte humanitaire pour tout le monde, parce que sur le trajet, des milliers de personnes mouraient chaque semaine, des femmes étaient violées. Personne n’avait jamais vu ça. Violées horriblement, battues, violées. Sur le chemin, la montée, c’était une longue marche, un voyage long et ardu, vraiment.
Et c’était aussi une victoire historique contre la traite humaine dans toute la région. Ce que nous avons fait, c’était une victoire, et nous avons sauvé tant de vies de gens qui n’auraient jamais survécu à ce voyage. Ce voyage était rempli de mort. Rempli de mort. Des cadavres partout, le long des routes dans les jungles. Pour arriver, ils traversaient des jungles, des zones si chaudes qu’on ne pouvait pas respirer, ils mouraient d’étouffement ; des zones si hautes qu’on ne pouvait pas respirer. Des cadavres partout.
En ne venant plus, nous sauvons un nombre énorme de vies. Mes équipes ont effectué un travail fantastique. Et le peuple américain est d’accord. J’étais très fier de voir, ce matin, que j’ai les meilleurs sondages que je n’ai jamais eus. En partie grâce à ce que nous avons fait à la frontière.
Tout système qui entraîne la traite massive d’enfants est par nature malfaisant. Et c’est exactement ce qu’a fait l’agenda migratoire mondialiste.
Je suppose que l’autre partie, ce sont les résultats sur l’économie. Les politiques de Joe Biden ont donné du pouvoir à des meurtriers, à des gangs, à des passeurs, à des trafiquants d’enfants, à des cartels de drogue et à des prisonniers. Des prisonniers venus du monde entier. L’administration précédente a aussi perdu près de 300 000 enfants. Pensez à ça. Ils ont perdu plus de 300 000 enfants, des petits enfants, qui ont été introduits clandestinement aux États-Unis sous Biden, dont beaucoup ont été violés, exploités, abusés et vendus. Vendus. Personne n’en parle. Les fake news n’écrivent pas là-dessus. Et beaucoup d’autres enfants, jeunes enfants, sont portés disparus ou morts.
Et nous en avons retrouvé beaucoup, et nous les avons renvoyés. Nous les avons renvoyés à leurs parents. On nous a dit : “Personne ne sait qui ils sont”. On leur demande : “D’où venez-vous ?”. Ils nous donnent un pays, nous cherchons, nous trouvons, et nous les ramenons chez eux. Et la mère et le père se précipitent à la porte, les larmes aux yeux. Ils n’arrivent pas à croire qu’ils revoient leur fils ou leur fille, leur petit garçon ou leur petite fille. Nous en avons déjà fait revenir près de 30 000.
Tout système qui aboutit à la traite des enfants est un système maléfique et pourtant c’est ce que plaident les mondialistes. Aux États-Unis, ces jours-là, comme vous le savez, sont terminés.
L’administration Trump travaille et nous continuons à travailler pour traquer les salauds qui sont responsables de ce fléau et, comme je l’ai dit, pour ramener les 30 000 que nous avons déjà renvoyés. Je pense que nous en retrouverons beaucoup d’autres. On n’en retrouvera pas tous — 300, non, plus de 300 000 — ils sont portés disparus ou morts. Ils sont portés disparus ou morts à cause des animaux qui ont fait ça.
À tous les terroristes qui introduisent des drogues mortelles aux États-Unis d’Amérique : soyez prévenus — nous vous anéantirons
Pour protéger nos citoyens, j’ai également désigné plusieurs cartels de la drogue barbares comme organisations terroristes étrangères… Vous voyez cela, et vous le voyez se produire sous vos yeux. Disons-le ainsi : les gens n’aiment plus transporter de grosses cargaisons de drogue en bateau. Il n’y a plus tant de bateaux qui voyagent depuis le Venezuela. Ils ont tendance à ne plus vouloir voyager trop vite. Et nous avons pratiquement stoppé l’arrivée de drogues par mer dans notre pays. Nous les appelons les drogues de l’eau. Elles tuent des centaines de milliers de personnes.
J’ai aussi désigné plusieurs cartels de la drogue sanguinaires comme organisations terroristes étrangères, ainsi que deux gangs transnationaux assoiffés de sang — probablement les pires gangs au monde : le MS-13 et le Tren de Aragua. Tren de Aragua vient du Venezuela, au fait. Ces organisations torturent, mutilent et assassinent en toute impunité. Ce sont des ennemis de l’humanité tout entière.
C’est pourquoi, récemment, nous avons commencé à utiliser la puissance suprême de l’armée américaine pour détruire tous ces terroristes du Venezuela, tous ces réseaux de trafiquants. Et qui est le responsable ? Nicolas Maduro. C’est lui qui est la tête de ces réseaux. Je m’adresse à tous ces terroristes, à tous ces trafiquants qui souhaitent se rendre aux États-Unis. Sachez que nous allons vous éliminer. Nous n’avons pas d’autres choix. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Je crois que nous avons perdu 300 000 personnes l’année dernière à cause des drogues — du fentanyl et d’autres stupéfiants. Chaque bateau que nous coulons transporte des drogues qui auraient pu tuer plus de 25 000 Américains. Nous n’allons pas rester les bras croisés.
100 % vert, 100 % ruine
L’énergie est un autre domaine où les États-Unis prospèrent comme jamais auparavant. Nous nous débarrassons des soi-disant énergies renouvelables, qui portent mal leur nom. Soit dit en passant, elles sont ridicules. Ça ne marche pas. C’est trop cher. Ce n’est pas assez puissant pour alimenter les centrales dont vous avez besoin pour rendre votre pays grand. Le vent ne souffle pas, ces grandes éoliennes sont tellement pathétiques et tellement mauvaises, tellement chères à exploiter, et il faut sans cesse les reconstruire, elles commencent à rouiller et à pourrir. C’est l’énergie la plus chère jamais imaginée, et l’objectif de l’énergie c’est de gagner de l’argent et de non pas perdre l’argent : si vous perdez de l’argent, et les gouvernements doivent les subventionner, vous ne pouvez pas vous en sortir sans subventions massives.
Et la plupart d’entre elles sont construites en Chine, et je félicite beaucoup la Chine pour ça : ils les construisent, mais ils n’ont que très peu de parcs éoliens. Alors pourquoi les fabriquent-ils et les envoient partout dans le monde s’ils ne les utilisent presque pas ? Vous savez, eux ils utilisent le charbon, ils utilisent le gaz, ils utilisent à peu près tout, mais ils n’aiment pas l’éolien. Par contre, ils adorent vendre des éoliennes.

L’Europe, en revanche, a encore un long chemin à parcourir. Beaucoup de pays sont au bord de la destruction à cause de l’agenda “énergie verte”. Et je donne beaucoup de crédit à l’Allemagne. L’Allemagne était sur une très mauvaise pente, tant pour ce qui est de l’immigration, que de l’énergie. Ils misaient vers le “100 % vert”, et ils allaient faire faillite. Puis de nouveaux dirigeants sont arrivés, et ils ont rectifié le tir. Ils ont fixé un nouveau cap avec les combustibles fossiles, nucléaire. C’est formidable
Ils ont réparé les dégâts. Ils ont rouvert beaucoup de centrales, des usines de production d’énergie, et ça marche bien. Je félicite énormément l’Allemagne pour cela. Ils ont dit : “C’est une catastrophe, ce qui se passe”. Ils étaient passés au 100 % vert. Ils étaient en train d’opérer une transition écologique. Mais ça c’est la meilleure façon de faire faillite. Et ce n’est pas politiquement correct de le dire. Alors certes, certains vont me critiquer car je le dis mais moi je suis ici pour dire la vérité. Je m’en fiche. Ça n’a pas d’importance pour moi.
Je suis à New York. Je me sens beaucoup plus en sécurité. Nous sommes en train de faire baisser la criminalité. Et puisque nous parlons de criminalité, pensez à Washington, D.C. : Washington était la capitale du crime aux États-Unis. Maintenant, en l’espace de douze jours seulement, c’est une ville totalement sûre. Tout le monde sort dîner. On va au restaurant. Votre femme peut marcher au milieu de la rue, avec ou sans vous, il ne lui arrivera rien.

Mes équipes ont fait un travail fantastique, et oui, j’ai appelé la Garde nationale, et la Garde nationale a fait le nécessaire et ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère, mais ils ont fait le travail. Nous avons expulsé 1 700 criminels de carrière, nous les avons renvoyés là d’où ils venaient, dans les pays d’origine, ou nous les avons mis en prison. Washington, D.C., est à nouveau totalement sûre, et je vous invite à venir. En fait, nous dînerons ensemble dans un restaurant local, et nous pourrons y aller à pied. Inutile de circuler en véhicule blindé : nous pourrons nous y rendre à pied depuis la Maison Blanche.
Le dérèglement climatique, la plus grande arnaque
Le défi posé par le commerce est semblable à celui posé par le climat. Dans les pays qui ont respecté les règles, toutes les usines ont été pillées. C’est vraiment triste à voir. Elles ont été brisées. Elles ont été brisées par des pays qui ont brisé les règles. C’est pourquoi les États-Unis imposent désormais des droits de douane à d’autres pays, et tout comme ces droits de douane nous ont été imposés pendant de nombreuses années, sans retenue, nous avons utilisé les droits de douane comme mécanisme de défense sous l’administration Trump, y compris pendant mon premier mandat, lors duquel des centaines de milliards de dollars en droits de douane ont été perçus. Et d’ailleurs, notre inflation était la plus basse, et aujourd’hui notre inflation est très faible. La seule différence est que des centaines de milliards de dollars affluent dans notre pays. Mais c’est ainsi que nous ferons en sorte que le système fonctionne pour tout le monde et qu’il soit viable à l’avenir. Nous utilisons également les droits de douane pour défendre notre souveraineté et notre sécurité dans le monde entier, y compris contre les pays qui ont profité des administrations américaines précédentes pendant des dizaines d’années, notamment de l’administration la plus corrompue et la plus incompétente de l’histoire, celle de “Sleepy Joe” Biden.
Le Brésil est désormais soumis à des droits de douane majeurs en réaction à ses mesures sans précédent visant à s’ingérer dans les droits et les libertés de nos citoyens américains et d’autres personnes, par la censure, la répression, l’instrumentalisation de la corruption judiciaire et le ciblage de critiques politiques aux États-Unis.
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Pour conclure, j’aimerais seulement répéter que l’immigration et le coût élevé des énergies soi-disant renouvelables et vertes sont en train de détruire une grande partie du monde libre et de notre planète. Les pays qui chérissent la liberté sont en train de décliner rapidement en raison de leur politique à l’égard de ces deux sujets. Il faut des frontières robustes et des sources d’énergie traditionnelles pour retrouver la grandeur. Que vous veniez du nord ou du sud, de l’est ou de l’ouest, de près ou de loin, chaque dirigeant présent aujourd’hui dans cette magnifique salle représente une culture riche, une histoire noble et un patrimoine fier qui rendent chaque nation majestueuse et unique, incomparable à tout ce que l’histoire humaine ou le reste du monde peut offrir.
📰 https://fr.timesofisrael.com/le-discours-de-donald-trump-aux-nations-unies/
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